Après onze mois de guerre d’usure, septembre 2024 a vu une nette intensification du conflit, qui semble désormais impliquer plus que jamais la plupart des alliés régionaux de l’Iran face à Israël.
Affiche représentant Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah tué par Israël au Liban, avec un message de condoléances signé par le président syrien Bachar Al-Assad, à Damas, le 1er octobre 2024. Pour l’heure, le régime syrien n’est pas allé très loin dans l’appui à son vieil allié du Hezbollah.
Louai Beshara/AFP
Le régime de Damas, déterminé à revenir au sein du concert des nations arabes, ne se risque pas pour autant à s’impliquer pleinement dans la guerre au Liban et à Gaza.
Dans la synagogue d’Orléans, le 23 mars 2025, au lendemain de l’agression contre le rabbin Arié Engelberg. Un adolescent de 16 ans, arrêté à plusieurs reprises pour détention de stupéfiants et vols, a été déferré au parquet.
Jean-François Monier/AFP
Un rabbin agressé par un jeune homme à Orléans, une caricature LFI de Cyril Hanouna qui choque, Jordan Bardella qui se rend en Israël… Que nous dit la sociologie sur l’évolution de l’antisémitisme contemporain ?
Yahya Sinouar, chef du mouvement islamiste palestinien Hamas dans la bande de Gaza, serre la main d’un combattant masqué des Brigades Qassam du Hamas lors d’un rassemblement marquant le 35e anniversaire de la fondation du groupe, dans la ville de Gaza, le 14 décembre 2022.
Mohammed Abed/AFP
On a souvent attribué la sauvagerie des massacres du 7 Octobre à la haine ressentie par les combattants du Hamas envers Israël. Or cette violence spectaculaire a sans doute été mûrement réfléchie.
Des Iraniens brûlent un drapeau israélien lors d’un rassemblement à Téhéran le 2 octobre 2024, au lendemain du tir de 180 missiles iraniens sur Israël.
Atta Kenare/AFP
L’Iran ne pouvait pas rester sur la touche, laissant ses alliés le Hezbollah et le Hamas livrer bataille à Israël.
Des personnes inspectent les décombres des bâtiments qui ont été rasés le 27 septembre par les frappes israéliennes qui ont visé et tué le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah dans le quartier de Haret Hreik dans la banlieue sud de Beyrouth, le 29 septembre 2024.
AFP
Un million de déplacés internes, des centaines de morts et des destructions majeures… mais aussi un affaiblissement peut-être définitif du Hezbollah. C’est le bilan de ces derniers jours. Analyse.
Un député du Parti sioniste religieux, Tzvi Sukkot (à gauche), se confronte à un manifestant palestinien à Huwara, en Cisjordanie, le 3 mars 2023,
Jaafar Ashtiyeh/AFP
L’analyse des conflits à travers la froide logique géopolitique tend parfois à sous-estimer l’importance des émotions des parties prenantes, au premier rang desquelles la colère.
Kamala Harris, en sa qualité de vice-présidente des États-Unis, rencontre le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou à Washington le 25 juillet 2024. Lors de cette rencontre, elle lui a dit qu’il était temps qu’un cessez-le-feu soit conclu à Gaza. Trump ne demande pas de cessez-le-feu, mais tous deux disent souhaiter une fin rapide de la guerre et insistent sur le lien stratégique entre les États-Unis et Israël.
Roberto Schmidt/AFP
La minorité pro-palestinienne au sein du Parti démocrate ne pèse pas beaucoup sur Kamala Harris. Donald Trump, lui, veut mobiliser l’électorat évangélique. Au final, tous deux appuient Israël.
Donald Trump participe à une cérémonie commémorant la construction du 200e mile du mur édifié à la frontière entre les États-Unis et le Mexique à San Luis, Arizona, le 23 juin 2020.
Saul Loeb/AFP
Damien Simonneau, Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco)
De très nombreux murs physiques sont aujourd’hui érigés le long des frontières nationales ou au sein même des États. Mais qu’entend-on exactement par ce terme de « mur », au juste ?
Cette photo prise le 15 avril 2024 montre une vue d’une immense affiche représentant des missiles balistiques iraniens avec un texte en arabe indiquant « la promesse de [la personne] honnête » et en persan « Israël est plus faible qu’une toile d’araignée », sur la place Valiasr, dans le centre de Téhéran.
Atta Kenare/AFP
Au vu du maximalisme du gouvernement Nétanyahou d’une part, et de la détermination du Hezbollah et de son protecteur iranien d’autre part, la situation paraît plus explosive que jamais.
Drone du Hezbollah intercepté par les forces aériennes israéliennes au-dessus du nord d’Israël le 25 août 2024.
Jalaa Marey/AFP
Les deux parties se sont éloignées du précipice de la guerre totale, mais cela ne signifie pas que le danger soit définitivement écarté.
Le portrait d’Ismaïl Haniyeh brandi lors d’un rassemblement à l’université de Téhéran le 31 juillet 2024. L’Iran a décrété trois jours de deuil après l’assassinat du chef de Hamas sur son territoire et assuré que cet acte « ne resterait pas sans réponse ».
AFP
Un effondrement économique de l’Autorité palestinienne apparaît aujourd’hui comme une éventualité très crédible.
Manifestation pro-palestinienne devant la Maison Blanche, le 8 juin 2024. L'opinion publique américaine continue en majorité à soutenir l'appui de Washington à Israël, mais ce soutien s'érode progressivement.
Andrew Thomas/AFP
Washington persiste dans son soutien sans faille à Israël. Mais aux États-Unis, des voix influentes se font entendre au sein de la communauté des experts pour remettre cette posture en cause.
Les résultats d'un vote sur une résolution demandant au Conseil de sécurité des Nations unies de soutenir l'adhésion à part entière de la Palestine à l'ONU sont affichés lors d'une session spéciale de l'Assemblée générale, au siège de l'ONU à New York, le 10 mai 2024.
Charly Triballeau/AFP
L’État de Palestine est reconnu par la plus grande partie de la communauté internationale, mais ses contours restent terriblement flous.
Une pancarte en soutien aux femmes et aux personnes trans et autochtones est brandie dans le campement pro-palestinien de l'Université McGill, le 6 juin 2024.
La Presse canadienne/Graham Hughes
Comment expliquer l’alliance inattendue entre les défenseurs des droits des femmes et des trans et ceux d’une Palestine dirigée par le Hamas ? C’est tout le paradoxe des campements pro-palestiniens.
Manifestation en soutien à la Palestine, le 1er juin 2024, place de la République à Paris.
Zakaria Abdelkafi/AFP
Les manifestations de soutien à la cause palestinienne apparaissent à chaque poussée de violence au Proche-Orient depuis 1967 et s’inscrivent dans l’histoire politique longue de la France dans la région.
Les drapeaux de la Norvège, de l’Afrique du Sud, de l’Irlande et de l’Espagne entourent celui de la Palestine à l’entrée de la ville de Ramallah, en Cisjordanie, le 28 mai 2024. Le 28 mai, la Norvège, l’Espagne et l’Irlande ont reconnu l’État de Palestine.
Zain Jaafar/AFP
Ce sont désormais 147 États de l’ONU qui reconnaissent la Palestine. Ces reconnaissances sont d’un ordre avant tout symbolique, mais portent un coup à la position d’Israël sur la scène internationale.
Benny Gantz (à droite), leader d'un parti d'opposition de centre gauche, a accepté de rejoindre le cabinet d'urgence de Benyamin Nétanyahou (à gauche) où il siège aux côtés du ministre de la Défense Yoav Gallant (au centre).
Abir Sultan/AFP
Avant le 7 octobre 2023, l’opposition de centre et de gauche était vent debout contre Benyamin Nétanyahou. Cela a radicalement changé après le massacre commis par le Hamas.
Le procureur de la Cour pénale internationale, Karim Khan, vient de demander à la Cour d'émettre cinq mandats d'arrêt. Cela ne signifie pas automatiquement que ces cinq mandats d’arrêt seront émis.
Dimitar Dilkoff/AFP
Benyamin Nétanyahou, son ministre de la Défense et trois leaders du Hamas vont-ils faire l’objet de mandats d’arrêt de la CPI ? C’est en tout cas ce que souhaite le procureur de la Cour.
Professeur agrégé de géographie, membre du laboratoire Médiations (Sorbonne Université), Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay