Le 30 septembre, à l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv, Benyamin Nétanyahou s’entretient avec Yaniv Hayoun (l’un des passagers ayant neutralisé le co-pilote qui venait de poignarder le pilote de l’avion) et sa famille. Le vol a finalement pu se poser sur un aéroport saoudien, et un autre vol a permis aux passagers de rejoindre Tel-Aviv. Hayoun porte encore les vêtements tachés du sang du pilote, grièvement blessé pendant l’attaque.
Kobi Gideon/Government Press Office
Benyamin Nétanyahou tente de renouer avec son image de protecteur d’Israël, écornée par les récentes révélations sur son refus d’entendre les avertissements avant le massacre du 7 octobre 2023.
Sur cette affiche électorale du Likoud (droite, au pouvoir), on voit le guide suprême de l’Iran Mojtaba Khamenei, le maire de New York Zohran Mamdani, le président turc Recep Tayyip Erdogan et le secrétaire général du Hezbollah Naim Qassem, et un texte en hébreu disant « Ils veulent que Nétanyahou perde » et « Ne les laissez pas gagner ». La sécurité du pays est au cœur de la campagne.
Jack Guez/AFP
À l’approche des législatives, Eisenkot talonne Nétanyahou. Mais le scrutin se jouera surtout sur les coalitions et sur le modèle d’Israël après le 7-Octobre.
Vladimir Poutine, Narendra Modi et Xi Jinping plantent des arbres à l’occasion du 18e sommet des BRICS, qui s’est tenu au centre des congrès Bharat Mandapam à New Delhi, le 12 septembre 2026. La déclaration finale s’est bien gardée de prendre position sur la plupart des dossiers les plus chauds du moment.
Alexander Kazakov/Pool/AFP
L’expansion rapide du bloc – qui compte désormais 11 membres permanents et 10 partenaires – le rend incapable de s’exprimer d’une voix commune.
Le 8 mai 2026, des participants à une course à pied passent devant une fresque appelant à la libération de Marwan Barghouti, détenu en Israël depuis près de vingt ans, qui apparaît comme le candidat le plus susceptible de remporter une élection présidentielle palestinienne s’il était libéré et autorisé à s’y présenter.
Hazem Bader/AFP
Un examen attentif de plusieurs sondages récents conduits auprès des Palestiniens comme des Israéliens donne un aperçu des craintes et des espoirs des deux populations.
Le chef actuel de l’opposition israélienne, Yaïr Lapid (à gauche), et l’ancien premier ministre Naftali Bennett posent côte à côte lors de la conférence inaugurale de leur parti « Ensemble », en vue des prochaines élections nationales, à Tel-Aviv, le 12 mai 2026.
Jack Guez/AFP
Les législatives doivent avoir lieu en octobre, mais pourraient se tenir plus tôt de façon anticipée. Les grandes manœuvres sont déjà en cours partout sur l’échiquier politique.
Dégâts causés par les frappes aériennes israéliennes dans le quartier de Burj al-Chamali, près de la ville de Tyr, dans le sud du Liban, le 2 juin 2026.
Kawnat Haju/AFP
Incapable de vaincre l’Iran, Israël se concentre sur le Hezbollah, mais les leçons du passé rappellent à quel point l’occupation du sud du Liban est un exercice périlleux.
Sit-in silencieux, organisé à l’appel de la société civile, de chrétiens et de commerçants touchés par une décision officielle interdisant la vente de boissons alcoolisées sauf dans certains lieux spécifiques. Les manifestants exigent la fin de l’ingérence de l’État dans les libertés individuelles et de la division sectaire de la société ( Bab Touma, Damas, le 22 mars 2026).
Louai Beshara/AFP
Imad Khillo, Sciences Po Grenoble - Université Grenoble Alpes
À Damas, la consommation publique d’alcool est désormais interdite et sa vente, très limitée. Une décision qui, sans le dire, prend pour cible la minorité chrétienne.
Manifestation de militants de gauche contre Benyamin Nétanyahou, le 19 mars 2026 à Tel-Aviv.
Jack Guez/AFP
Si la population israélienne soutient largement l’opération contre l’Iran, cet appui ne se traduit pas par une adhésion au gouvernement Nétanyahou, loin de là.
Portraits des dirigeants assassinés du mouvement chiite libanais Hezbollah, Hassan Nasrallah (à gauche) et Hashem Safieddine, sur le site d’une frappe aérienne israélienne menée pendant la nuit et qui a visé le quartier de Burj al-Barajneh, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 14 mars 2026. Le Liban a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient début mars lorsque le Hezbollah, soutenu par l’Iran, a attaqué Israël en réponse à l’assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei et aux violations persistantes par Tel-Aviv du cessez-le-feu acté fin 2024.
AFP
Déjà très affaibli par sa précédente confrontation avec Israël, le Hezbollah s’est tout de même lancé dans une nouvelle guerre plus que périlleuse pour sa survie.
Des ressortissants iraniens arrivent dans le nord-est de la Turquie après avoir passé la frontière à Razi-Kapikoy, près de Van, le 2 mars 2026. La Turquie, qui abrite déjà trois millions de Syriens sur son sol, craint un afflux massif de réfugiés en provenance d’Iran si la guerre continue longtemps.
Ali Ihsan Ozturk/AFP
Membre de l’Otan, hostile à bien des égards à l’Iran qu’elle a longuement affronté par « proxys » interposés en Syrie, la Turquie ne souhaite pas pour autant une chute de la République islamique.
Un drapeau du Hezbollah flotte depuis un balcon sur le village de Nabi Chit, à l’est du Liban, dans la vallée de la Bekaa, touché par une frappe d’Israël, le 7 mars 2026, faisant 41 morts.
Fadel Itani/AFP
Pierre Firode, Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay
Les milices chiites en Irak et le Hezbollah libanais, jusqu’ici largement aux ordres de Téhéran, pourraient s’en émanciper à la faveur des événements.
Dans un café d’Alep, en juin 2025, pendant une intervention télévisée d’Ahmed Al-Charaa, ancien commandant du groupe djihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTC) et président de la Syrie depuis le 29 janvier de la même année.
Omar Haj Kadour/AFP
Léo Fourn, Institut de recherche pour le développement (IRD) and Laura Ruiz de Elvira, Institut de recherche pour le développement (IRD)
Certains sont restés vivre à l’étranger après avoir fui la Syrie, d’autres sont rentrés et tentent de jouer un rôle dans le nouveau pays : étude de cinq cas emblématiques.
Les forces gouvernementales syriennes empruntent une route pour entrer dans la ville à majorité kurde de Qamishli, le 3 février 2026.
Bakr Alkasem/AFP
Pierre Firode, Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay
Les Kurdes de Syrie n’ont guère bénéficié de leur lutte acharnée contre Daech : le nouveau régime syrien est sur le point de totalement résorber leur autonomie, sans que les Occidentaux ne s’en émeuvent.
Donald Trump signe la charte du « Conseil de la paix » pendant la réunion annuelle du Forum économique mondial (WEF) à Davos, le 22 janvier 2026. Derrière lui, plusieurs chefs d’État et ministres des affaires étrangères des pays ayant accepté de siéger au sein de cette instance. On voit notamment les présidents de l’Argentine (Javier Milei), de l’Azerbaïdjan (Ilham Aliev) et du Kazakhstan (Kassym-Jomart Tokaïev), ainsi que les premiers ministres du Pakistan (Shehbaz Sharif) et de la Hongrie (Viktor Orban), seul membre de l’UE concerné.
Fabrice Coffrini/AFP
Le très hétéroclite Conseil de la paix est largement constitué d’États autoritaires et placé sous l’autorité directe de Washington.
Cette photo prise lors d’une visite organisée pour les médias montre des armements qui auraient été saisis par les forces israéliennes à Gaza, au Liban et en Syrie, exposés à la base militaire israélienne de Tzrifin, le 30 décembre 2025.
Jack Guez/AFP
Au prétexte d’assurer sa sécurité dans son entourage immédiat, Israël se montre de plus en plus interventionniste dans les États voisins, spécialement au Liban et en Syrie.
Ahmad al-Charaa salue le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammad ben Salmane, sous les yeux de Donald Trump, le 14 mai 2025 à Riyad. L’ancien paria, dont la tête a longtemps été mise à prix par les États-Unis, a rencontré au cours de l’année écoulée la majeure partie des dirigeants des puissances du Proche-Orient, mais aussi Trump et Poutine, et s’est exprimé à la tribune de l’ONU.
Bandar Al-Jaloud/Saudi Royal Palace/AFP
Pierre Firode, Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay
Le nouveau président syrien a donné des gages aux puissances régionales et internationales. L’objectif premier est de s’assurer qu’elles lui laisseront les coudées franches dans sa politique très dure envers les minorités.
Célébrations du premier anniversaire de la chute du régime de Bachar Al-Assad à Damas, le 8 décembre 2025.
Louai Beshara/AFP
Léo Fourn, Institut de recherche pour le développement (IRD)
La société civile occupe désormais une place importante en Syrie, entre participation au gouvernement, action humanitaire et vigilance à l’égard du nouveau pouvoir.
Des manifestants déguisés en Benyamin Nétanyahou et en Isaac Herzog participent à un rassemblement devant le domicile de ce dernier à Tel-Aviv, après que le premier ministre a demandé une grâce présidentielle, le 30 novembre 2025. Les bananes à leurs pieds illustrent leur dénonciation de la « République bananière » en laquelle le chef du gouvernement cherche, selon eux, à transformer Israël.
Maya Levin/AFP
Le président Isaac Herzog a déclaré qu’il prendrait sa décision sur la demande de grâce de Nétanyahou uniquement en fonction du « bien de l’État et de la société ».
Gaza-ville, 7 février 2025. Donald Trump affirme que, dans quelques années, l’ensemble de la bande sera une sorte de paradis des affaires couvert de gratte-ciels rutilants, comparable à Dubaï.
tayifmukta/Shutterstock
Le plan de reconstruction de Gaza avancé par l’administration Trump réduit les Palestiniens à la portion congrue et offre une place de choix aux investisseurs immobiliers.
Le 27 septembre dernier, lors d’un rassemblement organisé par les familles des otages israéliens détenus dans la bande de Gaza, un manifestant brandit une pancarte faisant référence au discours prononcé la veille par Benyamin Nétanyahou devant l’Assemblée générale des Nations unies (New York). Les manifestations critiques à l’égard du gouvernement insistent sur le sort des otages mais ne mentionnent que très peu celui de la population civile de Gaza.
Jack Guez/AFP
Jérome Bourdon, Université Paris-Panthéon-Assas; Tel Aviv University
Depuis le 7 octobre 2023, la majeure partie des Israéliens semble n’avoir aucune empathie pour les victimes civiles à Gaza. Plusieurs facteurs explicatifs permettent de comprendre les causes de cette indifférence.
Professeur agrégé de géographie, membre du laboratoire Médiations (Sorbonne Université), Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay
Doctorante associée à l'Institut de Recherche Stratégique de l'École Militaire en science politique et relations internationales (CMH EA 4232-UCA), Sciences Po
Chercheure associée à l’Institut français du Proche-Orient (IFPO – Beyrouth) et membre du Conseil arabe des sciences sociales, Fondation Maison des Sciences de l'Homme (FMSH)
Sociologue, chargée de recherche à l'IRD (LPED/AMU), spécialiste des questions migratoires et des conflits au Moyen-Orient, Institut de recherche pour le développement (IRD)