Pendant que les manifestations battent leur plein en Turquie, le ministre turc des affaires étrangères Hakan Fidan effectue de longues tournées à l’étranger où il rencontre ses homologues – ici, le Français Jean-Noël Barrot, le 2 avril à Paris, quelques jours après un entretien avec le secrétaire d’État des États-Unis Marco Rubio.
Ministère turc des affaires étrangères/AFP
Nora Seni, École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS)
Partenaire d’importance pour une Europe focalisée sur sa défense aussi bien que pour les États-Unis, qui voient en elle un acteur majeur au Proche-Orient, la Turquie d’Erdogan peut tranquillement réprimer à l’intérieur.
Manifestation à Amman, capitale de la Jordanie, le 14 février 2025, contre la proposition de Donald Trump de prendre le contrôle de la bande de Gaza et de déplacer plus de deux millions de Palestiniens hors du territoire.
KhalilMazraawi/AFP
Pierre Firode, Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay
La Jordanie et l’Égypte, profondément hostiles aux Frères musulmans, voient ce mouvement progresser, en bonne partie à cause du comportement d’Israël et des États-Unis.
Le plan de Trump reflète le soutien de longue date des sionistes chrétiens des États-Unis à l’État d’Israël – un soutien ancré dans une lecture spécifique de la Bible et non dénué d’ambiguïtés.
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Les sionistes chrétiens qui constituent un soutien clé de Donald Trump ont une interprétation de la Bible dont on retrouve clairement la trace dans le plan pour Gaza proposé par le président américain.
Cette photo aérienne montre des Gazaouis déplacés marchant vers la ville de Gaza le 27 janvier 2025, après avoir traversé le corridor de Netzarim, installé par l'armée israélienne, qui coupe la bande de Gaza en deux. Donald Trump propose de « nettoyer » le territoire de ses habitants et de transformer le territoire en station balnéaire.
AFP
Au mépris des règles internationales et des procédures démocratiques, les « broligarques » (oligarques de la tech) états-uniens veulent refaire non seulement leur pays, mais aussi le reste du monde, y compris Gaza.
Une ménorah de Hanoukka, une lanterne de Ramadan et un arbre de Noël illuminé côte à côte à Haïfa (nord d’Israël), le 21 décembre 2024.
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Un État israélo-palestinien unique représente une possibilité crédible, à condition que des concessions importantes soient faites de part et d’autre.
Selon Donald Trump, la bande de Gaza ayant été réduite à l’état de ruines (ici la ville de Jabalia, dans le nord du territoire, le 5 février 2025), il convient d’en transférer la population ailleurs, le temps de reconstruire. Les Palestiniens redoutent qu’en cas de départ ils ne soient pas autorisés à revenir plus tard.
Bashar Taleb/AFP
Donald Trump propose de transférer les Palestiniens vers des pays arabes de la région, à commencer par l’Égypte et la Jordanie. Une idée qui n’a, en réalité, pas grand-chose de nouveau.
Le 8 décembre 2024, à Istanbul, des ressortissants syriens célèbrent la chute du régime de Bachar Al-Assad en brandissant un portrait du président turc Recep Tayyip Erdogan.
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La Turquie est présentée comme la grande gagnante de la chute de Bachar Al-Assad. Et pour cause : elle est désormais la principale alliée du nouveau pouvoir syrien.
Des chaussures de prisonniers dans le camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau.
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Le 80ᵉ anniversaire de la libération d’Auschwitz invite à se plonger dans huit décennies de politiques mémorielles en Allemagne et dans le rapport très particulier du pays à Israël.
Donald Trump au téléphone avec Vladimir Poutine à Washington D.C., quelques jours après sa première investiture, le 28 janvier 2017.
Drew Angerer/Getty Images North America via AFP
La ligne directe russo-américaine a permis d’éviter de nombreuses crises géopolitiques. Mais son efficacité est aujourd’hui remise en question compte tenu des personnalités des deux chefs d’État.
Des chrétiens affichent leur soutien à Israël lors de la Marche pour Israël le 14 novembre 2023 à Washington.
Passages
Les évangéliques américains, massivement ralliés à Donald Trump, sont souvent des sionistes convaincus – et leur vision du sionisme les pousse à soutenir en toutes circonstances la droite israélienne la plus radicale.
L’élection à la présidence de Joseph Aoun, jusqu’ici chef de l’armée (en portrait sur le mur, en second plan, à droite), a suscité des scènes de liesse au Liban, comme ici à Aaichiyeh (sud du pays), le 9 janvier 2025. Mais la population pourrait vite déchanter.
Mahmoud Zayyat/AFP
Elena Aoun, Université catholique de Louvain (UCLouvain)
L’élection de Joseph Aoun suscite des espoirs qui, pour de nombreuses raisons, semblent hélas démesurés.
Fouilles dans les ruines d'une mosquée, de son minaret et des bâtiments attenants, après un bombardement israélien à Nuseirat, dans le centre de la bande de Gaza, le 17 juillet 2024.
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Chloé Maurel, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
La guerre a causé des dégâts parfois définitifs au riche patrimoine architectural et culturel de Gaza..
Le 30 mai 2024, Bachar Al-Assad était à Téhéran, où il rencontrait le Guide suprême Ali Khamenei. Quelques mois plus tard, ce dernier a regardé sans s’engager les rebelles syriens renverser son allié de longue date.
KHAMENEI.IR/AFP
Le fameux « axe de la résistance » qui allait de l’Iran au Hezbollah en passant par l’Irak et la Syrie n’a été d’aucun secours à Bachar Al-Assad. Pour un ensemble de raisons très rationnelles.
Abou Mohammed Al-Joulani, le chef du groupe islamiste syrien Hayat Tahrir al-Cham (HTC), s’adresse à la foule dans la célèbre mosquée des Omeyyades à Damas, le 8 décembre 2024.
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S’il convient de se féliciter de la mise en place d’une trêve de 60 jours, de nombreuses questions demeurent en suspens.
Benyamin Nétanyahou et Yoav Gallant, alors, ministre de la Défense, assistent à une conférence de presse sur la base militaire de Kirya, à Tel-Aviv le 28 octobre 2023. Nétanyahou a limogé Gallant le 5 novembre 2024. Les deux hommes sont désormais visés par un mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale, de même que Mohammed Deif, chef militaire du Hamas présumé mort.
Abir Sultan/AFP
La décision de la CPI est historique : jamais auparavant les responsables d’un État reconnu comme démocratique n’avaient été visés par des mandats d’arrêt. Mais pour la Palestine, rien ne change.
Distribution de sacs de farine dans un centre d’aide alimentaire de l’UNRWA dans la bande de Gaza, le 3 novembre 2024.
Eyad Baba/AFP
Israël a fait passer deux lois prohibant les activités de l’UNRWA. Les conséquences seront lourdes pour la population palestinienne dans les territoires occupés, spécialement à Gaza.
Des Palestiniens passent devant un portant de vêtements installé face à un bâtiment endommagé à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 29 octobre 2024.
Bashar Taleb/AFP
Le PIB de Gaza a chuté de 81 % au cours des premiers mois de la guerre. Depuis, la situation n'a cessé de s'aggraver. La Cisjordanie n'est pas épargnée. L'économie palestinienne est à genoux.
Benyamin Nétanyahou s’exprime devant une carte du Moyen-Orient lors d’une conférence de presse à Jérusalem le 4 septembre 2024.
Abir Sultan/Pool/AFP
L’engagement de Benyamin Nétanyahou dans un conflit militaire de haute intensité au Liban vise à changer l’équilibre des forces pour transformer la réalité stratégique du Moyen-Orient.
Un scénario inspiré par l'histoire du judoka iranien Saeid Mollaei.
Metropolitan FilmExport/ Allociné
Le film « Tatami » offre une résonance à la dénonciation de la situation des femmes en Iran, mais évoque également les cas récurrents de retraits de certains sportifs face à des athlètes israéliens.
Professeur agrégé de géographie, membre du laboratoire Médiations (Sorbonne Université), Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay