Le 8 mai 2026, des participants à une course à pied passent devant une fresque appelant à la libération de Marwan Barghouti, détenu en Israël depuis près de vingt ans, qui apparaît comme le candidat le plus susceptible de remporter une élection présidentielle palestinienne s’il était libéré et autorisé à s’y présenter.
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Un examen attentif de plusieurs sondages récents conduits auprès des Palestiniens comme des Israéliens donne un aperçu des craintes et des espoirs des deux populations.
Avec 50 % de leurs établissements concernés, les Pays-Bas (ici, l’occupation d’un campus à Amsterdam, en mai 2024) sont l’un des pays européens avec la plus forte proportion d’universités ayant déclaré un boycott académique officiel partiel ou total d’Israël.
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Éric Muraille, Université Libre de Bruxelles (ULB) and Joël Kotek, Université Libre de Bruxelles (ULB)
De l’Allemagne de l’après-Première Guerre mondiale à l’Afrique du Sud de l’apartheid, les boycotts académiques ont jalonné l’histoire contemporaine. Le cas israélien ravive aujourd’hui les interrogations sur leur légitimité et leur efficacité.
Manifestation devant la Knesset, le Parlement israélien, contre l’adoption de la loi autorisant la peine de mort à l’encontre des Palestiniens, à Jérusalem, le 31 mars 2026.
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Depuis 2023, Israël durcit détentions et sanctions contre les Palestiniens. Une dérive sécuritaire et judiciaire récemment matérialisée par une loi punissant de mort certains actes terroristes.
Affiche de la « Coalition pour la sécurité régionale » composée de nombreux leaders de pays du Moyen-Orient entourant Donald Trump et surmontée du slogan en hébreu « Un temps pour la guerre, un temps pour la paix ; c’est l’heure de l’Alliance abrahamique », photographiée à Tel-Aviv le 26 juin 2025.
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Trump souhaite que plusieurs pays musulmans signent ces accords. Mais cette demande n’a reçu aucune réponse…
Donald Trump signe la charte du « Conseil de la paix » pendant la réunion annuelle du Forum économique mondial (WEF) à Davos, le 22 janvier 2026. Derrière lui, plusieurs chefs d’État et ministres des affaires étrangères des pays ayant accepté de siéger au sein de cette instance. On voit notamment les présidents de l’Argentine (Javier Milei), de l’Azerbaïdjan (Ilham Aliev) et du Kazakhstan (Kassym-Jomart Tokaïev), ainsi que les premiers ministres du Pakistan (Shehbaz Sharif) et de la Hongrie (Viktor Orban), seul membre de l’UE concerné.
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Le très hétéroclite Conseil de la paix est largement constitué d’États autoritaires et placé sous l’autorité directe de Washington.
Cette photo prise lors d’une visite organisée pour les médias montre des armements qui auraient été saisis par les forces israéliennes à Gaza, au Liban et en Syrie, exposés à la base militaire israélienne de Tzrifin, le 30 décembre 2025.
Jack Guez/AFP
Au prétexte d’assurer sa sécurité dans son entourage immédiat, Israël se montre de plus en plus interventionniste dans les États voisins, spécialement au Liban et en Syrie.
En dépit du cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre, les frappes israéliennes continuent (ici Gaza City le 2 décembre dernier).
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Le 10 septembre, l’UE a proposé la suspension de l’accord d’association UE-Israël sur les questions liées au commerce. Sans aller plus avant.
Gaza-ville, 7 février 2025. Donald Trump affirme que, dans quelques années, l’ensemble de la bande sera une sorte de paradis des affaires couvert de gratte-ciels rutilants, comparable à Dubaï.
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Le plan de reconstruction de Gaza avancé par l’administration Trump réduit les Palestiniens à la portion congrue et offre une place de choix aux investisseurs immobiliers.
L’avocate Fadwa Barghouti, épouse de Marwan, prend la parole lors d’un rassemblement de soutien à Ramallah, en Cisjordanie occupée, le 19 août 2025.
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Leader palestinien emprisonné depuis 2002, Marwan Barghouti, très populaire auprès des siens, pourrait en cas de libération jouer un rôle clé dans le processus de paix.
Tony Blair à Gaza aux côtés de Yasser Arafat, président de l’Autorité palestinienne, en novembre 2001. L’ancien premier ministre britannique est souvent revenu dans la région plus tard en tant qu’envoyé spécial du Quartet, mais sans obtenir de succès notables.
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L’ancien premier ministre britannique Tony Blair sera chargé de superviser l’Autorité internationale de transition pour Gaza prévue par le plan Trump.
Le 27 septembre dernier, lors d’un rassemblement organisé par les familles des otages israéliens détenus dans la bande de Gaza, un manifestant brandit une pancarte faisant référence au discours prononcé la veille par Benyamin Nétanyahou devant l’Assemblée générale des Nations unies (New York). Les manifestations critiques à l’égard du gouvernement insistent sur le sort des otages mais ne mentionnent que très peu celui de la population civile de Gaza.
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Jérome Bourdon, Université Paris-Panthéon-Assas; Tel Aviv University
Depuis le 7 octobre 2023, la majeure partie des Israéliens semble n’avoir aucune empathie pour les victimes civiles à Gaza. Plusieurs facteurs explicatifs permettent de comprendre les causes de cette indifférence.
Un bateau de la flottille Sumud intercepté par les forces israéliennes en mer Méditerranée au large des côtes de la bande de Gaza est escorté vers le port méridional d’Ashdod le 2 octobre 2025.
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Selon les organisateurs de la flottille, celle-ci a été interceptée dans les eaux internationales, ce qui contrevient aux lois régissant le droit de la mer.
Donald Trump et Benyamin Nétanyahou, lors de leur conférence de presse conjointe du 29 septembre 2025 à la Maison Blanche (Washington DC).
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Les deux parties sont lasses de la guerre. Ce qui ne signifie pas que le plan présenté par Donald Trump, déséquilibré et peu détaillé, va ramener la paix.
Des drapeaux sont hissés devant la mission palestinienne à Londres, à la suite de la reconnaissance par le gouvernement britannique.
(Alamy/Frank Augstein)
L’exposition « Trésors sauvés de Gaza : 5 000 ans d’histoire », présentée à l’Institut du monde arabe, à Paris, raconte le passé antique et médiéval de cette ville qui fut tour à tour florissante et ravagée par de terribles guerres.
Manifestation propalestinienne au Caire, le 31 mars 2025. La rue égyptienne se sent largement solidaire des Gazaouis.
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Face à la guerre d’Israël à Gaza, l’Égypte, prise en étau entre des impératifs sécuritaires et la sympathie de son opinion publique pour les Palestiniens, cherche à jouer un rôle de médiateur.
Le Dôme du Rocher sur le mont du temple, et le Mur des Lamentations (au premier plan) à Jérusalem. La ville est sacrée aussi bien pour les musulmans que pour les juifs.
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Extraits d’un récent ouvrage qui s’efforce d’analyser comment les religions juive et islamique sont mobilisées par des acteurs du Moyen-Orient et de France.
Des Palestiniens affamés attendent de recevoir de la nourriture distribuée par une organisation caritative alors qu'Israël continue de bloquer l'aide humanitaire à Gaza en août 2025.
Photo: Khames Alrefi/Anadolu via Getty Images
À Gaza, la gravité de la situation humanitaire est extrême. La reprise timide des approvisionnements humanitaires ne permet pas la mise en œuvre effective d’une sécurité alimentaire.
Les drapeaux de la Palestine et d'Israël ont été affichés sur la Tour Eiffel dans la soirée du 21 septembre, veille de la reconnaissance officielle de la Palestine par la France.
Bertrand Guay/AFP
La décision française de reconnaître l’État de Palestine demeurera symbolique aussi longtemps qu’Israël et les États-Unis n’auront pas changé d’approche.
Doctorante associée à l'Institut de Recherche Stratégique de l'École Militaire en science politique et relations internationales (CMH EA 4232-UCA), Sciences Po
Chercheure associée à l’Institut français du Proche-Orient (IFPO – Beyrouth) et membre du Conseil arabe des sciences sociales, Fondation Maison des Sciences de l'Homme (FMSH)