Le détroit d’Ormuz, passage stratégique du commerce mondial, est au cœur des ambitions maritimes des grandes puissances depuis cinq siècles.
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Ibrahim Al-Marashi, IE University; California State University San Marcos
Des expéditions chinoises de Zheng He à la présence militaire américaine, en passant par les empires portugais, néerlandais et britannique, les détroits d’Ormuz et de Bab el-Mandeb sont disputés depuis des siècles.
Funérailles d’un membre de la milice irakienne Hachd al-Chaabi au cimetière de Wadi al-Salam, dans la ville sainte de Nadjaf, dans le centre du pays, le 29 juillet 2026. Des frappes américano-saoudiennes, déclenchées en riposte aux attaques menées contre les forces américaines et les installations pétrolières saoudiennes, ont tué au moins 20 combattants en Irak.
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Pierre Firode, Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay
L’Iran mobilise les milices irakiennes dans ses opérations visant l’Arabie saoudite, ce qui suscite un mécontentement de plus en plus sensible des leaders irakiens.
L’USS Carney intercepte des missiles lancés par les Houthis en mer Rouge, en octobre 2023.
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Le littoral africain revêt désormais une importance accrue pour les acteurs extérieurs qui cherchent à surveiller, contrôler ou contourner les voies maritimes.
La guerre contre l’Iran a montré la dépendance de l’Afrique aux plates-formes de transit extérieures pour ses liaisons internationales, voire intra-africaines.
Narges Mohammadi, Nobel de la paix 2023, reste aujourd’hui privée de liberté et dans un état de santé précaire, placée sous surveillance médicale et sécuritaire à son domicile de Téhéran après avoir frôlé la mort en détention.
Compte X Narges Foundation
Shadi Rouhshahbaz, The University of Melbourne; University of Newcastle
L’Iran compte des milliers de prisonniers d’opinion, dont Narges Mohammadi, prix Nobel de la paix 2023. Leur sort n’est aucunement évoqué dans l’accord entre Trump et Téhéran.
Affiche de la « Coalition pour la sécurité régionale » composée de nombreux leaders de pays du Moyen-Orient entourant Donald Trump et surmontée du slogan en hébreu « Un temps pour la guerre, un temps pour la paix ; c’est l’heure de l’Alliance abrahamique », photographiée à Tel-Aviv le 26 juin 2025.
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Trump souhaite que plusieurs pays musulmans signent ces accords. Mais cette demande n’a reçu aucune réponse…
Un homme passe à moto devant une installation représentant un livre ouvert contenant des vers tirés du « Divan de Hafez » du poète persan du XIVe siècle Hafez-e-Shirazi, à Téhéran, le 17 mars 2025. La poésie, très présente dans l’univers mental et la vie quotidienne des Iraniens, est régulièrement mobilisée par la population pour exprimer discrètement des opinions interdites.
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En Iran, la poésie classique sert de langage implicite pour contourner la censure et exprimer critiques, attentes et résistance politique.
Donald Trump, Pete Hegseth et le chef d’état-major interarmées Dan Caine répondent aux questions de la presse sur l’intervention en Iran, le 6 avril 2026 à la Maison-Blanche.
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Le fragile cessez-le-feu de deux semaines, entré en vigueur le 8 avril 2026, n’a pas mis fin à une opération militaire dont de plus en plus d’observateurs, de responsables politiques et d’électeurs états-uniens doutent du bien-fondé.
Le 25 septembre 2025, le premier ministre du Pakistan Shehbaz Sharif et le chef de l’armée Asim Munir sont accueillis par Donald Trump, J. D. Vance et Marco Rubio à la Maison-Blanche.
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Le Pakistan s’appuie sur sa proximité à la fois avec l’Iran et avec les États-Unis pour apparaître comme un acteur diplomatique de premier plan.
Des militaires surveillent un rassemblement organisé à Téhéran, le 9 mars, à l’occasion de l’officialisation de la désignation de Mojtaba Khamenei au rang de Guide suprême.
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Thierry Kellner, Université Libre de Bruxelles (ULB) and Mohammad Reza Djalili, Institut des hautes études internationales et de développement de Genève
Le régime de Téhéran est fondamentalement irréformable. Seule une chute de la République islamique pourrait satisfaire la grande majorité des Iraniens.
L’autoroute (Highway) 40 en Arabie saoudite relie Djeddah, située sur la côte ouest sur les rives de la mer Rouge, à Dammam, sur la côte est, via la capitale Riyad. Cet axe routier pourrait prendre une importance notable du fait de la guerre.
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La guerre élargit la crise humanitaire, perturbe l’aide et aggrave faim, déplacements et vulnérabilités, avec des effets mondiaux durables.
Environ 70 % de l’eau potable en Arabie saoudite provient d’usines de dessalement. Au Koweït et à Oman, cette proportion atteint 90 %.
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Sanam Mahoozi, City St George's, University of London
Le dessalement a permis aux villes du Golfe de prospérer malgré la pénurie d’eau. Mais la concentration de ces installations essentielles pourrait devenir l’un des points faibles majeurs de la région.
Des pompiers tentent de sortir des corps de personnes tuées dans un bombardement ayant touché un immeuble d’habitation à Téhéran, le 27 mars.
AFP
L’ampleur des frappes, qui sont loin de ne cibler que les responsables de la dictature iranienne, invite à s’interroger sur les véritables buts de guerre de Washington et Tel-Aviv.
Manifestation de militants de gauche contre Benyamin Nétanyahou, le 19 mars 2026 à Tel-Aviv.
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Si la population israélienne soutient largement l’opération contre l’Iran, cet appui ne se traduit pas par une adhésion au gouvernement Nétanyahou, loin de là.
Funérailles d’Ali Larijani, chef de la sécurité iranienne, et de Gholamreza Soleimani, haut responsable du Corps des gardiens de la révolution islamique et commandant des forces des bassidji, à Téhéran, le 18 mars 2026.
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Paradoxalement, l’attaque israélo-américaine pourrait aider le régime iranien, exsangue, à se maintenir sur la durée ; mais pour cela, il devra évoluer.
Le porte-avions Charles-de-Gaulle – ici en mer Ionienne, le 17 mars 2022, accompagné de plusieurs hélicoptères –, est arrivé en Méditerranée orientale le 6 mars dernier.
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Christophe Richer, Université de Bordeaux; Université Paris-Panthéon-Assas
Le déploiement français répond à des accords de défense précis, et toute action militaire devra correspondre au cadre fixé par une récente résolution de l’ONU.
Cette capture d’écran, tirée de vidéos publiées sur les réseaux sociaux les 7 et 8 mars 2026, montre un incendie qui s’est déclaré dans un dépôt pétrolier à Téhéran après des frappes américano-israéliennes.
AFP
Hydrocarbures, conflits, détroit d’Ormuz fermé : la guerre de 2026 confirme que le pétrole moyen-oriental est un vecteur de guerre.
Ces Iraniens prient pour le retour de la pluie, au sanctuaire de Saleh, à Téhéran, le 14 novembre 2025. Les pénuries d’eau, déjà sensibles dans tout le pays avant le début de la guerre, risquent de s’aggraver dramatiquement à court terme.
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En Iran, des techniques anciennes ont longtemps permis de surmonter la rareté de l’eau. Mais l’urbanisation, l’industrialisation, la surexploitation des nappes phréatiques et la corruption ont provoqué une grave crise hydrique, aggravée par la guerre.
Des ressortissants iraniens arrivent dans le nord-est de la Turquie après avoir passé la frontière à Razi-Kapikoy, près de Van, le 2 mars 2026. La Turquie, qui abrite déjà trois millions de Syriens sur son sol, craint un afflux massif de réfugiés en provenance d’Iran si la guerre continue longtemps.
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Membre de l’Otan, hostile à bien des égards à l’Iran qu’elle a longuement affronté par « proxys » interposés en Syrie, la Turquie ne souhaite pas pour autant une chute de la République islamique.
Professeur agrégé de géographie, membre du laboratoire Médiations (Sorbonne Université), Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay
Enseignant à Sciences Po Paris en Middle East Studies, Président-fondateur de l'Institut des Relations Internationales et de Géopolitique, doctorant en science politique - relations internationales au Centre Thucydide, Sciences Po