Telegram est une application de messagerie et d’appels vocaux, créée en 2013 par les frères Nikolaï et Pavel Durov. En 2025, elle compte 950 millions d’utilisateurs.
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Utilisé dans de nombreux conflits, Telegram sert de canal pour diffuser infos, propagande et images de guerre, souvent de manière brute, sans aucune modération ni contexte.
Des bâtiments en ruines à Gaza montrent l’ampleur des dommages causés par l'armée israélienne aux infrastructures après deux ans de conflit.
(Mohammed Saber/EPA/AAP)
Le plan de paix en 20 points de Donald Trump suscite beaucoup d’espoir. Mais l’histoire du Moyen-Orient montre que la route vers une paix durable peut être longue.
Le 27 septembre dernier, lors d’un rassemblement organisé par les familles des otages israéliens détenus dans la bande de Gaza, un manifestant brandit une pancarte faisant référence au discours prononcé la veille par Benyamin Nétanyahou devant l’Assemblée générale des Nations unies (New York). Les manifestations critiques à l’égard du gouvernement insistent sur le sort des otages mais ne mentionnent que très peu celui de la population civile de Gaza.
Jack Guez/AFP
Jérome Bourdon, Université Paris-Panthéon-Assas; Tel Aviv University
Depuis le 7 octobre 2023, la majeure partie des Israéliens semble n’avoir aucune empathie pour les victimes civiles à Gaza. Plusieurs facteurs explicatifs permettent de comprendre les causes de cette indifférence.
Donald Trump et Benyamin Nétanyahou, lors de leur conférence de presse conjointe du 29 septembre 2025 à la Maison Blanche (Washington DC).
Andrew Caballero-Reynolds/AFP
Les deux parties sont lasses de la guerre. Ce qui ne signifie pas que le plan présenté par Donald Trump, déséquilibré et peu détaillé, va ramener la paix.
Des drapeaux sont hissés devant la mission palestinienne à Londres, à la suite de la reconnaissance par le gouvernement britannique.
(Alamy/Frank Augstein)
La reconnaissance diplomatique, lorsqu’elle est concertée, a plus de poids que des gestes isolés. Et les gouvernements le savent.
Cette image tirée d’une vidéo d’AFPTV montre la fumée qui s’élève après la frappe israélienne à Doha, la capitale du Qatar, le 9 septembre 2025. Israël affirme avoir visé de hauts responsables du Hamas, au lendemain de deux attaques commises et revendiquées par le groupe islamiste, qui ont coûté la vie à six civils et quatre soldats israéliens.
Jacqueline Penney/AFPTV/AFP
Face à la guerre d’Israël à Gaza, l’Égypte, prise en étau entre des impératifs sécuritaires et la sympathie de son opinion publique pour les Palestiniens, cherche à jouer un rôle de médiateur.
Le Dôme du Rocher sur le mont du temple, et le Mur des Lamentations (au premier plan) à Jérusalem. La ville est sacrée aussi bien pour les musulmans que pour les juifs.
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Extraits d’un récent ouvrage qui s’efforce d’analyser comment les religions juive et islamique sont mobilisées par des acteurs du Moyen-Orient et de France.
Benyamin Nétanyahou et Yoav Gallant, alors, ministre de la Défense, assistent à une conférence de presse sur la base militaire de Kirya, à Tel-Aviv le 28 octobre 2023. Nétanyahou a limogé Gallant le 5 novembre 2024. Les deux hommes sont désormais visés par un mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale, de même que Mohammed Deif, chef militaire du Hamas présumé mort.
Abir Sultan/AFP
La décision de la CPI est historique : jamais auparavant les responsables d’un État reconnu comme démocratique n’avaient été visés par des mandats d’arrêt. Mais pour la Palestine, rien ne change.
Après la mort de Yahya Sinouar, Benyamin Nétanyahou est confronté à de multiples pressions, mais il est probable qu’il poursuive la guerre pour garantir la stabilité de son gouvernement.
Affiche représentant Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah tué par Israël au Liban, avec un message de condoléances signé par le président syrien Bachar Al-Assad, à Damas, le 1er octobre 2024. Pour l’heure, le régime syrien n’est pas allé très loin dans l’appui à son vieil allié du Hezbollah.
Louai Beshara/AFP
Le régime de Damas, déterminé à revenir au sein du concert des nations arabes, ne se risque pas pour autant à s’impliquer pleinement dans la guerre au Liban et à Gaza.
Yahya Sinouar, chef du mouvement islamiste palestinien Hamas dans la bande de Gaza, serre la main d’un combattant masqué des Brigades Qassam du Hamas lors d’un rassemblement marquant le 35e anniversaire de la fondation du groupe, dans la ville de Gaza, le 14 décembre 2022.
Mohammed Abed/AFP
On a souvent attribué la sauvagerie des massacres du 7 Octobre à la haine ressentie par les combattants du Hamas envers Israël. Or cette violence spectaculaire a sans doute été mûrement réfléchie.
Le portrait d’Ismaïl Haniyeh brandi lors d’un rassemblement à l’université de Téhéran le 31 juillet 2024. L’Iran a décrété trois jours de deuil après l’assassinat du chef de Hamas sur son territoire et assuré que cet acte « ne resterait pas sans réponse ».
AFP
L’Iran pourrait effectuer des représailles directes contre Israël ou confier cette tâche à ses alliés, à commencer par le Hezbollah libanais.
Une pancarte en soutien aux femmes et aux personnes trans et autochtones est brandie dans le campement pro-palestinien de l'Université McGill, le 6 juin 2024.
La Presse canadienne/Graham Hughes
Comment expliquer l’alliance inattendue entre les défenseurs des droits des femmes et des trans et ceux d’une Palestine dirigée par le Hamas ? C’est tout le paradoxe des campements pro-palestiniens.
Le procureur de la Cour pénale internationale, Karim Khan, vient de demander à la Cour d'émettre cinq mandats d'arrêt. Cela ne signifie pas automatiquement que ces cinq mandats d’arrêt seront émis.
Dimitar Dilkoff/AFP
Benyamin Nétanyahou, son ministre de la Défense et trois leaders du Hamas vont-ils faire l’objet de mandats d’arrêt de la CPI ? C’est en tout cas ce que souhaite le procureur de la Cour.
Des Palestiniens déplacés attendent une distribution de nourriture par une organisation caritative avant le repas de l’iftar, la rupture du jeûne, au premier jour du Ramadan à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 11 mars 2024.
AFP
À la pénurie alimentaire s’ajoute une promiscuité propice à la diffusion de maladies. Or le système de santé de Gaza est très dégradé.
Des militants du Hezbollah assistent aux funérailles d’Ali al-Debs, l’un des commandants du groupe chiite tué par un raid aérien israélien deux jours plus tôt, dans la ville de Nabatieyh, dans le sud du Liban, le 16 février 2024.
Mahmoud Zayyat/AFP
Il y a déjà eu des centaines de morts, depuis octobre 2023, dans les affrontements opposant Israël au Hezbollah. Le Liban, déjà aux abois, sera-t-il entraîné dans une guerre dévastatrice ?
Capture d’écran d’une vidéo de l’armée israélienne diffusée le 2 novembre 2023 montrant des frappes sur la bande de Gaza.
Israeli Defence Forces
Le recours systématique à l’IA pour désigner les cibles palestiniennes et décider de l’intensité des frappes est, pour l’instant en tout cas, loin d’avoir porté ses fruits.
Drapeaux israélien et palestinien représentés au-dessus de Jérusalem.
Melnikov Dmitriy
Le système actuel ne peut pas garantir un avenir de paix pour les Israéliens et les Palestiniens. Alors, quelles options ? Faut-il envisager un État unique ou deux États ? Et selon quelles modalités ?
Des soldats israéliens se trouvent près de la frontière de la bande de Gaza, dans le sud d’Israël, le 11 décembre 2023.
(AP Photo/Ohad Zwigenberg)
La meilleure solution - ou la moins mauvaise - pour résoudre le conflit israélo-palestinien passe par la mise en place d'une administration transitoire à Gaza. Voici comment cela pourrait fonctionner.
Professeur agrégé de géographie, membre du laboratoire Médiations (Sorbonne Université), Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay
Doctorante associée à l'Institut de Recherche Stratégique de l'École Militaire en science politique et relations internationales (CMH EA 4232-UCA), Sciences Po
Professeur de sociologie politique. Chercheur au Centre d’études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques (CESSMA), chercheur associée au Centre d'Etudes et de Recherche Moyen-Orient, Méditerranée (CERMOM) , Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco)