Sanaa, le 18 septembre 2026 : des partisans des autorités houthistes brandissent des armes et des pancartes représentant la Kaaba et portant l’inscription « Pour elle, nous offrons volontiers nos âmes », lors d’une manifestation contestant l’accusation de Riyad selon laquelle les houthistes auraient bombardé la ville sainte de La Mecque.
Mohammad Huwais/AFP
Dans le viseur des houthistes : le gouvernement yéménite internationalement reconnu, mais aussi la famille Al-Saoud qui dirige l’Arabie saoudite et contrôle les Lieux saints de l’islam.
Parade militaire de membres de la Sudanese Armed Popular Resistance Force, affiliée aux Forces armées soudanaises soutenues par Riyad, à Gedaref (est du Soudan) le 20 mai 2026.
AFP
Yassine El Yattioui, Institut libre d'étude des relations internationales (ILERI)
Une reprise de la guerre contre les houthistes du Yémen pourrait contraindre Riyad à réduire son soutien aux Forces armées soudanaises : les priorités extérieures font l’objet de rééquilibrages constants.
Deux membres d’un gang patrouillent à moto, l’arme à la main, dans les rues du quartier Mariani de Port-au-Prince, le 6 octobre 2025.
Clarens Siffroy/AFP
Quand l’État s’effondre, l’action publique ne disparaît pas toujours. À Haïti comme ailleurs, d’autres acteurs prennent le relais, redéfinissant la frontière entre gouvernance-légitimité-pouvoir.
Les phares n’ont jamais été des infrastructures neutres. Leur signification dépendait de qui les utilisait.
(Unsplash)
Comment concevoir des infrastructures en limitant les usages détournés et les vulnérabilités qu’elles créent ? Le cas des phares éclaire les enjeux contemporains du double usage.
Un hors-bord s’approche du porte-conteneurs Marsa Victory, battant pavillon Saint-Kitts-et-Nevis, alors qu’il navigue dans les eaux du détroit d’Ormuz, au large de Khasab, dans la péninsule de Musandam, au nord d’Oman, le 25 juin 2025.
Giuseppe Cacace/AFP
L’instauration par l’Iran d’un péage permanent sur le détroit d’Ormuz ne serait ni légale ni réalisable.
Le blocage du détroit d’Ormuz le confirme : la décarbonation est autant, voire plus, une stratégie de sécurité économique qu’une réponse à une contrainte écologique.
TIMS13/Shutterstock (nor reuse)
L’affrontement entre les États-Unis et l’Iran a duré quelques mois qui ont changé le visage du marché mondial de l’énergie. Dans quelle mesure ces changements sont-ils durables ?
Un soldat de l'Armée populaire de libération du Soudan aux abords de Juba.
SAMIR BOL/cds/AFP via Getty Images
Dominic Rohner, Graduate Institute – Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID); Austin L. Wright; Jing-Rong Zeng, Paris School of Economics – École d'économie de Paris; Oliver Vanden Eynde, Paris School of Economics – École d'économie de Paris; Centre national de la recherche scientifique (CNRS), and Uwe Sunde, Ludwig Maximilian University of Munich
Dans les régions qui avaient reçu le plus d'aide américaine, la probabilité d'un conflit a augmenté de 3,1 points de pourcentage par rapport au groupe de contrôle.
Militaires néerlandais participant à la coalition conduite par les États-Unis à Samawa, en Irak, en janvier 2004. Tout au long de leur présence sur le théâtre irakien, les troupes de la coalition ont été harcelées par divers groupes armés locaux aux moyens nettement inférieurs.
Mauricio Lima/AFP
Certains experts estiment que, dans la guerre asymétrique, le faible cherche à égaler le fort ; d’autres, qu’il vise seulement à l’affaiblir. La distinction est essentielle.
Lviv, Ukraine, avril 2022 : des volontaires dans le camp de tentes de World Central Kitchen et de la Croix-Rouge aident à nourrir et aider des milliers de réfugiés ayant fui l’Ukraine orientale envahie par la Russie.
Sodel Vladyslav/Shutterstock
L’hospitalité humanitaire est un acte éthique et de survie, qui nécessite des professionnels résilients sachant protéger aussi bien les personnes accueillies qu’eux-mêmes.
Des enfants déplacés du sud du Liban dans la cour d’une école transformée en centre d’accueil à Beyrouth, le 21 mars 2026.
Ibrahim Amro/AFP
La guerre élargit la crise humanitaire, perturbe l’aide et aggrave faim, déplacements et vulnérabilités, avec des effets mondiaux durables.
Un panache de fumée s’élève à Abu Dhabi, le 1er mars 2026, à la suite de frappes de drones iraniens sur la ville, notamment contre les centres de données.
Ryan Lim/AFP via Getty Images
Les centres de données commerciaux sont devenus des infrastructures cruciales et sont donc désormais ciblés en temps de guerre.
Deux militaires finlandais disposent des mines antipersonnel dans une forêt lors d’une journée ouverte aux médias organisée par la brigade de Kainuu, une unité de l’armée finlandaise basée à Kajaani, en Finlande, le 3 février 2026. La Finlande a décidé d’utiliser cette arme pour sécuriser sa frontière avec la Russie. Pour cela, Helsinki a dû quitter le traité prohibant les mines antipersonnel.
Alessandro Rampazzo/AFP
Si la population israélienne soutient largement l’opération contre l’Iran, cet appui ne se traduit pas par une adhésion au gouvernement Nétanyahou, loin de là.
Funérailles d’Ali Larijani, chef de la sécurité iranienne, et de Gholamreza Soleimani, haut responsable du Corps des gardiens de la révolution islamique et commandant des forces des bassidji, à Téhéran, le 18 mars 2026.
Atta Kenare/AFP
Paradoxalement, l’attaque israélo-américaine pourrait aider le régime iranien, exsangue, à se maintenir sur la durée ; mais pour cela, il devra évoluer.
Furor teutonicus représente la bataille de Teutobourg, en l’an 9 de notre ère. Dans une forêt de l’Allemagne actuelle, trois légions romaines tombent dans une embuscade mise en place par une coalition de tribus germaniques et sont massacrées.
Paja Jovanović, 1888
Si la notion de guerre asymétrique a été conceptualisée de fraîche date, la réalité à laquelle elle renvoie n’est certainement pas une nouveauté.
Le 14 novembre 1944, un Avenger TBF-1 largue une bombe visant le chantier naval de Manille (Philippines), tenue par les troupes japonaises.
United States Navy - United States Navy National Museum of Naval Aviation
Les premiers bombardements datent du début du XXᵉ siècle. Dès l’origine, ils ont pour but de préserver la vie des militaires de l’armée attaquante, quitte à causer la mort de très nombreux civils.
L’hôpital Gandhi à Téhéran (Iran), détruit par une frappe aérienne américano-israélienne, le 1er mars 2026.
Abedin Taherkenareh/AAP
En 2025, les attaques contre les infrastructures médicales ont atteint des niveaux record au cours des conflits armés, et l’année 2026 semble suivre le même chemin. Que dit le droit international à ce sujet ?
Depuis les années 2010, les économistes s’intéressent de plus en plus aux liens complexes entre changement climatique et risque de conflit.
Vern.design.lab/Shutterstock
Oliver Vanden Eynde, Paris School of Economics – École d'économie de Paris; Centre national de la recherche scientifique (CNRS) and Juan Vargas, Università di Torino
Le changement climatique peut nourrir, indirectement, les violences. En cause, des tensions sur l’agriculture et l’exploitation des ressources minières.
Une photo diffusée par la chaîne de télévision d’État Islamic Republic of Iran Broadcasting News (IRIBNEWS), le 2 mars 2026, montre Alireza Arafi, juriste membre du Conseil des gardiens, lors de la deuxième réunion du Conseil de direction provisoire, à laquelle ont assisté le président iranien et le chef du pouvoir judiciaire, à Téhéran.
AFP
À la faveur de la guerre déclenchée le 28 février, les Gardiens de la révolution ont encore raffermi leur emprise sur un régime qui tient bon malgré l’élimination de plusieurs personnalités de premier plan.
Un drapeau du Hezbollah flotte depuis un balcon sur le village de Nabi Chit, à l’est du Liban, dans la vallée de la Bekaa, touché par une frappe d’Israël, le 7 mars 2026, faisant 41 morts.
Fadel Itani/AFP
Maitre de conférences en sciences de la communication, Chercheur au PREFICS (Plurilinguismes, Représentations, Expressions Francophones, Information, Communication, Sociolinguistique), Université Rennes 2
Professeur agrégé de géographie, membre du laboratoire Médiations (Sorbonne Université), Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay
Analyste en géopolitique, membre associé au Laboratoire de Recherche IAE Paris - Sorbonne Business School, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, chaire « normes et risques », IAE Paris – Sorbonne Business School
Historienne, professeure des universités. Co-directrice de l'Observatoire des États post-soviétiques jusqu'en 2024., Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco)
Doctorante associée à l'Institut de Recherche Stratégique de l'École Militaire en science politique et relations internationales (CMH EA 4232-UCA), Sciences Po