Ilham Aliev, au pouvoir en Azerbaïdjan depuis 2003, souhaite-t-il réellement que l’accord de paix avec l’Arménie soit signé et mis en œuvre ?
Azerbaijani Presidential Press OfficeAFP
L’annonce d’un accord de paix, après trente ans de guerre, a fait naître de grands espoirs, vite douchés par des exigences supplémentaires de Bakou, qui ne semble guère pressé de voir s’installer une paix durable.
Un moment historique : le président tadjik Emomali Rahmon (à gauche) et son homologue kirghiz Sadyr Japarov posent avec les documents qu’ils viennent de signer pour mettre fin au litige frontalier opposant les deux pays, lors de leur rencontre à Bichkek, capitale du Kirghizstan, le 13 mars 2025.
Vyacheslav Oseledko/AFP
Le 13 mars 2025, le Kirghizstan et le Tadjikistan ont signé un accord actant le tracé définitif de leur frontière, mettant ainsi un terme à 35 ans de litige territorial.
Des dizaines de milliers de personnes ont défilé pour marquer le 104e anniversaire de l’occupation de Tbilissi par l’armée russe soviétique en 1921. L’événement a symboliquement marqué l’amalgame des protestations contre l’occupation russe de l’époque et la mainmise actuelle du parti pro-russe Rêve Géorgien sur l’État.
Nini Gabritchidaze/Civil.ge
En Géorgie, mais aussi dans l’Ukraine d’avant-guerre, les démarches mémorielles sont associées non plus tant à une dé-soviétisation, qu’à une dé-russification.
Le 24 février 2025, lors d’une cérémonie marquant le troisième anniversaire de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le secrétaire général de l’OSCE Feridun Sinirlioglu et les premiers ministres espagnol Pedro Sanchez, norvégien Jonas Gahr Store, estonien Kristen Michal canadien Justin Trudeau, le président finlandais Alexander Stubb, puis les premiers ministres letton Edgars Rinkevics, danoise Mette Frederiksen, islandaise Kristrun Mjoll Frostadottir et suédois Ulf Kristersson, et le ministre français délégué à l’Europe Benjamin Haddad entourent le président ukrainien Volodymyr Zelensky au pied du monument à la Mère Patrie illuminé aux couleurs du drapeau national ukrainien, à Kiev.
Service de presse de la présidence ukrainienne/AFP
Alors que Washington semble prêt à abandonner l’Ukraine, le soutien de l’UE à Kiev est plus vital que jamais. Pour l’Ukraine, bien sûr, mais aussi pour l’UE elle-même.
Une femme passe devant une fresque murale représentant des soldats russes lors d’une exposition de rue intitulée « Ensemble vers la victoire » dans le centre de Saint-Pétersbourg (Russie) le 30 novembre 2024.
Olga Maltseva/AFP
La société ukrainienne, quoique traumatisée par la guerre, la considère comme un enjeu existentiel pour le pays, ce qui est beaucoup moins le cas côté russe.
Alexandre Loukachenko (ici en train de voter aux législatives de février 2024) tient aux apparences et organise donc une nouvelle élection présidentielle… où toute concurrence réelle a été soigneusement écartée.
AFP Photo/Belarusian Presidential press service
Ce dimanche, Alexandre Loukachenko sera reconduit à l’issue d’un scrutin dénué de suspense, face à des faire-valoir, les opposants réels étant emprisonnés ou exilés.
Des manifestants brandissent des drapeaux de la Géorgie, de l’UE et aussi de l’Ukraine, lors d’un rassemblement pro-UE avant les élections législatives, le 26 octobre 2024. Les résultats du scrutin, faussés en faveur du pouvoir pro-russe selon de nombreux observateurs, susciteront de nouvelles manifestations de masse.
Vano Shlamov/AFP
Les manifestations d’aujourd’hui réveillent le souvenir de celles de 1956 et de 1989, écrasées dans le sang, mais aussi de celles, victorieuses, de 1978 et de 2004.
Jean-Marie Le Pen devant le mausolée de Lénine sur la place Rouge à Moscou le 9 février 1996.
Hector Mata/AFP
Si aujourd’hui les extrêmes droites russe et ukrainienne sont des ennemies mortelles, elles ont longtemps eu, en la personne de Jean-Marie Le Pen, un allié français commun.
Si le monde universitaire français s’est mobilisé en faveur de l’Ukraine de diverses façons, il reste beaucoup à faire en matière de recherche sur ce pays.
Compte Twitter de Sciences Po
En matière de recherches sur la politique et la défense de l’Ukraine, la France est en retard par rapport à plusieurs de ses grands voisins européens.
Mémorial des déportations en Sibérie près de la gare de Naujoji Vilnia, à Vilnius. Des dizaines de milliers de Lituaniens ont été déportés par l’URSS en 1940-1941 puis entre 1944 et 1953.
Birute Vijeikiene/Shutterstock
Alain Blum, Ined (Institut national d'études démographiques) and Emilia Koustova, Université de Strasbourg
La politique soviétique consistant à déporter les éléments « suspects » d’Ukraine et de Lituanie a détruit la vie de millions de personnes. Un récent ouvrage revient sur cette tragédie parfois oubliée.
Almaty, le 31 janvier 2024. Une femme passe devant une affiche comportant des numéros de téléphone d'assistance aux victimes de violence domestique et indiquant « Dites non à la violence domestique ! » D'après les chiffres officiels, plus de 400 féminicides se produisent chaque année au Kazakhstan.
Ruslan Pryanikov/AFP
Le procès d’un ancien ministre ayant tué son épouse a suscité une profonde prise de conscience dans l’immense pays d’Asie centrale, où les violences domestiques sont encore monnaie courante.
Comme ici à Tbilissi le 26 mars 2023, de nombreux Ukrainiens, dont le pays subit depuis février 2022 une agression majeure et sanglante conduite par Moscou avec le soutien de Minsk, réclament l’exclusion totale des JO des sportifs russes et biélorusses. Un certain nombre de ceux-ci seront toutefois autorisés à concourir, uniquement dans les épreuves individuelles et sous bannière neutre.
Vano Shlomov/AFP
Sans remettre en cause l’opportunité de limiter drastiquement la présence des Russes et des Biélorusses aux JO, il est permis de s’interroger sur les modalités et les limites de cette mesure.
Frontalière de la Russie à l’est et de l’Ukraine au sud, la Biélorussie partage également des frontières avec trois pays de l’UE : la Lituanie, la Lettonie et la Pologne.
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Si l’Ukraine adhère à l’UE, ce qui est théoriquement possible dès 2030, la Biélorussie se retrouverait probablement encore davantage dans l’orbite de la Russie.
Le 9 mai 2024, Vladimir Poutine prononce sur la Place Rouge un discours célébrant la Victoire dans la Seconde Guerre mondiale. Le mot Victoire est affiché derrière lui.
Mikhail Klimentyev/AFP (photo distribuée par l'agence de presse russe Sputnik)
Le discours officiel russe cherche à assimiler la victoire contre le nazisme en 1945 à la guerre actuelle en Ukraine, présentée comme une sorte de prolongement de la Seconde Guerre mondiale.
Rassemblement contre le projet de loi sur « l’influence étrangère », à Tbilissi, le 8 mai 2024. Le pays est en proie à des manifestations antigouvernementales massives depuis le 9 avril, après que le parti au pouvoir, Le Rêve géorgien, a réintroduit un projet de loi que ses détracteurs considèrent comme répressif.
Giorgi Arjevanidze/AFP
Après des années de subtil jeu d’équilibre entre la Russie et l’Occident, le pouvoir de Tbilissi semble avoir tranché en faveur de Moscou. Une trajectoire que la population conteste avec force.
Le 28 février 2024, à Tiraspol, les députés de la république sécessionniste moldave de Transnistrie votent à main levée pour demander l’aide de la Russie.
AFP
Il est souvent dit que la Transnistrie sera « le prochain domino » que Moscou cherchera à faire tomber, après la Crimée et le Donbass. Toutefois, la fameuse théorie des dominos a des limites…
Bakou, le 3 février 2024, quelques jours avant la présidentielle. L’inamovible Ilham Aliev était opposé à plusieurs candidats fantoches, dont le mieux placé a obtenu 2 % des suffrages, contre 93 % au sortant.
Tofik Babayev/AFP
Élodie Gavrilof, Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco)
Ilham Aliev, aux affaires depuis 2003, vient d'être reconduit à la présidence pour un cinquième mandat, à l'issue d'un simulacre d'élection.
Vladimir Poutine est au pouvoir depuis le 31 décembre 1999. En 24 ans, sa relation avec l’Union européenne s’est progressivement détériorée et a désormais atteint un point de non-retour.
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Une courte lune de miel lors des premières années de pouvoir de Vladimir Poutine a été suivie par une dégradation continue et une fracture nette le 24 février 2022.
Oleksandr Novikov, chef de l’Agence nationale de prévention de la corruption (NAPC, créée en 2015), lors d’une interview accordée à l’AFP à Kiev le 2 février 2023.
Dimitar Dilkoff/AFP
L’Ukraine est volontiers présentée par la Russie comme un pays totalement corrompu. Une vision très partielle qui ne tient pas compte des nombreux efforts accomplis par Kiev ces dernières années.
Le 24 février 2002, jour du début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, des supporters du Zalgiris Kaunas brandissent des drapeaux lituaniens et un drapeau ukrainien, ainsi qu’une banderole proclamant en ukrainien « Ukrainiens ! La Lituanie est avec vous ! » Le club a toujours intégré une dimension politique dans son action.
Compte X (anciennement Twitter) du Zalgiris Kaunas
Le Zalgiris de Kaunas est un symbole majeur de l’identité nationale du petit pays balte, et porte depuis l’époque soviétique de nombreux combats qui dépassent le cadre du sport.
Historienne, professeure des universités. Co-directrice de l'Observatoire des États post-soviétiques jusqu'en 2024., Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco)
Analyste en géopolitique, membre associé au Laboratoire de Recherche IAE Paris - Sorbonne Business School, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, chaire « normes et risques », IAE Paris – Sorbonne Business School
Professeure des universités en études russes et soviétiques, Université de Rennes 2, chercheuse au CERCLE (Université de Lorraine), Université Rennes 2
Maitre de conférences en sciences de la communication, Chercheur au PREFICS (Plurilinguismes, Représentations, Expressions Francophones, Information, Communication, Sociolinguistique), Université Rennes 2