Depuis l'époque soviétique, certains penseurs russes, de plus en plus influents, refusent toute convergence de la Russie avec l’Occident et défendent une modernisation fondée sur la puissance de l’État et des valeurs traditionnelles.
L’ouvrage de Xenia Fedorova, Bannie, présenté sur le stand de Fayard à côté d’autres livres publiés par cette maison d’édition propriété de Vincent Bolloré, lors du Festival du Livre de Paris 2025, au Grand Palais à Paris, le 12 avril 2025.
Xavier Galiana/AFP
Antoine Marie, École normale supérieure (ENS) – PSL and Maxime Audinet, Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco)
Le cas Fedorova est emblématique d’une méthode rhétorique employée par la propagande russe : en appeler à l’esprit critique du public visé pour convaincre celui-ci de se détourner des sources vues comme « officielles » et « dominantes ».
Document de certificat d’établissement d’enseignement supérieur ou secondaire spécialisé (inscription « carte d’étudiant », en russe). La Russie accueille des centaines de milliers d’étudiants étrangers.
Kittyfly/Shutterstock (no reuse)
Alessia Lefébure, École des hautes études en santé publique (EHESP)
Loin de tourner le dos à l’internationalisation, la Russie fait des étudiants étrangers un levier de sa réorientation internationale et de la recomposition de ses réseaux scientifiques.
La conquête de la Sibérie par Ermak, tableau de Vassili Sourikov peint en 1895, représente une bataille en 1582 entre les forces russes conduites par Ermak, un chef cosaque au service d’Ivan le Terrible, et l’armée du khanat de Sibérie.
Musée Russe (Saint-Pétersbourg)
Caucase du Nord, Tatarstan, Bouriatie, Iakoutie… : bien des régions de la Fédération de Russie ont été conquises par la force au cours des siècles.
Publicité de Gazprom mettant en avant son association avec la Ligue des champions de football, 2020.
Capture d’écran issue d’un spot publicitaire de Gazprom
En associant son image à de grandes manifestations sportives et artistiques, Gazprom a cherché à améliorer son image et, surtout, celle du régime de Vladimir Poutine.
Affiche de recrutement photographiée en août 2025 à Kalouga (200 km au sud de Moscou) appelant à « rejoindre l’armée des vainqueurs » et promettant aux futurs soldats un salaire allant jusqu’à 5 millions de roubles (près de 50 000 euros) pour la première année complète.
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Bonus d’engagement élevés, soldes nettement supérieures à la plupart des salaires accessibles dans le civil… L’État russe ne lésine pas sur les moyens pour attirer de nouvelles recrues.
Portraits de Vladimir Poutine, Marine Le Pen et Donald Trump, photographiés sur le site d’une réunion à Moscou pour fêter l’investiture de Donald Trump, le 20 janvier 2017.
Vasily Maximov/AFP
En cas de victoire d’un candidat RN à la présidentielle, une alliance stratégique entre la France, la Russie de Poutine et les États-Unis de Trump est-elle probable ?
Le 7 juin 2024, avant la séance plénière du Forum économique international de Saint-Pétersbourg, dont il est le modérateur, Sergueï Karaganov discute avec Vladimir Poutine.
Kirill Morozov/Roscongress, site officiel de la présidence russe
Présenté comme l’homme qui murmure à l’oreille de Poutine, le très médiatique Sergueï Karaganov est moins un concepteur de la politique russe qu’un énième porte-voix de la propagande du Kremlin.
Scène du film montrant une exécution sommaire effectuée par la Tchéka.
film.ru
Ce film russe de 1992 expose crûment les crimes commis par la police politique de Lénine. Le scénario est de Jacques Baynac, historien français disparu en 2024.
Sur cette photo diffusée par l’agence d’État russe Sputnik, Vladimir Poutine, accompagné de Guerman Gref, PDG de la Sberbank, première banque de Russie, visite la conférence internationale « Sber – AI Journey » à Moscou, le 19 novembre 2025. Il est accueilli par un robot anthropomorphe équipé d’une intelligence artificielle développé par la société technologique Sber (qui relève de la Sberbank).
Sputnik/AFP
« Les technologies d’IA générative sont d’une importance stratégique pour la Russie. » Ce mot d’ordre de Vladimir Poutine annonce d’importants efforts de Moscou dans ce domaine.
Le président français Emmanuel Macron (au centre) a prononcé le discours où il dévoile son projet de service militaire volontaire à la base militaire de Varces, dans l’Isère, le 27 novembre 2025.
Thomas Padilla/AFP
Emmanuel Macron a annoncé la création d’un service militaire volontaire (SMV) dès 2026. Gadget politique ou véritable soutien aux forces armées ?
Le 29 août 2025, Kim Jong‑un remet le portrait enveloppé dans le drapeau nord-coréen à la famille d’un soldat tué en combattant pour la Russie contre l’Ukraine. Plusieurs milliers de Nord-Coréens auraient déjà trouvé la mort dans cette guerre.
Agence centrale de presse coréenne/AFP
Des milliers de soldats nord-coréens combattent en Ukraine aux côtés des forces russes, tandis qu’en Asie, la tension ne cesse de croître.
Des passagers consultent le tableau des départs après plusieurs annulations et retards dus à la présence de drones au-dessus de l'aéroport international de Bruxelles, dans la nuit du mercredi 5 novembre 2025. La Belgique est devenu la cible privilégiée des attaques de drones.
(AP Photo/Virginia Mayo)
La Russie combine guerre hybride et guerre conventionnelle contre l’Ukraine, prolongeant la logique de la Guerre froide dans un monde désormais multipolaire.
Les dernières déclarations de Vladimir Poutine et de Donald Trump sur le renforcement nucléaire de leurs pays respectifs font encore remonter d’un cran la tension sur la scène internationale.
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La course aux armements nucléaires entre la Russie et les États-Unis paraît relancée, comme aux heures les plus inquiétantes de la guerre froide, mais selon des modalités nouvelles.
Un million de caméras de surveillance sont déjà installées dans le pays. Ce n’est que l’un des aspects d’une surveillance multiforme qui se déploie aussi, de plus en plus rapidement, dans l’espace numérique.
Oleg Elkov/Shutterstock
Le rapide développement de nombreuses technologies de contrôle et de surveillance tend à transformer la Russie entière, y compris l’espace numérique, en un espace où aucune contestation n’est possible.
Le 3 octobre 2025, les écrans de l’aéroport de Munich affichent les vols déroutés et annulés, après la suspension des opérations aériennes en raison de la présence possible de drones russes.
(Enrique Kaczor/dpa via AP)
Les faiblesses militaires et économiques de la Russie semblent contraindre Poutine à recourir à des moyens non conventionnels pour remporter la victoire contre l’Ukraine.
Trump ou Orban, sont-ils des autocrates ? Ils manipulent, intimident, affaiblissent les contre-pouvoirs, mais ils n’ont pas recours au meurtre ou à l’emprisonnement de leurs opposants.
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Donald Trump a été réticent à prendre des engagements fermes lors des réunions avec Zelensky et les dirigeants européens. La Russie de Poutine en sort gagnante.
Donald Trump salue Vladimir Poutine à l’aéroport d’Anchorage, en Alaska, le 15 août 2025.
Site officiel du Kremlin
Ce qui importe à Trump, c’est pouvoir affirmer qu’une paix a été mise en œuvre, quelles qu’en soient les modalités et la durée de vie.
Le président états-unien Donald Trump et le président russe Vladimir Poutine se rencontreront en Alaska, le 15 août 2025. Ici, ils arrivent ensemble pour la photo de groupe lors du sommet du G20 à Osaka, le 28 juin 2019.
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Un diplomate américain chevronné explique, exemples historiques à l’appui pourquoi, selon lui, ce sommet Trump-Poutine pour la paix en Ukraine, mal préparé, a peu de chances d’aboutir. Les faits lui ont donné raison.
Analyste en géopolitique, membre associé au Laboratoire de Recherche IAE Paris - Sorbonne Business School, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, chaire « normes et risques », IAE Paris – Sorbonne Business School
Professeure des universités en études russes et soviétiques, Université de Rennes 2, chercheuse au CERCLE (Université de Lorraine), Université Rennes 2
Marie Skłodowska Curie Postdoctoral Fellow at the University of Oslo, Docteur en science politique associé au Centre de recherche Europes-Eurasie (CREE) de l'INALCO, Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco)