Le président mongol Ukhnaagiin Khürelsükh prend la parole lors de la cérémonie d’ouverture de la 17e session de la Conférence des Parties (COP17) à Oulan-Bator, le 24 août 2026.
Hector Retamal/AFP
Depuis l'époque soviétique, certains penseurs russes, de plus en plus influents, refusent toute convergence de la Russie avec l’Occident et défendent une modernisation fondée sur la puissance de l’État et des valeurs traditionnelles.
De gauche à droite, Vladimir Kara-Mourza, Ioulia Navalnaïa, veuve d’Alexei Navalny, et Ilia Iachine, lors d’une manifestation contre l’invasion de l’Ukraine par la Russie à Berlin, le 17 novembre 2024.
Ralf Hirschberger/AFP
Composée de nombreuses personnalités actives et désireuses de peser sur l’avenir de leur pays, l’opposition russe est traversée par des débats de fond sur de nombreux sujets clés.
L’ouvrage de Xenia Fedorova, Bannie, présenté sur le stand de Fayard à côté d’autres livres publiés par cette maison d’édition propriété de Vincent Bolloré, lors du Festival du Livre de Paris 2025, au Grand Palais à Paris, le 12 avril 2025.
Xavier Galiana/AFP
Antoine Marie, École normale supérieure (ENS) – PSL and Maxime Audinet, Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco)
Le cas Fedorova est emblématique d’une méthode rhétorique employée par la propagande russe : en appeler à l’esprit critique du public visé pour convaincre celui-ci de se détourner des sources vues comme « officielles » et « dominantes ».
Les affrontements entre les États-Unis et l’Iran ont profondément déstabilisé l’économie mondiale du pétrole. (Sur la photo une vue aérienne du détroit d’Ormuz.)
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La crise d’Ormuz a déstabilisé les marchés pétroliers, dans le prolongement du conflit russo-ukrainien, mettant au jour les faiblesses des principaux pays producteurs, au centre d’un jeu chaotique.
Ouverture du grand format publié par The Economist consacré à Andreï Melnitchenko, présenté comme « l’homme qui pourrait changer la Russie ». Photo : Hanna Heitman.
« The Economist », 9 juillet 2026.
En donnant une large tribune à l’oligarque russe sanctionné Andreï Melnitchenko, « The Economist » interroge la responsabilité des médias face à la guerre en Ukraine.
Document de certificat d’établissement d’enseignement supérieur ou secondaire spécialisé (inscription « carte d’étudiant », en russe). La Russie accueille des centaines de milliers d’étudiants étrangers.
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Alessia Lefébure, École des hautes études en santé publique (EHESP)
Loin de tourner le dos à l’internationalisation, la Russie fait des étudiants étrangers un levier de sa réorientation internationale et de la recomposition de ses réseaux scientifiques.
De la fumée s’élève au-dessus d’immeubles résidentiels depuis un entrepôt appartenant au géant russe de la distribution Wildberries situé près de Saint-Pétersbourg, après que celui-ci a été touché par des drones ukrainiens tôt dans la matinée du 24 juillet 2026.
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Les frappes ukrainiennes sur le territoire russe représentent un changement d’approche porteur d’effets bénéfiques à Kiev, mais ne suffiront pas, à elles seules, à assurer une victoire militaire.
Aux États-Unis comme en Chine, ainsi qu’en Russie et ailleurs, le développement technologique permet aux autorités étatiques d’accroître toujours davantage leur degré de surveillance des citoyens.
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L’essor de l’IA et des Big Tech favorise une surveillance accrue. Sans garde-fous démocratiques, le numérique peut mener au technofascisme et au totalitarisme.
Le 15 juin 2026, Volodymyr Zelensky constate les dégâts à la cathédrale de la Dormition, située dans le complexe orthodoxe de la Laure de Kiev-Petchersk, qui a été endommagée la nuit précédente par des frappes russes selon les Ukrainiens (par le système de défense antiaérienne ukrainien selon les Russes).
Service de presse de la présidence ukrainienne/AFP
La frappe contre la cathédrale de la Dormition remet au premier plan un autre front de la guerre : la bataille entre Moscou et Kiev pour l’héritage orthodoxe.
François Fortuné Ferogio, « Campement de nuit dans les Steppes de la mer Caspienne », Atlas historique, 1845, planche 16. Illustration accompagnant le récit de voyage en Kalmoukie des époux Hommaire de Hell, au milieu du XIXe siècle.
BnF
Quatre ans après le début de la guerre, comment vit-on en Ukraine et en Russie ? Dans Les Grands Entretiens, la spécialiste Anna Colin Lebedev, maîtresse de conférences à l’Université Paris-Nanterre, éclaire ces réalités.
Installation de l’artiste indonésien Galam Zulkifli, représentant les présidents Xi Jinping, Donald Trump et Vladimir Poutine, exposée lors de l’ARTSUBS à Surabaya (Indonésie) en août 2025.
Juni Kriswanto/AFP
Partout ou presque, l’autoritarisme gagne du terrain, sous une forme spécifique mêlant nationalisme sourcilleux et capitalisme débridé. Enquête sur un modèle qui défie ouvertement les démocraties libérales.
Vladimir Poutine visite le quartier général des opérations maritimes d’Atomflot, chargé d’assurer la sécurité de la navigation sur la route maritime du Nord, dans la ville portuaire de Mourmansk, située dans le cercle arctique, le 27 mars 2025.
Gavriil Grigorov/AFP
La puissance passe désormais plus par le contrôle des flux que par celui des territoires.
Le premier ministre arménien et chef du parti Contrat civil, Nikol Pachinian, après avoir voté aux élections législatives dans un bureau de vote à Erevan, le 7 juin 2026.
Karen Minasyan/AFP
Les élections législatives ont vu la victoire du premier ministre sortant, le 7 juin dernier. Nikol Pachinian cherche à diversifier les alliances de la république du Caucase du Sud, notamment en se rapprochant de l’Union européenne.
La conquête de la Sibérie par Ermak, tableau de Vassili Sourikov peint en 1895, représente une bataille en 1582 entre les forces russes conduites par Ermak, un chef cosaque au service d’Ivan le Terrible, et l’armée du khanat de Sibérie.
Musée Russe (Saint-Pétersbourg)
Caucase du Nord, Tatarstan, Bouriatie, Iakoutie… : bien des régions de la Fédération de Russie ont été conquises par la force au cours des siècles.
Scholem Schwarzbard (au centre) s’exprime pendant son procès pour l’assassinat en pleine rue à Paris de Symon Petlioura, à l’issue duquel il sera acquitté.
Gallica.bnf.fr
Le 25 mai 1926, un Juif de Bessarabie dont une partie de la famille avait été tuée dans des pogromes tuait à Paris l’ex-président de l’Ukraine indépendante pour son rôle dans ces massacres.
Bataille entre les Slaves et les Scythes (1881), Viktor Vasnetsov. Le tableau a été commandé au célèbre peintre russe par un mécène afin de décorer le bâtiment des chemins de fer de la ville de Donetsk, ville ukrainienne annexée par la Russie en 2022. En réalité, aucun affrontement entre ces deux peuples ne s’est jamais produit.
Musée Tretiakov, Moscou
La guerre russo-ukrainienne se déploie aussi dans les querelles entre milieux d’extrême droite des deux pays, chacun présentant le sien comme le territoire d’origine des « vrais » Indo-Européens.
Photo prise à Bangui le 3 décembre 2024 montrant une statue en bronze de Evgueni Prigojine et Dmitri Outkine devant la « Maison Russe », en République centrafricaine où le groupe Wagner est actif depuis 2018 dans les secteurs minier et sécuritaire.
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Saliou Dieng, Université Numérique Cheikh Hamidou Kane
Le [recrutement d'au moins 1 417 Africains pour le front ukrainien, dénoncé comme un trafic d'êtres humains, entache durablement l'image de la Russie en Afrique.
Publicité de Gazprom mettant en avant son association avec la Ligue des champions de football, 2020.
Capture d’écran issue d’un spot publicitaire de Gazprom
En associant son image à de grandes manifestations sportives et artistiques, Gazprom a cherché à améliorer son image et, surtout, celle du régime de Vladimir Poutine.
Analyste en géopolitique, membre associé au Laboratoire de Recherche IAE Paris - Sorbonne Business School, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, chaire « normes et risques », IAE Paris – Sorbonne Business School
Professeure des universités en études russes et soviétiques, Université de Rennes 2, chercheuse au CERCLE (Université de Lorraine), Université Rennes 2
Marie Skłodowska Curie Postdoctoral Fellow at the University of Oslo, Docteur en science politique associé au Centre de recherche Europes-Eurasie (CREE) de l'INALCO, Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco)