Vladimir Poutine a déclaré que l’ayatollah Khamenei (qui le salue ici lors de sa visite à Téhéran en juin 2022) « restera dans les mémoires comme un homme d’État exceptionnel qui a apporté une énorme contribution personnelle au développement des relations amicales russo-iraniennes, les amenant au niveau d’un partenariat stratégique global ».
AFP
L’affaiblissement de l’allié iranien est un revers pour Moscou ; pour autant, la Russie peut en tirer certains bénéfices économiques et militaires.
Une colonne de fumée noire s’élève d’un incendie qui fait rage près des dépôts de carburant du port de Fujaïrah, dans l’émirat du même nom, le 4 mars 2026. Les frappes iraniennes contre ses voisins du Golfe depuis le 28 février, à la suite de l’attaque américano-israélienne, ont contraint les Émirats arabes unis à fermer leur espace aérien.
Fadel Senna/AFP
Pierre Firode, Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay
L’objectif de l’Iran est d’inciter l’opinion publique américaine et les monarchies du Golfe à faire pression sur Donald Trump afin de le convaincre de mettre fin aux hostilités.
Les forces gouvernementales syriennes empruntent une route pour entrer dans la ville à majorité kurde de Qamishli, le 3 février 2026.
Bakr Alkasem/AFP
Pierre Firode, Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay
Les Kurdes de Syrie n’ont guère bénéficié de leur lutte acharnée contre Daech : le nouveau régime syrien est sur le point de totalement résorber leur autonomie, sans que les Occidentaux ne s’en émeuvent.
Série d’affiches exaltant « l’opération militaire spéciale » en Ukraine photographiée dans une rue de Moscou, le 2 avril 2024. La première comporte ces vers du poète Nikolaï Goumilev (1886-1921) : « Véritablement lumineuse et sacrée est la cause majestueuse de la guerre. Les séraphins ailés, immaculés, volent derrière les épaules des guerriers. »
Natalia Kolesnikova/AFP
La propagande ne se contente pas de galvaniser la population d’un État en guerre : elle la convainc que la victoire est à portée de main et que, dès lors, il convient de continuer le combat au lieu d’envisager la paix.
Les inondations massives qui ont touché la région de Diffa au Mali en 2019 ont laissé des milliers de personnes sans abri.
Giles Clarke/Getty Images
Les mesures prises pour lutter contre le changement climatique peuvent atténuer ou aggraver les crises dans la région du Sahel.
31 octobre 2025 : de nombreux camions transportant du carburant patientent à la frontière avec la Côte d’Ivoire, dans l’attente de l’autorisation de pénétrer au Mali afin d’approvisionner, sous la protection des forces armées maliennes, la capitale Bamako, placée sous blocus par les djihadistes du JNIM, depuis début septembre.
Issouf Sanogo/AFP
Au Mali, les djihadistes du JNIM s’en prennent à l’approvisionnement en carburant de Bamako, mais de là à s’emparer de la ville et de l’ensemble du pays, il y a un pas qu’ils semblent encore très loin de pouvoir franchir.
Les routes sont un élément clé de la stratégie de conflit.
Wikimedia Commons
Il y a une concurrence féroce pour l'accès aux routes dans les zones de conflit.
Des personnes déplacées par les combats entre le M23 et les soldats gouvernementaux se préparent à quitter leur campement suite à une instruction donnée par le groupe armé à Goma, en République démocratique du Congo, le 11 février 2025.
(AP Photo/Moses Sawasawa)
Alors que les violences continuent de provoquer des déplacements de population dans l’est de la RDC, les femmes sont exposées à un risque accru de violences sexuelles et sexistes.
Des visiteurs regardent la vidéo d’un essai nucléaire, au pavillon de l’Atome, un centre d’exposition permanent conçu pour montrer les principales réalisations passées et modernes de l’industrie russe de l’énergie nucléaire (Centre d’exposition de toute la Russie-VDNH, Moscou, 4 novembre 2023).
Tatyana Makeeva/AFP
L’utilisation de l’arme nucléaire aurait des conséquences si catastrophiques, non seulement pour les pays ciblés, mais aussi pour ceux qui l’emploieraient en premier, qu’elle semble hautement improbable.
Des habitants de Bukavu écoutent les discours de représentants du mouvement M23 lors d’un meeting sur la place de l’Indépendance, le 27 février 2025.
AFP
Que ressentent les habitants des villes de l’est de la RDC, prises par le mouvement rebelle du M23 ?
De jeunes Palestiniens déplacés posent devant leurs tentes, qui ont été touchées par une frappe aérienne israélienne, à l'intérieur de l'enceinte de l'hôpital Al-Aqsa, à Deir al-Balah, à Gaza, le 27 septembre 2024.
(Shutterstock)
Les images d’enfants regardant l’objectif sont fréquentes dans la médiatisation des conflits. Leur côté humaniste cache le fait qu’elles sont des produits échangés sur les marchés de l’information.
Combattants du Mouvement de libération du Soudan, un groupe rebelle soudanais actif au sud-est du pays, dans l’État du Darfour (Soudan), le 28 mars 2024.
AFP
Si l’attention internationale se concentre sur le Proche-Orient, l’Ukraine ou encore les États-Unis, le continent africain reste le théâtre de nombreux conflits peu médiatisés.
Trois véhicules blindés de transport de troupes israéliens, dont l’un a été retourné par l’impact, après avoir subi un tir de missile du Hezbollah près du village de Kfar Kila, dans le sud du Liban, le 31 juillet 2006.
Menahem Kahana/AFP
En 2006, le Hezbollah s’est montré capable à la fois d’affronter Tsahal en terrain ouvert et d’employer des méthodes de guérilla. 18 ans plus tard, l’examen de cette guerre est riche d’enseignements.
Des enfants se tiennent sur une pelleteuse de l'ONU qui a été brûlée par des habitants en colère à Kanyaruchinya, en République démocratique du Congo.
Aubin Mukoni/AFP via Getty Images
Les filles ont généralement de meilleures relations avec leur famille et leurs enseignants, tandis que les garçons s'investissent davantage dans les réseaux d'amis.
Des réfugiés sud-soudanais remplissent des bidons d’eau au camp de réfugiés d’Al-Nimir dans l’est du Soudan, le 20 juin 2017.
Ashraf Shazly/AFP
Le stress hydrique ne provoque pas à lui seul de guerre, mais il constitue une circonstance aggravante susceptible de faire dégénérer une situation tendue en conflit armé.
Drone du Hezbollah intercepté par les forces aériennes israéliennes au-dessus du nord d’Israël le 25 août 2024.
Jalaa Marey/AFP
Les deux parties se sont éloignées du précipice de la guerre totale, mais cela ne signifie pas que le danger soit définitivement écarté.
Des militaires ukrainiens dans la zone de Soumy (Ukraine, à quelques kilomètres de la frontière russe), le 14 août 2024. L'opération lancée le 6 août sur le territoire russe a déjà permis aux Ukrainiens de prendre plusieurs dizaines de localités et provoqué le déplacement de 180 000 personnes.
Roman Pilipey/AFP
S’il est bien sûr trop tôt pour tirer des conclusions définitives de l’audacieuse opération ukrainienne, on constate déjà qu’elle a totalement pris la partie russe au dépourvu.
Si les îles Malouines, appelées Falkand Islands par les Britanniques, sont depuis des décennies le théâtre d’un bras de fer entre Londres et Buenos Aires, d’autres acteurs, à commencer par la Chine, dont de plus en plus présents dans la région.
evan_huang/Shutterstock
Après l’attaque iranienne contre Israël et la possible réplique de l’État hébreu, la menace d’un embrasement régional fait encore évoluer les positions américaines.
Des Palestiniens déplacés attendent une distribution de nourriture par une organisation caritative avant le repas de l’iftar, la rupture du jeûne, au premier jour du Ramadan à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 11 mars 2024.
AFP
Maitre de conférences en sciences de la communication, Chercheur au PREFICS (Plurilinguismes, Représentations, Expressions Francophones, Information, Communication, Sociolinguistique), Université Rennes 2
Professeur agrégé de géographie, membre du laboratoire Médiations (Sorbonne Université), Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay
Analyste en géopolitique, membre associé au Laboratoire de Recherche IAE Paris - Sorbonne Business School, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, chaire « normes et risques », IAE Paris – Sorbonne Business School
Historienne, professeure des universités. Co-directrice de l'Observatoire des États post-soviétiques jusqu'en 2024., Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco)
Doctorante associée à l'Institut de Recherche Stratégique de l'École Militaire en science politique et relations internationales (CMH EA 4232-UCA), Sciences Po