Fouilles dans les ruines d'une mosquée, de son minaret et des bâtiments attenants, après un bombardement israélien à Nuseirat, dans le centre de la bande de Gaza, le 17 juillet 2024.
Eyad Baba/AFP
Chloé Maurel, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
La guerre a causé des dégâts parfois définitifs au riche patrimoine architectural et culturel de Gaza..
Un homme piétine un portrait endommagé du président syrien déchu Bachar Al-Assad dans la ville portuaire de Lattaquié, dans l’ouest de la Syrie, le 15 décembre 2024.
Ozan Kose/AFP
Retour sur la chute rapide d’un régime à bout de souffle lâché par ses parrains étrangers.
Des hommes armés se tiennent sur le toit d'un bâtiment pour repousser les pillards du complexe de logements militaires de Najha, dans le sud-est de Damas, le 17 décembre 2024. Le nouveau pouvoir a déjà fort à faire à l'intérieur : il va donc devoir se montrer particulièrement diplomate face à ses voisins, qui sont tous plus puissants que lui sur le plan militaire.
Aris Messinis/AFP
Le nouveau régime de Damas doit ménager les intérêts divergents des puissances arabes (Arabie saoudite, Jordanie, Égypte) et de la Turquie, tout en évitant toute confrontation directe avec Israël.
Le 30 mai 2024, Bachar Al-Assad était à Téhéran, où il rencontrait le Guide suprême Ali Khamenei. Quelques mois plus tard, ce dernier a regardé sans s’engager les rebelles syriens renverser son allié de longue date.
KHAMENEI.IR/AFP
Le fameux « axe de la résistance » qui allait de l’Iran au Hezbollah en passant par l’Irak et la Syrie n’a été d’aucun secours à Bachar Al-Assad. Pour un ensemble de raisons très rationnelles.
Le 9 décembre 2024, à Alep, des personnes montrent des photos de leurs proches ayant été emprisonnés sous l’ancien régime à un homme qui vient d’être libéré de prison, espérant qu’il saura les informer sur leur sort.
Muhammad Haj Kadour/AFP
Léo Fourn, Institut de recherche pour le développement (IRD) and Sarah Alhamed, École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS)
Le « goulag syrien » est en train d’être démantelé. Des milliers de familles syriennes vont enfin découvrir si leurs proches sont encore en vie. Un long processus de justice commence.
Un homme prend un selfie avec sa famille, debout sur un char, à Damas le 9 décembre 2024.
Omar Haj Kaddour/AFP
La joie et le soulagement prédominent en Syrie après la fin de cinquante ans de tyrannie des Assad. Pour autant, la population sait que de nombreux défis l’attendent…
Ce portrait d’Al-Joulani sur fond de drapeau syrien, photographié à Lattaquié le 9 décembre 2024, illustre bien l’idéologie spécifique du chef du groupe islamiste HTS : son combat se veut national, limité à la seule Syrie.
Aaref Watad/AFP
Le djihadisme n’est pas monolithique. Plusieurs courants y coexistent. Analyse de l’idéologie du nouvel homme fort de Damas, qui se focalise sur des objectifs purement nationaux.
Abou Mohammed Al-Joulani, le chef du groupe islamiste syrien Hayat Tahrir al-Cham (HTC), s’adresse à la foule dans la célèbre mosquée des Omeyyades à Damas, le 8 décembre 2024.
Abdulaziz Ketaz/AFP
Une nouvelle ère s’ouvre pour la Syrie et pour le Proche-Orient, porteuse d’espoirs mais aussi de nombreuses inquiétudes.
Des rebelles (véhicule de gauche) provenant de la direction d’Idlib et Alep passent devant un char abandonné par les forces du régime sur la route menant à la ville de Khan Sheikhun, dans le nord-ouest de la province syrienne d’Idlib, le 1er décembre 2024.
Omar Haj Kadour/AFP
Une coalition de rebelles a repris la deuxième plus grande ville de Syrie, Alep, ainsi que la cinquième, Hama, et entend poursuivre son effort vers le sud, direction Damas.
Benyamin Nétanyahou et Yoav Gallant, alors, ministre de la Défense, assistent à une conférence de presse sur la base militaire de Kirya, à Tel-Aviv le 28 octobre 2023. Nétanyahou a limogé Gallant le 5 novembre 2024. Les deux hommes sont désormais visés par un mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale, de même que Mohammed Deif, chef militaire du Hamas présumé mort.
Abir Sultan/AFP
La décision de la CPI est historique : jamais auparavant les responsables d’un État reconnu comme démocratique n’avaient été visés par des mandats d’arrêt. Mais pour la Palestine, rien ne change.
Benyamin Nétanyahou s’exprime devant une carte du Moyen-Orient lors d’une conférence de presse à Jérusalem le 4 septembre 2024.
Abir Sultan/Pool/AFP
L’engagement de Benyamin Nétanyahou dans un conflit militaire de haute intensité au Liban vise à changer l’équilibre des forces pour transformer la réalité stratégique du Moyen-Orient.
Trois véhicules blindés de transport de troupes israéliens, dont l’un a été retourné par l’impact, après avoir subi un tir de missile du Hezbollah près du village de Kfar Kila, dans le sud du Liban, le 31 juillet 2006.
Menahem Kahana/AFP
En 2006, le Hezbollah s’est montré capable à la fois d’affronter Tsahal en terrain ouvert et d’employer des méthodes de guérilla. 18 ans plus tard, l’examen de cette guerre est riche d’enseignements.
Frappe aérienne israélienne sur le village de Khiam, dans le sud du Liban, le 7 octobre 2024.
AFP
Après onze mois de guerre d’usure, septembre 2024 a vu une nette intensification du conflit, qui semble désormais impliquer plus que jamais la plupart des alliés régionaux de l’Iran face à Israël.
Affiche représentant Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah tué par Israël au Liban, avec un message de condoléances signé par le président syrien Bachar Al-Assad, à Damas, le 1er octobre 2024. Pour l’heure, le régime syrien n’est pas allé très loin dans l’appui à son vieil allié du Hezbollah.
Louai Beshara/AFP
Le régime de Damas, déterminé à revenir au sein du concert des nations arabes, ne se risque pas pour autant à s’impliquer pleinement dans la guerre au Liban et à Gaza.
Des personnes inspectent les décombres des bâtiments qui ont été rasés le 27 septembre par les frappes israéliennes qui ont visé et tué le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah dans le quartier de Haret Hreik dans la banlieue sud de Beyrouth, le 29 septembre 2024.
AFP
Un million de déplacés internes, des centaines de morts et des destructions majeures… mais aussi un affaiblissement peut-être définitif du Hezbollah. C’est le bilan de ces derniers jours. Analyse.
Un député du Parti sioniste religieux, Tzvi Sukkot (à gauche), se confronte à un manifestant palestinien à Huwara, en Cisjordanie, le 3 mars 2023,
Jaafar Ashtiyeh/AFP
L’analyse des conflits à travers la froide logique géopolitique tend parfois à sous-estimer l’importance des émotions des parties prenantes, au premier rang desquelles la colère.
Cette photo prise le 15 avril 2024 montre une vue d’une immense affiche représentant des missiles balistiques iraniens avec un texte en arabe indiquant « la promesse de [la personne] honnête » et en persan « Israël est plus faible qu’une toile d’araignée », sur la place Valiasr, dans le centre de Téhéran.
Atta Kenare/AFP
Au vu du maximalisme du gouvernement Nétanyahou d’une part, et de la détermination du Hezbollah et de son protecteur iranien d’autre part, la situation paraît plus explosive que jamais.
Drone du Hezbollah intercepté par les forces aériennes israéliennes au-dessus du nord d’Israël le 25 août 2024.
Jalaa Marey/AFP
Les deux parties se sont éloignées du précipice de la guerre totale, mais cela ne signifie pas que le danger soit définitivement écarté.
Le portrait d’Ismaïl Haniyeh brandi lors d’un rassemblement à l’université de Téhéran le 31 juillet 2024. L’Iran a décrété trois jours de deuil après l’assassinat du chef de Hamas sur son territoire et assuré que cet acte « ne resterait pas sans réponse ».
AFP
Les manifestations de soutien à la cause palestinienne apparaissent à chaque poussée de violence au Proche-Orient depuis 1967 et s’inscrivent dans l’histoire politique longue de la France dans la région.
Professeur agrégé de géographie, membre du laboratoire Médiations (Sorbonne Université), Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay
Doctorante associée à l'Institut de Recherche Stratégique de l'École Militaire en science politique et relations internationales (CMH EA 4232-UCA), Sciences Po
Chercheure associée à l’Institut français du Proche-Orient (IFPO – Beyrouth) et membre du Conseil arabe des sciences sociales, Fondation Maison des Sciences de l'Homme (FMSH)
Sociologue, chargée de recherche à l'IRD (LPED/AMU), spécialiste des questions migratoires et des conflits au Moyen-Orient, Institut de recherche pour le développement (IRD)