Une manifestante fume une cigarette après l'avoir allumée sur une affiche en feu représentant le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, une image deveune le symbole de la révolte actuelle, lors d'un rassemblement en soutien aux manifestations antigouvernementales en Iran, à Yalova, en Turquie, le
16 janvier 2026.
(AP Photo/Emrah Gurel)
Mina Fakhravar, L’Université d’Ottawa/University of Ottawa
Ce qui se joue en Iran va au-delà du régime en place. C’est la question du pouvoir. Sera-t-il encore une fois l’histoire usurpé par des hommes, au détriment des femmes ?
Rassemblement « Free Iran » à Los Angeles, le 11 janvier 2026. Les manifestants réclament de Donald Trump qu’il passe résolument à l’action contre le régime de la République islamique, dont la répression aurait déjà fait des milliers de morts en moins de deux semaines.
Jonathan Alcorn/AFP
Pierre Firode, Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay
En Iran, Donald Trump pourrait s’inspirer du modèle afghan de la fin 2001 : Washington avait obtenu la chute des talibans en armant des groupes locaux et en les soutenant par une campagne de frappes aériennes.
Les revendications des minorités ethniques iraniennes diffèrent de celles de nombreux habitants de Téhéran.
Dans cette image extraite d’une vidéo circulant sur les réseaux sociaux, des manifestants descendent dans les rues malgré une répression de plus en plus sévère, le tout alors que la République islamique reste coupée du reste du monde, à Téhéran, Iran, le 9 janvier 2026.
(UGC via AP, archive)
Depuis fin décembre, l’Iran est secoué par un soulèvement inédit, nourri par la crise économique et aggravée par une répression violente du régime.
Une manifestante dénonce la pratique policière consistant à viser les yeux des contestataires, pendant un rassemblement de l’opposition en solidarité avec le peuple iranien à l’occasion du 44e anniversaire de la révolution islamique, à Paris, le 11 février 2023. En ce début 2026, des centaines de personnes auraient été blessées aux yeux par des tirs délibérés des forces de l’ordre.
Geoffroy Van der Hasselt/AFP
Les tirs de la police visent volontairement les yeux des manifestants. Une pratique dont les racines sont bien plus anciennes que la République islamique.
Cette photo prise lors d’une visite organisée pour les médias montre des armements qui auraient été saisis par les forces israéliennes à Gaza, au Liban et en Syrie, exposés à la base militaire israélienne de Tzrifin, le 30 décembre 2025.
Jack Guez/AFP
Au prétexte d’assurer sa sécurité dans son entourage immédiat, Israël se montre de plus en plus interventionniste dans les États voisins, spécialement au Liban et en Syrie.
Des Iraniennes prient pour la pluie au sanctuaire d’Imamzadeh Saleh à Téhéran, le 14 novembre 2025. L’automne a été particulièrement sec dans la capitale iranienne.
Stringer/AFP
Ali Mirchi, Oklahoma State University; Amir AghaKouchak, University of California, Irvine; Kaveh Madani, United Nations University; Yale University, and Mojtaba Sadegh, Boise State University; United Nations University
L’expansion urbaine de l’Iran et le choix d’une agriculture gourmande en eau ont rendu le pays vulnérable à la sécheresse. Certaines mesures pourraient toutefois y remédier.
Des Iraniens en deuil assistent à la cérémonie funéraire des généraux des forces armées iraniennes, des scientifiques nucléaires et de leurs proches tués lors des frappes israéliennes, à Téhéran, Iran, le 28 juin 2025.
(AP Photo/Vahid Salemi)
La guerre des douze jours Israël‑Iran en juin 2025, loin d’être seulement militaire, a servi de levier de propagande pour Téhéran.
Un puissant occidental implorant la clémence du leader perse. Une imagerie pensée pour flatter l'égo national après les frappes américaines.
Stringer/AFP
Érigée sur la place Enghelab, à Téhéran, une statue montre l’empereur romain prosterné devant Shapur Ier (qui régna autour de 242–270 apr. J.-C.). D’où vient cette imagerie ? Et pourquoi cette statue apparaît-elle maintenant ?
Telegram est une application de messagerie et d’appels vocaux, créée en 2013 par les frères Nikolaï et Pavel Durov. En 2025, elle compte 950 millions d’utilisateurs.
Constante/Shutterstock
Utilisé dans de nombreux conflits, Telegram sert de canal pour diffuser infos, propagande et images de guerre, souvent de manière brute, sans aucune modération ni contexte.
Le 17 septembre 2025, le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed Ben Salmane accueille le premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif à Riyad. Ce même jour, le Pakistan et l’Arabie saoudite concluent un pacte de défense stratégique stipulant qu’une attaque contre l’un de ses membres signataires sera considérée comme « une agression envers les deux » parties.
Saudi Press Agency/AFP
L’accord Riyad-Islamabad est de nature à susciter une certaine inquiétude aussi bien à Téhéran qu’à New Delhi, voire à Washington, traditionnel parrain de ces deux États.
Zarqa Al Yamama, le premier grand opéra produit par l'Arabie Saoudite, en avril 2024, à Riyad.
Saudi Theatre and Performing Arts Commission
Au Moyen-Orient, l’art lyrique n’est plus un modèle importé, mais un symbole culturel réinventé, souvent au service du soft power.
Darius I, roi de Perse (au centre), et sa cour, sur un vase peint entre 340 et 320 avant notre ère, exposé au Musée archéologique national de Naples (Italie).
Carlo Raso/ Flickr
L’historien grec Hérodote analyse la victoire de la démocratie grecque sur le puissant Empire perse. Il nous éclaire sur les dangers et sur les faiblesses des régimes autoritaires.
Le dossier nucléaire s’est toujours trouvé en tête des priorités de la politique iranienne des États-Unis.
Stuart Miles/Shutterstock
Deux biais majeurs apparaissent dans la perception de la République islamique d’Iran par Washington : la certitude qu’il est possible de jouer les modérés contre les conservateurs et la priorité absolue donnée au dossier nucléaire.
On observe une augmentation des indicateurs de volatilité du marché financier états-unien du 12 au 13 juin 2025. Ce mouvement indique une potentielle spéculation sur la peur.
Growth_Together/Shutterstock
Du 13 au 24 juin 2025, un conflit militaire direct oppose Israël à l’Iran. Comment les marchés boursiers internationaux, notamment de l’or et du pétrole, ont-ils réagi ?
Le vice-premier ministre chinois Ding Xuexiang accueille le ministre iranien des affaires étrangères Abbas Araghchi à Pékin le 23 avril 2025. Cherchant à ménager toutes les puissances de la région, la Chine ne veut pas apparaître trop proche de l’une d’elles au détriment des autres.
Ministère iranien des affaires étrangères/AFP
La position chinoise de neutralité au Moyen-Orient, qui lui a longtemps réussi, pourrait se retourner contre elle…
Des combattantes peshmergas kurdes d’Iran affiliées au parti séparatiste Parti de la liberté du Kurdistan (PAK) sont photographiées dans une base située dans un lieu non divulgué de la province d'Erbil, capitale de la région autonome kurde du nord de l'Irak en 2022.
Safin Hamid/AFP
Les Kurdes vivent en Iran, en Irak, en Syrie et en Turquie : la guerre entre Israël et l’Iran les a inquiétés, mais, pour certains, leur a parfois aussi donné quelques espoirs.
Le ministre chinois des affaires étrangères Wang Yi entouré du ministre d’État saoudien Musaad bin Mohammed al-Aiban et du secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale de l’Iran Ali Shamkhani à Pékin, le 10 mars 2023, lors de l’annonce de la reprise des relations entre l’Iran et l’Arabie saoudite sous l’égide de la Chine, véritable succès diplomatique de Pékin au Moyen-Orient.
Nournews Agency/AFP
En 1975, à Alger, l’Iran et l’Irak signent un accord censé régler leurs différends. Ce fut un échec retentissant, dont les échos se font sentir à ce jour.
Professeur agrégé de géographie, membre du laboratoire Médiations (Sorbonne Université), Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay
Enseignant à Sciences Po Paris en Middle East Studies, Président-fondateur de l'Institut des Relations Internationales et de Géopolitique, doctorant en science politique - relations internationales au Centre Thucydide, Sciences Po