Sanaa, le 18 septembre 2026 : des partisans des autorités houthistes brandissent des armes et des pancartes représentant la Kaaba et portant l’inscription « Pour elle, nous offrons volontiers nos âmes », lors d’une manifestation contestant l’accusation de Riyad selon laquelle les houthistes auraient bombardé la ville sainte de La Mecque.
Mohammad Huwais/AFP
Dans le viseur des houthistes : le gouvernement yéménite internationalement reconnu, mais aussi la famille Al-Saoud qui dirige l’Arabie saoudite et contrôle les Lieux saints de l’islam.
Les affrontements entre les États-Unis et l’Iran ont profondément déstabilisé l’économie mondiale du pétrole. (Sur la photo une vue aérienne du détroit d’Ormuz.)
Aerial Viewer/Shutterstock (no reuse)
La crise d’Ormuz a déstabilisé les marchés pétroliers, dans le prolongement du conflit russo-ukrainien, mettant au jour les faiblesses des principaux pays producteurs, au centre d’un jeu chaotique.
Parade militaire de membres de la Sudanese Armed Popular Resistance Force, affiliée aux Forces armées soudanaises soutenues par Riyad, à Gedaref (est du Soudan) le 20 mai 2026.
AFP
Yassine El Yattioui, Institut libre d'étude des relations internationales (ILERI)
Une reprise de la guerre contre les houthistes du Yémen pourrait contraindre Riyad à réduire son soutien aux Forces armées soudanaises : les priorités extérieures font l’objet de rééquilibrages constants.
Le 25 septembre 2025, le premier ministre du Pakistan Shehbaz Sharif et le chef de l’armée Asim Munir sont accueillis par Donald Trump, J. D. Vance et Marco Rubio à la Maison-Blanche.
Whitehouse.gov
Le Pakistan s’appuie sur sa proximité à la fois avec l’Iran et avec les États-Unis pour apparaître comme un acteur diplomatique de premier plan.
L’autoroute (Highway) 40 en Arabie saoudite relie Djeddah, située sur la côte ouest sur les rives de la mer Rouge, à Dammam, sur la côte est, via la capitale Riyad. Cet axe routier pourrait prendre une importance notable du fait de la guerre.
Tliuska/Wikipedia
Frappes régionales, détroit d’Ormuz sous tension, mobilisation des alliés : face aux attaques américano-israéliennes, l’Iran élargit le conflit pour rappeler sa capacité de nuisance.
Le 17 septembre 2025, le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed Ben Salmane accueille le premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif à Riyad. Ce même jour, le Pakistan et l’Arabie saoudite concluent un pacte de défense stratégique stipulant qu’une attaque contre l’un de ses membres signataires sera considérée comme « une agression envers les deux » parties.
Saudi Press Agency/AFP
L’accord Riyad-Islamabad est de nature à susciter une certaine inquiétude aussi bien à Téhéran qu’à New Delhi, voire à Washington, traditionnel parrain de ces deux États.
Zarqa Al Yamama, le premier grand opéra produit par l'Arabie Saoudite, en avril 2024, à Riyad.
Saudi Theatre and Performing Arts Commission
Au Moyen-Orient, l’art lyrique n’est plus un modèle importé, mais un symbole culturel réinventé, souvent au service du soft power.
C'est depuis 2018 seulement que les Saoudiennes ont accès aux tribunes des stades. Ici, le 21 janvier 2024, avant le coup d’envoi du match de football de la Coupe d’Asie des nations 2023, entre le Kirghizistan et l’Arabie saoudite, au stade Ahmad Bin Ali à Al-Rayyan, à l’ouest de Doha.
Karim Jaafar/AFP
En Arabie saoudite, le smartphone est à la fois un outil d’émancipation et de contrôle de la femme.
Le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov et son homologue saoudien le prince Fayçal ben Farhane Al Saoud, lors de leur conférence de presse commune à Moscou, le 4 juillet 2025.
Evgenia Novozhenina/AFP
Entre flexibilité et compartimentation, Moscou adapte sa stratégie au Moyen-Orient dans un ordre régional bouleversé.
Les drapeaux de la Palestine et d'Israël ont été affichés sur la Tour Eiffel dans la soirée du 21 septembre, veille de la reconnaissance officielle de la Palestine par la France.
Bertrand Guay/AFP
La décision française de reconnaître l’État de Palestine demeurera symbolique aussi longtemps qu’Israël et les États-Unis n’auront pas changé d’approche.
Le vice-premier ministre chinois Ding Xuexiang accueille le ministre iranien des affaires étrangères Abbas Araghchi à Pékin le 23 avril 2025. Cherchant à ménager toutes les puissances de la région, la Chine ne veut pas apparaître trop proche de l’une d’elles au détriment des autres.
Ministère iranien des affaires étrangères/AFP
La position chinoise de neutralité au Moyen-Orient, qui lui a longtemps réussi, pourrait se retourner contre elle…
Le ministre chinois des affaires étrangères Wang Yi entouré du ministre d’État saoudien Musaad bin Mohammed al-Aiban et du secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale de l’Iran Ali Shamkhani à Pékin, le 10 mars 2023, lors de l’annonce de la reprise des relations entre l’Iran et l’Arabie saoudite sous l’égide de la Chine, véritable succès diplomatique de Pékin au Moyen-Orient.
Nournews Agency/AFP
Acteur moins visible que les États-Unis, la Chine tente de préserver ses intérêts dans un Moyen-Orient embrasé.
Le 10 mars 2025, MBS reçoit, à Djeddah, Volodymyr Zelensky. Trois semaines plus tôt, il avait reçu le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov. Les hauts responsables des États-Unis, des pays de l’UE et des États du Proche-Orient sont également nombreux à s’être rendus récemment dans le royaume, devenu un haut lieu de négociations internationales.
Saudi Press Agency/AFP
Comment le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane est-il parvenu à repositionner Riyad au cœur de la diplomatie mondiale ?
Cette photo aérienne montre des Gazaouis déplacés marchant vers la ville de Gaza le 27 janvier 2025, après avoir traversé le corridor de Netzarim, installé par l'armée israélienne, qui coupe la bande de Gaza en deux. Donald Trump propose de « nettoyer » le territoire de ses habitants et de transformer le territoire en station balnéaire.
AFP
Au mépris des règles internationales et des procédures démocratiques, les « broligarques » (oligarques de la tech) états-uniens veulent refaire non seulement leur pays, mais aussi le reste du monde, y compris Gaza.
L’amélioration de la souveraineté énergétique des États-Unis et leur désormais faible dépendance à l’égard des pays du Moyen-Orient ont renforcé leur poids sur les marchés pétroliers.
Fotogrin/Shutterstock
En invitant les Américains à forer, Donald Trump apparaît comme un soutien de l’industrie pétrolière. Mais à qui cela profitera-t-il ? Sur le marché mondial des matières premières, rien n’est sûr.
Des hommes armés se tiennent sur le toit d'un bâtiment pour repousser les pillards du complexe de logements militaires de Najha, dans le sud-est de Damas, le 17 décembre 2024. Le nouveau pouvoir a déjà fort à faire à l'intérieur : il va donc devoir se montrer particulièrement diplomate face à ses voisins, qui sont tous plus puissants que lui sur le plan militaire.
Aris Messinis/AFP
Le nouveau régime de Damas doit ménager les intérêts divergents des puissances arabes (Arabie saoudite, Jordanie, Égypte) et de la Turquie, tout en évitant toute confrontation directe avec Israël.
Plusieurs dirigeants mondiaux lors du sommet des Brics à Kazan, le 24 octobre 2024.
Maxim Shemetov/pool/AFP via Getty Images
Une vague de chaleur a provoqué une hécatombe parmi les pèlerins venus de quelque 180 pays ayant effectué le Hadj cette année.
Manifestation dans la capitale Sanaa, contrôlée par les houthis, le 12 janvier 2024, à la suite des frappes des forces américaines et britanniques, Le portrait est celui de Hussein al-Houthi, tué en 2004, qui a donné son nom au mouvement.
Mohammed Huwais/AFP
En réponse à de nombreuses attaques commises en mer Rouge ces dernières semaines, les États-Unis et le Royaume-Uni ont décidé de bombarder des sites stratégiques houthis le 11 janvier 2024.
Professeur senior d’analyse financière, d’audit et de risk management - Directrice de Programme pour le MSc Fashion Design & Luxury Management- Responsable de la spécialisation MBA "Brand & Luxury Management", GEM
Chercheur sur la région Golfe- péninsule Arabique, enseignante Monde arabe (IEP de Lille)., Institut de Recherche Stratégique de l’Ecole Militaire (IRSEM)