Si les armes sont décisives, la capacité à financer une guerre demeure un facteur central dans tout conflit. Celui entre l’Iran et Israël n’échappe pas à cette règle d’airain.
Cette photo publiée le 18 juin 2025 par les forces armées iraniennes prétend montrer un drone israélien après avoir été pris pour cible dans la région centrale de la ville d'Ispahan, en Iran.
(Iranian Armed Forces via AP)
L’utilisation des drones armés n’est pas nouvelle, mais gagne en importance dans les conflits actuels en tant qu’unités de combat. Leur automatisation devrait accentuer le phénomène.
Vladimir Poutine reçoit le ministre iranien des affaires étrangères Abbas Araghchi (de dos) à Moscou le 23 juin 2025.
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D’une part, l’Iran se retrouve plus dépendant de Moscou que jamais ; d’autre part, l’attaque illégale commise par Israël et les États-Unis sert le discours de politique étrangère du Kremlin.
Les deux pays, ennemis farouches depuis des décennies et aujourd’hui en guerre ouverte, n’ont pas toujours été opposés l’un à l’autre, au contraire.
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S’ils se livrent aujourd’hui une guerre ouverte, Israël et l’Iran n’ont pas toujours été ennemis, au contraire…
Un partisan du Hezbollah libanais brandit une photo montrant des tirs de missiles iraniens vers Israël et une autre montrant Hachem Safieddine, éphémère chef du Hezbollah, tué par Israël en octobre 2024, lors d’une manifestation de soutien à l’Iran à Beyrouth, le 20 juin 2025.
Anwar Amro/AFP
L’Iran, parrain du Hezbollah libanais, est actuellement dans la tourmente, et Israël paraît plus que jamais en position de force. Quel impact sur le Liban ?
Le chef d’état-major interarmées, le général Dan Caine, présente les détails des frappes du 21 juin sur l’Iran, lors d’une conférence de presse au Pentagone le 22 juin 2025.
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Avant l’instauration de la République islamique en 1979, l’Iran avait de bonnes relations avec Israël. Tel-Aviv espère voir revenir à Téhéran un régime qui lui est favorable. Un vœu pieux, sans doute.
Quand on extrait de l’uranium du sol, il est composé à 99,27 % d'uranium-238.
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L’uranium a des usages civils qui n’ont rien à voir avec les armes. Pour fabriquer une bombe, il faut que l’uranium soit beaucoup plus concentré.
Le 14 juin, à Téhéran, un homme passe en mobylette devant une affiche représentant plusieurs des leaders militaires et scientifiques travaillant dans le domaine nucléaire qui ont été tués la veille dans des frappes israéliennes.
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Les installations nucléaires iraniennes les plus importantes sont enterrées des centaines de mètres sous terre, et le régime, quoique très impopulaire, a développé une forte résilience.
Le ciel de la ville israélienne de Nétanya, le 13 juin au soir. L'Iran a riposté par une salve de missiles et de drones à une attaque israélienne menée la nuit précédente qui a frappé plusieurs sites nucléaires et coûté la vie à au moins 80 personnes, dont des physiciens supposés impliqués dans le programme nucléaire iranien ainsi que plusieurs chefs militaires de premier plan.
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Pourquoi l'attaque israélienne a-t-elle eu lieu maintenant, quelles sont les faiblesses de l'Iran qu'elle a mises en évidence, et quels pourraient être les prochains développements ?
Le ministre iranien des affaires étrangères Abbas Araghchi (à gauche) rencontre le vice-premier ministre et ministre italien des affaires étrangères Antonio Tajani à Rome, le 19 avril 2025. La capitale italienne abrite des négociations entre les États-Unis et l’Iran sur le nucléaire iranien.
AFP
Donald Trump espère obtenir un de ses fameux « deals » en signant un accord avec l’Iran sur le programme nucléaire de ce dernier. Mais il reste bien des obstacles…
Des organisations iraniennes ont participé à la reconstruction d’Alep en Syrie. Qu’en sera-t-il maintenant ?
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La chute du régime syrien est un coup dur pour la République islamique d’Iran. Le départ de Bachar Al-Assad aura d’importantes conséquences pour l’économie iranienne déjà affaiblie.
Rassemblement devant l’ancienne ambassade américaine à Téhéran en soutien aux Palestiniens de la bande de Gaza et à l’occasion du 44e anniversaire du début de la crise des otages en Iran, le 4 novembre 2023. On y voit Donald Trump, qui avait alors quitté la Maison Blanche depuis près de trois ans, transpercé par un missile iranien.
Atta Kenare/AFP
Le programme nucléaire de l’Iran et son hostilité à l’égard d’Israël font de la République islamique une cible pour Donald Trump, qui a dernièrement multiplié les promesses tonitruantes sur ce sujet.
Des hommes armés se tiennent sur le toit d'un bâtiment pour repousser les pillards du complexe de logements militaires de Najha, dans le sud-est de Damas, le 17 décembre 2024. Le nouveau pouvoir a déjà fort à faire à l'intérieur : il va donc devoir se montrer particulièrement diplomate face à ses voisins, qui sont tous plus puissants que lui sur le plan militaire.
Aris Messinis/AFP
Le nouveau régime de Damas doit ménager les intérêts divergents des puissances arabes (Arabie saoudite, Jordanie, Égypte) et de la Turquie, tout en évitant toute confrontation directe avec Israël.
Le 30 mai 2024, Bachar Al-Assad était à Téhéran, où il rencontrait le Guide suprême Ali Khamenei. Quelques mois plus tard, ce dernier a regardé sans s’engager les rebelles syriens renverser son allié de longue date.
KHAMENEI.IR/AFP
Le fameux « axe de la résistance » qui allait de l’Iran au Hezbollah en passant par l’Irak et la Syrie n’a été d’aucun secours à Bachar Al-Assad. Pour un ensemble de raisons très rationnelles.
Un rebelle tire avec son AK-47 alors qu'il célèbre la prise de la ville de Damas, en Syrie, le 8 décembre 2024.
(AP Photo/Hussein Malla)
Quoi qu’il arrive après la chute de la dictature syrienne, il est peu probable que la stabilité revienne en Syrie. les déplacements et les souffrances du peuple syrien risquent de se poursuivre.
Abou Mohammed Al-Joulani, le chef du groupe islamiste syrien Hayat Tahrir al-Cham (HTC), s’adresse à la foule dans la célèbre mosquée des Omeyyades à Damas, le 8 décembre 2024.
Abdulaziz Ketaz/AFP
Une nouvelle ère s’ouvre pour la Syrie et pour le Proche-Orient, porteuse d’espoirs mais aussi de nombreuses inquiétudes.
Des rebelles (véhicule de gauche) provenant de la direction d’Idlib et Alep passent devant un char abandonné par les forces du régime sur la route menant à la ville de Khan Sheikhun, dans le nord-ouest de la province syrienne d’Idlib, le 1er décembre 2024.
Omar Haj Kadour/AFP
Une coalition de rebelles a repris la deuxième plus grande ville de Syrie, Alep, ainsi que la cinquième, Hama, et entend poursuivre son effort vers le sud, direction Damas.
Le premier ministre arménien Nikol Pachinian (à gauche) rencontre le président iranien Massoud Pezechkian à Téhéran, le 30 juillet 2024.
AFP
Taline Ter Minassian, Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco)
Enserrée entre la Turquie à l’ouest et l’Azerbaïdjan à l’est, l’Arménie regarde vers la Russie au nord, vers l’Iran au sud, et aussi vers la communauté internationale pour assurer son avenir.
Professeur agrégé de géographie, membre du laboratoire Médiations (Sorbonne Université), Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay
Enseignant à Sciences Po Paris en Middle East Studies, Président-fondateur de l'Institut des Relations Internationales et de Géopolitique, doctorant en science politique - relations internationales au Centre Thucydide, Sciences Po