Jeff Bachman, American University School of International Service and Esther Brito Ruiz, American University School of International Service
Avant Israël à Gaza, les responsables américains ont, au fil de l’histoire, eu recours à diverses stratégies rhétoriques pour se dédouaner des atrocités commises par les dirigeants et pays qu’ils ont soutenus.
Point de distribution de soupe de lentilles dans la ville de Gaza (nord de la bande de Gaza, 27 juillet 2025).
Omar Al-Qatta/AFP
À Gaza, la gravité de la situation humanitaire est extrême. La reprise timide des approvisionnements humanitaires ne permet pas la mise en œuvre effective d’une sécurité alimentaire.
Les drapeaux de la Palestine et d'Israël ont été affichés sur la Tour Eiffel dans la soirée du 21 septembre, veille de la reconnaissance officielle de la Palestine par la France.
Bertrand Guay/AFP
La décision française de reconnaître l’État de Palestine demeurera symbolique aussi longtemps qu’Israël et les États-Unis n’auront pas changé d’approche.
Le vice-premier ministre chinois Ding Xuexiang accueille le ministre iranien des affaires étrangères Abbas Araghchi à Pékin le 23 avril 2025. Cherchant à ménager toutes les puissances de la région, la Chine ne veut pas apparaître trop proche de l’une d’elles au détriment des autres.
Ministère iranien des affaires étrangères/AFP
La position chinoise de neutralité au Moyen-Orient, qui lui a longtemps réussi, pourrait se retourner contre elle…
Le 7 juillet 2025 à la Maison Blanche, Benyamin Nétanyahou remet à Donald Trump une copie de la lettre qu’il a envoyée au comité Nobel pour proposer la candidature de son hôte au prix Nobel de la paix.
Andrew Caballero-Reynolds/AFP
Alors que Donald Trump paraît pressé d’obtenir la signature d’un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, Benyamin Nétanyahou semble déterminé à pousser son avantage sur le terrain.
Un nourrisson palestinien d’un an souffrant de malnutrition est mesuré alors qu’il reçoit un traitement à l’hôpital Kamal Adwan de Beit Lahia, dans le nord de la bande de Gaza (24 avril 2025).
Bashar Taleb/AFP
La famine et la malnutrition qui sévissent à Gaza affectent la santé de tous les Gazaouis. Mais leur impact sur le cerveau en développement des nourrissons est particulièrement préoccupant.
Yaïr Golan manifeste contre le gouvernement Nétanyahou et appelle à la libération des otages et à la fin de la guerre à Tel-Aviv, le 29 mai 2025.
Avivi Aharon/Shutterstock
L’ancien numéro 2 de l’armée israélienne, Yaïr Golan : le nouvel espoir de la gauche sioniste pour sauver l’image d’Israël… par tous les faux-semblants possibles ?
Manifestation à Toronto (Canada) le 28 octobre 2023.
Greg finnegan/Shutterstock
Vincent Chetail, Graduate Institute – Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID)
S’il appartient à la Cour internationale de justice de trancher sur la qualification des faits, il convient, en attendant, de se focaliser sur ce qui se passe à Gaza et de chercher à soulager les souffrances de sa population.
Marche de militants pour la paix de l’organisation Standing Together à Haïfa (Israël), le 14 septembre 2024. Les slogans, écrits en arabe et en hébreu, appellent à la paix, à la libération des otages et à de nouvelles élections.
RnDmS/Shutterstock
Le chercheur Yuval Katz s’est récemment rendu en Israël auprès d’activistes israéliens œuvrant pour la paix.
Emmanuel Macron et le directeur de l’Institut du monde arabe Jack Lang (au centre), lors de l’inauguration de l’exposition « Trésors sauvés de Gaza », à Paris, le 14 avril 2025.
Michel Euler/AFP
Reconnaître la Palestine : c’est un projet qu’Emmanuel Macron a récemment dévoilé. Mais qu’est-ce que cette formule implique réellement ?
Manifestation à Amman, capitale de la Jordanie, le 14 février 2025, contre la proposition de Donald Trump de prendre le contrôle de la bande de Gaza et de déplacer plus de deux millions de Palestiniens hors du territoire.
KhalilMazraawi/AFP
Pierre Firode, Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay
La Jordanie et l’Égypte, profondément hostiles aux Frères musulmans, voient ce mouvement progresser, en bonne partie à cause du comportement d’Israël et des États-Unis.
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le président américain Donald Trump lors d'une réunion des Nations unies en 2017.
Photo: Brendan Smialowski/AFP via Getty Images
Depuis 1979, l'Égypte est un pilier central de la politique étrangère américaine au Moyen-Orient.
Le plan de Trump reflète le soutien de longue date des sionistes chrétiens des États-Unis à l’État d’Israël – un soutien ancré dans une lecture spécifique de la Bible et non dénué d’ambiguïtés.
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Les sionistes chrétiens qui constituent un soutien clé de Donald Trump ont une interprétation de la Bible dont on retrouve clairement la trace dans le plan pour Gaza proposé par le président américain.
Cette photo aérienne montre des Gazaouis déplacés marchant vers la ville de Gaza le 27 janvier 2025, après avoir traversé le corridor de Netzarim, installé par l'armée israélienne, qui coupe la bande de Gaza en deux. Donald Trump propose de « nettoyer » le territoire de ses habitants et de transformer le territoire en station balnéaire.
AFP
Au mépris des règles internationales et des procédures démocratiques, les « broligarques » (oligarques de la tech) états-uniens veulent refaire non seulement leur pays, mais aussi le reste du monde, y compris Gaza.
Une ménorah de Hanoukka, une lanterne de Ramadan et un arbre de Noël illuminé côte à côte à Haïfa (nord d’Israël), le 21 décembre 2024.
AhmadGharabli/AFP
Un État israélo-palestinien unique représente une possibilité crédible, à condition que des concessions importantes soient faites de part et d’autre.
Selon Donald Trump, la bande de Gaza ayant été réduite à l’état de ruines (ici la ville de Jabalia, dans le nord du territoire, le 5 février 2025), il convient d’en transférer la population ailleurs, le temps de reconstruire. Les Palestiniens redoutent qu’en cas de départ ils ne soient pas autorisés à revenir plus tard.
Bashar Taleb/AFP
Donald Trump propose de transférer les Palestiniens vers des pays arabes de la région, à commencer par l’Égypte et la Jordanie. Une idée qui n’a, en réalité, pas grand-chose de nouveau.
Une campagne de vaccination contre la poliomyélite avec un vaccin administré par voie orale a été menée auprès d’enfants de Gaza, dans les Territoires palestiniens, en octobre 2024.
Eyad Baba/AFP
La situation géopolitique, comme les conflits à Gaza, en Afghanistan ou au Pakistan, freine l’éradication de la poliomyélite et favorise des épidémies liées à des virus dérivés des vaccins.
Fouilles dans les ruines d'une mosquée, de son minaret et des bâtiments attenants, après un bombardement israélien à Nuseirat, dans le centre de la bande de Gaza, le 17 juillet 2024.
Eyad Baba/AFP
Chloé Maurel, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
La guerre a causé des dégâts parfois définitifs au riche patrimoine architectural et culturel de Gaza..
De jeunes Palestiniens déplacés posent devant leurs tentes, qui ont été touchées par une frappe aérienne israélienne, à l'intérieur de l'enceinte de l'hôpital Al-Aqsa, à Deir al-Balah, à Gaza, le 27 septembre 2024.
(Shutterstock)
Les images d’enfants regardant l’objectif sont fréquentes dans la médiatisation des conflits. Leur côté humaniste cache le fait qu’elles sont des produits échangés sur les marchés de l’information.
Le Sud-Liban a payé un très lourd tribut à cette guerre qui devrait s’interrompre pour deux mois.
Bilal Hussein/AP
Professeur agrégé de géographie, membre du laboratoire Médiations (Sorbonne Université), Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay
Sociologue, chargée de recherche à l'IRD (LPED/AMU), spécialiste des questions migratoires et des conflits au Moyen-Orient, Institut de recherche pour le développement (IRD)
Professeur de sociologie politique. Chercheur au Centre d’études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques (CESSMA), chercheur associée au Centre d'Etudes et de Recherche Moyen-Orient, Méditerranée (CERMOM) , Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco)
Doctorante associée à l'Institut de Recherche Stratégique de l'École Militaire en science politique et relations internationales (CMH EA 4232-UCA), Sciences Po