Affiche représentant Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah tué par Israël au Liban, avec un message de condoléances signé par le président syrien Bachar Al-Assad, à Damas, le 1er octobre 2024. Pour l’heure, le régime syrien n’est pas allé très loin dans l’appui à son vieil allié du Hezbollah.
Louai Beshara/AFP
Le régime de Damas, déterminé à revenir au sein du concert des nations arabes, ne se risque pas pour autant à s’impliquer pleinement dans la guerre au Liban et à Gaza.
Yahya Sinouar, chef du mouvement islamiste palestinien Hamas dans la bande de Gaza, serre la main d’un combattant masqué des Brigades Qassam du Hamas lors d’un rassemblement marquant le 35e anniversaire de la fondation du groupe, dans la ville de Gaza, le 14 décembre 2022.
Mohammed Abed/AFP
On a souvent attribué la sauvagerie des massacres du 7 Octobre à la haine ressentie par les combattants du Hamas envers Israël. Or cette violence spectaculaire a sans doute été mûrement réfléchie.
Un député du Parti sioniste religieux, Tzvi Sukkot (à gauche), se confronte à un manifestant palestinien à Huwara, en Cisjordanie, le 3 mars 2023,
Jaafar Ashtiyeh/AFP
L’analyse des conflits à travers la froide logique géopolitique tend parfois à sous-estimer l’importance des émotions des parties prenantes, au premier rang desquelles la colère.
Kamala Harris, en sa qualité de vice-présidente des États-Unis, rencontre le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou à Washington le 25 juillet 2024. Lors de cette rencontre, elle lui a dit qu’il était temps qu’un cessez-le-feu soit conclu à Gaza. Trump ne demande pas de cessez-le-feu, mais tous deux disent souhaiter une fin rapide de la guerre et insistent sur le lien stratégique entre les États-Unis et Israël.
Roberto Schmidt/AFP
La minorité pro-palestinienne au sein du Parti démocrate ne pèse pas beaucoup sur Kamala Harris. Donald Trump, lui, veut mobiliser l’électorat évangélique. Au final, tous deux appuient Israël.
Le portrait d’Ismaïl Haniyeh brandi lors d’un rassemblement à l’université de Téhéran le 31 juillet 2024. L’Iran a décrété trois jours de deuil après l’assassinat du chef de Hamas sur son territoire et assuré que cet acte « ne resterait pas sans réponse ».
AFP
Un effondrement économique de l’Autorité palestinienne apparaît aujourd’hui comme une éventualité très crédible.
Les résultats d'un vote sur une résolution demandant au Conseil de sécurité des Nations unies de soutenir l'adhésion à part entière de la Palestine à l'ONU sont affichés lors d'une session spéciale de l'Assemblée générale, au siège de l'ONU à New York, le 10 mai 2024.
Charly Triballeau/AFP
L’État de Palestine est reconnu par la plus grande partie de la communauté internationale, mais ses contours restent terriblement flous.
Une pancarte en soutien aux femmes et aux personnes trans et autochtones est brandie dans le campement pro-palestinien de l'Université McGill, le 6 juin 2024.
La Presse canadienne/Graham Hughes
Comment expliquer l’alliance inattendue entre les défenseurs des droits des femmes et des trans et ceux d’une Palestine dirigée par le Hamas ? C’est tout le paradoxe des campements pro-palestiniens.
Manifestation en soutien à la Palestine, le 1er juin 2024, place de la République à Paris.
Zakaria Abdelkafi/AFP
Les manifestations de soutien à la cause palestinienne apparaissent à chaque poussée de violence au Proche-Orient depuis 1967 et s’inscrivent dans l’histoire politique longue de la France dans la région.
Les drapeaux de la Norvège, de l’Afrique du Sud, de l’Irlande et de l’Espagne entourent celui de la Palestine à l’entrée de la ville de Ramallah, en Cisjordanie, le 28 mai 2024. Le 28 mai, la Norvège, l’Espagne et l’Irlande ont reconnu l’État de Palestine.
Zain Jaafar/AFP
Ce sont désormais 147 États de l’ONU qui reconnaissent la Palestine. Ces reconnaissances sont d’un ordre avant tout symbolique, mais portent un coup à la position d’Israël sur la scène internationale.
Benny Gantz (à droite), leader d'un parti d'opposition de centre gauche, a accepté de rejoindre le cabinet d'urgence de Benyamin Nétanyahou (à gauche) où il siège aux côtés du ministre de la Défense Yoav Gallant (au centre).
Abir Sultan/AFP
Avant le 7 octobre 2023, l’opposition de centre et de gauche était vent debout contre Benyamin Nétanyahou. Cela a radicalement changé après le massacre commis par le Hamas.
Le procureur de la Cour pénale internationale, Karim Khan, vient de demander à la Cour d'émettre cinq mandats d'arrêt. Cela ne signifie pas automatiquement que ces cinq mandats d’arrêt seront émis.
Dimitar Dilkoff/AFP
Benyamin Nétanyahou, son ministre de la Défense et trois leaders du Hamas vont-ils faire l’objet de mandats d’arrêt de la CPI ? C’est en tout cas ce que souhaite le procureur de la Cour.
Des Palestiniens déplacés attendent une distribution de nourriture par une organisation caritative avant le repas de l’iftar, la rupture du jeûne, au premier jour du Ramadan à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 11 mars 2024.
AFP
À la pénurie alimentaire s’ajoute une promiscuité propice à la diffusion de maladies. Or le système de santé de Gaza est très dégradé.
Riad Al-Malki, ministre des Affaires étrangères de la Palestine (à gauche), salue le Procureur de la Cour pénale internationale Karim Khan, le 21 février 2024 à La Haye.
Compte Twitter de la Cour pénale internationale
Alors même qu’ils sont toujours en cours, les deux grands conflits armés actuels ont donné lieu à plusieurs saisines de la Cour internationale de justice et de la Cour pénale internationale.
Capture d’écran d’une vidéo de l’armée israélienne diffusée le 2 novembre 2023 montrant des frappes sur la bande de Gaza.
Israeli Defence Forces
Le recours systématique à l’IA pour désigner les cibles palestiniennes et décider de l’intensité des frappes est, pour l’instant en tout cas, loin d’avoir porté ses fruits.
Dans les tribunes du stade Al-Bayt à al-Khor, le drapeau de la Palestine voisine avec celui du Qatar lors du huitième de finale de Coupe d’Asie opposant les deux sélections nationales le 29 janvier 2024, et qui sera remporté par le Qatar, pays hôte de la compétition.
Hector Retamal/AFP
La Coupe d’Asie organisée au Qatar est pour l’émirat un nouveau moment de soft power – spécialement dans le contexte actuel, quand l’ensemble des sociétés arabes a les yeux braqués sur la Palestine.
Bagdad, le 25 janvier 2024. Des membres des Forces de mobilisation populaire irakiennes portent le cercueil d’un camarade tué lors d’une frappe aérienne américaine.
Ahmad Al-Rubaye/AFP
Ces deux groupes liés à l’Iran s’en sont pris à Israël depuis le début des bombardements sur Gaza, suscitant des représailles américaines. Mais ces frappes ne suffiront pas à les faire renoncer.
Drapeaux israélien et palestinien représentés au-dessus de Jérusalem.
Melnikov Dmitriy
Le système actuel ne peut pas garantir un avenir de paix pour les Israéliens et les Palestiniens. Alors, quelles options ? Faut-il envisager un État unique ou deux États ? Et selon quelles modalités ?
Le 3 décembre, sur les lieux du festival de musique Nova, Karim Khan (deuxième à partir de la droite) échange avec des survivants de l’attaque commise par le Hamas le 7 octobre Le lendemain, il se rendra à Ramallah, où il rencontrera Mahmoud Abbas et des victimes palestiniennes de la colonisation de la Cisjordanie. Mais il ne pourra pas aller à Gaza.
International Criminal Court
Si la CPI a ouvert une enquête sur le conflit israélo-palestinien en 2021, ce n’est qu’en décembre 2023 que le Procureur s’est rendu sur le terrain. Les efforts de la Cour sont-ils suffisants ?
Des personnes participent à une manifestation de soutien à la Palestine à Montréal, le 13 octobre 2023.
La Presse canadienne/Graham Hughes
Les crimes haineux existent depuis plusieurs années au Canada, mais le récent conflit entre Israël et le Hamas les a exacerbés, remettant en cause le multiculturalisme canadien.
Doctorante associée à l'Institut de Recherche Stratégique de l'École Militaire en science politique et relations internationales (CMH EA 4232-UCA), Sciences Po
Chercheure associée à l’Institut français du Proche-Orient (IFPO – Beyrouth) et membre du Conseil arabe des sciences sociales, Fondation Maison des Sciences de l'Homme (FMSH)