En octobre 2024, des membres du collectif Antigone ont bloqué le pont Jacques-Cartier, à Montréal, afin d’alerter la population à l’urgence climatique.
La Presse Canadienne / Christinne Muschi
Face à la crise climatique, les manifestations qu’on voit se multiplier comprennent de plus en plus d’actions radicales. Mais ont-elles l’adhésion de la population ?
Manifestation à Mumbai le 24 juillet 2026, en solidarité avec le mouvement de protestation mené par le Cockroach Janta Party (CJP) qui réclamait alors la démission du ministre de l’Éducation, Dharmendra Pradhan. Ce dernier démissionnera quelques jours plus tard.
Indranil Mukherjee/AFP
L’actuelle fronde des étudiants en Inde reflète les difficultés d’une classe moyenne dont l’essor a nettement ralenti au cours de ces dernières années.
Manifestation à Tirana, le 9 juin 2026, contre le projet immobilier du couple Jared Kushner/Ivanka Trump. Sur la pancarte, Ivanka tient en laisse le premier ministre albanais Edi Rama, partisan déclaré du projet. La légende invite la fille de Donald Trump, en des termes peu amènes, à ne pas toucher à l’île sur laquelle son complexe de luxe doit être bâti.
Bledi_k/Shutterstock (no reuse)
En Albanie, le projet immobilier de Jared Kushner et d’Ivanka Trump suscite un mouvement de protestation qui pourrait emporter Edi Rama, au pouvoir depuis treize ans.
Deux militantes écologistes du collectif Riposte alimentaire s’en sont pris à la Joconde, au musée du Louvre à Paris, le 28 janvier 2024, en jetant de la soupe sur le chef-d’œuvre de Léonard de Vinci.
David Cantiniaux/AFPTV/AFP
Les mobilisations pour le climat prennent des formes très diverses. Mais qu’elles soient légales ou non, elles relèvent toutes d’un même édifice juridique.
Dans cette image extraite d’une vidéo circulant sur les réseaux sociaux, des manifestants descendent dans les rues malgré une répression de plus en plus sévère, le tout alors que la République islamique reste coupée du reste du monde, à Téhéran, Iran, le 9 janvier 2026.
(UGC via AP, archive)
Depuis fin décembre, l’Iran est secoué par un soulèvement inédit, nourri par la crise économique et aggravée par une répression violente du régime.
Une manifestante dénonce la pratique policière consistant à viser les yeux des contestataires, pendant un rassemblement de l’opposition en solidarité avec le peuple iranien à l’occasion du 44e anniversaire de la révolution islamique, à Paris, le 11 février 2023. En ce début 2026, des centaines de personnes auraient été blessées aux yeux par des tirs délibérés des forces de l’ordre.
Geoffroy Van der Hasselt/AFP
Les tirs de la police visent volontairement les yeux des manifestants. Une pratique dont les racines sont bien plus anciennes que la République islamique.
Dans les mouvements sociaux, le soin devient un outil central d’autodéfense collective. Des street medics chargés des premiers secours défilent ici lors d’une manifestation contre le projet d’autoroute A69 entre Castres et Toulouse, le 22 avril 2023.
Lionel Bonaventure/AFP
Lors des manifestations, secouristes, psychologues ou juristes interviennent fréquemment dans un contexte de plus en plus violent.
Manifestation d’émigrés tanzaniens au Cap (Afrique du Sud), le 5 novembre 2025, en solidarité avec leurs concitoyens en proie à une répression sanglante. Samia Suluhu Hassan a remporté le scrutin du 29 octobre 2025 avec 98 % des voix, selon la commission électorale, mais l’opposition a qualifié l’élection de « simulacre ».
Rodger Bosch/AFP
La jeunesse tanzanienne, très connectée, se révolte contre des élections qu’elle juge truquées. Aussitôt, parallèlement à la répression des manifestations, le pouvoir coupe Internet.
L’emblème de l’équipage pirate de Chapeau de paille brandi lors d’une manifestation à Rome, en septembre 2025, en soutien à la Palestine et à la Flotille pour Gaza.
Vincenzo Nuzzolese/SOPA Images/LightRocket via Getty Images
De Katmandou à Jakarta, en passant par Paris et New York, le drapeau des pirates au chapeau de paille du manga « One Piece » est devenu un emblème transnational de rébellion.
Des militaires ralliés au mouvement hostile au pouvoir sont accueillis avec jubilation par les habitants à Antananarivo, le 12 octobre 2025. La scène est filmée par des dizaines de smartphones : à Madagascar comme ailleurs, désormais, « the revolution will be TikToked ».
Matthieu Rondel/AFP
L’application à la crise politique malgache des outils des sciences de l’information et de la communication permet d’appréhender pleinement la puissance devenue essentielle des réseaux sociaux.
Manifestation du 9 septembre 2025, à Katmandou. Les jeunes, qui constituent la majeure partie des protestataires, reprennent volontiers à leur compte des références culturelles visuelles de la génération Z, présentes dans de nombreux mouvements de par le monde, comme cette tête du mort tirée du très populaire manga One Piece. La pancarte dénonce également l’interdiction de plusieurs réseaux sociaux et appelle à mettre fin au népotisme et à la corruption.
Pratisha Manandhar/Shutterstock
Au Népal, au mépris de la répression, une jeunesse connectée conteste le népotisme, redéfinit les formes de la démocratie et obtient des résultats tangibles.
L’activiste d’extrême droite britannique Tommy Robinson (au centre), de son vrai nom Stephen Yaxley-Lennon, défile avec ses partisans, dont la commentatrice d’extrême droite Katie Hopkins (au centre) et l’acteur et activiste de droite Laurence Fox (à gauche), dans le centre de Londres lors d’une marche pour la « liberté d’expression » sous le mot d’ordre « Unite the Kingdom » (« Rassembler le royaume »), le 13 septembre 2025.
Traduit avec DeepL.com (version gratuite)
Carlos Jasso/AFP
La floraison de drapeaux observée en Angleterre cet été et la grande manifestation nationaliste « Unite the Kingdom » du 13 septembre révèlent la croissance d’un sentiment national spécifiquement anglais.
Une femme frappe un policier avec un bâton de bambou auquel est attaché un drapeau indonésien lors d’une manifestation devant le bâtiment du Parlement à Jakarta, le 28 août 2025.
Bay Ismoyo/AFP
La mort d’un jeune homme, le 28 août, tué par la police lors d’une manifestation à Jakarta, a provoqué la colère populaire contre les forces de l’ordre et, au-delà, contre un système inégalitaire et corrompu.
Des manifestants ukrainiens opposés à la loi remettant en cause l’indépendance des agences anticorruption NABU et SAP, à Kiev, le 24 juillet 2025.
Tetiana Dzhafarova/AFP
Des agents masqués et armés de la police de l'immigration de Donald Trump (ICE) multiplient les arrestations agressives, suscitant inquiétudes et controverses.
La première ministre thaïlandaise Paetongtarn Shinawatra s’excuse à Bangkok le 19 juin 2025, après la fuite d’un enregistrement téléphonique.
Lillian Suwanrumpha/AFP
La suspension de la première ministre thaïlandaise par la Cour constitutionnelle ravive les tensions internes à Bangkok, en pleine crise avec le Cambodge.
Tout au long des débats sur la loi Duplomb, le syndicat agricole FNSEA n'a pas caché son soutien au texte, qui reprend plusieurs de ses revendications, comme on peut le voir sur cette photo d'un rassemblement de militants devant l'Assemblée nationale le 26 mai 2025.
Thomas Samson /AFP
La loi Duplomb a été définitivement adoptée par l’Assemblée nationale. Elle reprend plusieurs revendications de la FNSEA, opposée à la réduction des pesticides.
19 juin 2025 : funérailles de deux membres du Croissant-Rouge iranien tués par une frappe israélienne sur Téhéran.
Iranian Red Crescent/AFP
Coup de projecteur sur la société iranienne, première victime de la guerre en cours.
Donald Trump s’exprime lors du défilé du 250e anniversaire de l’armée (Washington, DC, 14 juin 2025) tandis que des centaines de milliers de personnes dans le pays se sont mobilisées pour contester à la fois ce défilé et sa brutale politique migratoire.
Doug Mills/Pool/AFP
Légalement douteux, le déploiement de l’armée en Californie vient s’ajouter à de nombreuses mesures qui, chaque jour davantage, confirment un glissement de Donald Trump vers l’autoritarisme.
Los Angeles, le 11 juin 2025.
Ronaldo Schemidt/AFP
Maitre de conférences en sciences de la communication, Chercheur au PREFICS (Plurilinguismes, Représentations, Expressions Francophones, Information, Communication, Sociolinguistique), Université Rennes 2
Chercheur au CNRS, directeur du Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (CESDIP), Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay