Dégâts causés par les frappes aériennes israéliennes dans le quartier de Burj al-Chamali, près de la ville de Tyr, dans le sud du Liban, le 2 juin 2026.
Kawnat Haju/AFP
Incapable de vaincre l’Iran, Israël se concentre sur le Hezbollah, mais les leçons du passé rappellent à quel point l’occupation du sud du Liban est un exercice périlleux.
Un gendarme des Forces de sécurité intérieure montant la garde à Beyrouth. Les autorités s’efforcent de protéger les communautés déplacées et de maintenir l’ordre.
Wael Hamzeh / EPA
Alors que le Hezbollah continue de combattre Israël dans le sud du Liban, le reste du pays est confronté à la perspective d’une guerre civile.
Portraits des dirigeants assassinés du mouvement chiite libanais Hezbollah, Hassan Nasrallah (à gauche) et Hashem Safieddine, sur le site d’une frappe aérienne israélienne menée pendant la nuit et qui a visé le quartier de Burj al-Barajneh, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 14 mars 2026. Le Liban a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient début mars lorsque le Hezbollah, soutenu par l’Iran, a attaqué Israël en réponse à l’assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei et aux violations persistantes par Tel-Aviv du cessez-le-feu acté fin 2024.
AFP
Déjà très affaibli par sa précédente confrontation avec Israël, le Hezbollah s’est tout de même lancé dans une nouvelle guerre plus que périlleuse pour sa survie.
Un drapeau du Hezbollah flotte depuis un balcon sur le village de Nabi Chit, à l’est du Liban, dans la vallée de la Bekaa, touché par une frappe d’Israël, le 7 mars 2026, faisant 41 morts.
Fadel Itani/AFP
Pierre Firode, Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay
Les milices chiites en Irak et le Hezbollah libanais, jusqu’ici largement aux ordres de Téhéran, pourraient s’en émanciper à la faveur des événements.
Cette photo prise lors d’une visite organisée pour les médias montre des armements qui auraient été saisis par les forces israéliennes à Gaza, au Liban et en Syrie, exposés à la base militaire israélienne de Tzrifin, le 30 décembre 2025.
Jack Guez/AFP
Au prétexte d’assurer sa sécurité dans son entourage immédiat, Israël se montre de plus en plus interventionniste dans les États voisins, spécialement au Liban et en Syrie.
Un partisan du Hezbollah libanais brandit une photo montrant des tirs de missiles iraniens vers Israël et une autre montrant Hachem Safieddine, éphémère chef du Hezbollah, tué par Israël en octobre 2024, lors d’une manifestation de soutien à l’Iran à Beyrouth, le 20 juin 2025.
Anwar Amro/AFP
L’Iran, parrain du Hezbollah libanais, est actuellement dans la tourmente, et Israël paraît plus que jamais en position de force. Quel impact sur le Liban ?
L’élection à la présidence de Joseph Aoun, jusqu’ici chef de l’armée (en portrait sur le mur, en second plan, à droite), a suscité des scènes de liesse au Liban, comme ici à Aaichiyeh (sud du pays), le 9 janvier 2025. Mais la population pourrait vite déchanter.
Mahmoud Zayyat/AFP
Elena Aoun, Université catholique de Louvain (UCLouvain)
L’élection de Joseph Aoun suscite des espoirs qui, pour de nombreuses raisons, semblent hélas démesurés.
Le 30 mai 2024, Bachar Al-Assad était à Téhéran, où il rencontrait le Guide suprême Ali Khamenei. Quelques mois plus tard, ce dernier a regardé sans s’engager les rebelles syriens renverser son allié de longue date.
KHAMENEI.IR/AFP
Le fameux « axe de la résistance » qui allait de l’Iran au Hezbollah en passant par l’Irak et la Syrie n’a été d’aucun secours à Bachar Al-Assad. Pour un ensemble de raisons très rationnelles.
Un rebelle tire avec son AK-47 alors qu'il célèbre la prise de la ville de Damas, en Syrie, le 8 décembre 2024.
(AP Photo/Hussein Malla)
Quoi qu’il arrive après la chute de la dictature syrienne, il est peu probable que la stabilité revienne en Syrie. les déplacements et les souffrances du peuple syrien risquent de se poursuivre.
Abou Mohammed Al-Joulani, le chef du groupe islamiste syrien Hayat Tahrir al-Cham (HTC), s’adresse à la foule dans la célèbre mosquée des Omeyyades à Damas, le 8 décembre 2024.
Abdulaziz Ketaz/AFP
Une nouvelle ère s’ouvre pour la Syrie et pour le Proche-Orient, porteuse d’espoirs mais aussi de nombreuses inquiétudes.
Des rebelles (véhicule de gauche) provenant de la direction d’Idlib et Alep passent devant un char abandonné par les forces du régime sur la route menant à la ville de Khan Sheikhun, dans le nord-ouest de la province syrienne d’Idlib, le 1er décembre 2024.
Omar Haj Kadour/AFP
Une coalition de rebelles a repris la deuxième plus grande ville de Syrie, Alep, ainsi que la cinquième, Hama, et entend poursuivre son effort vers le sud, direction Damas.
Le Sud-Liban a payé un très lourd tribut à cette guerre qui devrait s’interrompre pour deux mois.
Bilal Hussein/AP
L’engagement de Benyamin Nétanyahou dans un conflit militaire de haute intensité au Liban vise à changer l’équilibre des forces pour transformer la réalité stratégique du Moyen-Orient.
Trois véhicules blindés de transport de troupes israéliens, dont l’un a été retourné par l’impact, après avoir subi un tir de missile du Hezbollah près du village de Kfar Kila, dans le sud du Liban, le 31 juillet 2006.
Menahem Kahana/AFP
En 2006, le Hezbollah s’est montré capable à la fois d’affronter Tsahal en terrain ouvert et d’employer des méthodes de guérilla. 18 ans plus tard, l’examen de cette guerre est riche d’enseignements.
Frappe aérienne israélienne sur le village de Khiam, dans le sud du Liban, le 7 octobre 2024.
AFP
Après onze mois de guerre d’usure, septembre 2024 a vu une nette intensification du conflit, qui semble désormais impliquer plus que jamais la plupart des alliés régionaux de l’Iran face à Israël.
Affiche représentant Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah tué par Israël au Liban, avec un message de condoléances signé par le président syrien Bachar Al-Assad, à Damas, le 1er octobre 2024. Pour l’heure, le régime syrien n’est pas allé très loin dans l’appui à son vieil allié du Hezbollah.
Louai Beshara/AFP
Le régime de Damas, déterminé à revenir au sein du concert des nations arabes, ne se risque pas pour autant à s’impliquer pleinement dans la guerre au Liban et à Gaza.
Des Iraniens brûlent un drapeau israélien lors d’un rassemblement à Téhéran le 2 octobre 2024, au lendemain du tir de 180 missiles iraniens sur Israël.
Atta Kenare/AFP
L’Iran ne pouvait pas rester sur la touche, laissant ses alliés le Hezbollah et le Hamas livrer bataille à Israël.
Des personnes inspectent les décombres des bâtiments qui ont été rasés le 27 septembre par les frappes israéliennes qui ont visé et tué le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah dans le quartier de Haret Hreik dans la banlieue sud de Beyrouth, le 29 septembre 2024.
AFP
Un million de déplacés internes, des centaines de morts et des destructions majeures… mais aussi un affaiblissement peut-être définitif du Hezbollah. C’est le bilan de ces derniers jours. Analyse.
Cette photo prise le 15 avril 2024 montre une vue d’une immense affiche représentant des missiles balistiques iraniens avec un texte en arabe indiquant « la promesse de [la personne] honnête » et en persan « Israël est plus faible qu’une toile d’araignée », sur la place Valiasr, dans le centre de Téhéran.
Atta Kenare/AFP
Au vu du maximalisme du gouvernement Nétanyahou d’une part, et de la détermination du Hezbollah et de son protecteur iranien d’autre part, la situation paraît plus explosive que jamais.
Drone du Hezbollah intercepté par les forces aériennes israéliennes au-dessus du nord d’Israël le 25 août 2024.
Jalaa Marey/AFP
Professeur agrégé de géographie, membre du laboratoire Médiations (Sorbonne Université), Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay