Pierre Firode, Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay
Les Kurdes de Syrie n’ont guère bénéficié de leur lutte acharnée contre Daech : le nouveau régime syrien est sur le point de totalement résorber leur autonomie, sans que les Occidentaux ne s’en émeuvent.
11 janvier 1999 : Nicanor Restrepo (au centre, chemise à carreaux bordeaux), patron d’un conglomérat de plus de cent entreprises, participe à des négociations de paix avec des membres des FARC (en treillis) et des représentants du gouvernement à La Machaca, dans la province de Caqueta (sud-ouest de la Colombie), une région alors principalement contrôlée par les FARC.
El Espectador/AFP
Frédéric Martineau, Centre d'études diplomatiques et stratégiques (CEDS)
Les entreprises colombiennes sont devenues des actrices clés d’un processus de paix inachevé, dont la durabilité dépend d’un cadre institutionnel solide.
Célébrations du premier anniversaire de la chute du régime de Bachar Al-Assad à Damas, le 8 décembre 2025.
Louai Beshara/AFP
Léo Fourn, Institut de recherche pour le développement (IRD)
La société civile occupe désormais une place importante en Syrie, entre participation au gouvernement, action humanitaire et vigilance à l’égard du nouveau pouvoir.
Des personnes réfugiées, essentiellement des femmes, attendent de recevoir une aide financière lors d’une distribution d’argent liquide organisée par le Programme alimentaire mondial (PAM) dans un ancien enclos à bétail du secteur 5 du camp de personnes déplacées de Bentiu, dans l’État d’Unity, au Soudan du Sud, le 4 novembre 2025.
Rian Cope/AFP
La guerre civile au Soudan provoque des migrations massives vers le Soudan du Sud. Les migrants et surtout les migrantes subissent régulièrement attaques et viols de masse.
Le pont de Shambat, reliant de part et d’autre du Nil, Omdurman à Bahri, près de Khartoum, photographié ici le 24 juin 2025, a été bombardé le 7 2023 par les forces armées gouvernementales pour couper la route du ravitaillement des FSR.
AFP
La guerre au Soudan, opposant l’armée régulière aux FSR paramilitaires, dure depuis plus de deux ans. Elle a plongé le pays dans une crise humanitaire sans précédent. Entretien.
La police nord-irlandaise fait face à des manifestants anti-immigration à Ballymena, le 11 juin 2025. Ces manifestations violentes ont fait d’importants dégâts matériels et de nombreux blessés parmi les personnes issues de l’immigration et les forces de l’ordre.
Paul Faith/AFP
En Irlande du Nord, une agression sexuelle a déclenché des émeutes racistes visant des familles immigrées.
Des réfugiés syriens chargent leurs affaires sur une voiture et se préparent à quitter le camp Jordan-Emirati à Azraq, à l’est d’Amman, pour retourner à Deraa, dans le sud de la Syrie, le 3 juin 2025.
Khalil Mazraawi/AFP
La chute du régime Assad fin 2024 a relancé le débat sur le retour au pays des centaines de milliers de Syriens réfugiés en Jordanie, parfois depuis plus de dix ans.
Vue de Mossoul (Irak), occupée en 2014 par l’État islamique et reprise en 2017 par l’armée après de lourds combats qui ont provoqué de graves dégâts. La reconstruction des villes et des États après les guerres, en termes de BTP comme en termes institutionnels, est un processus long et complexe.
Sebastian Castelier/Shutterstock
Après la fin d’une guerre, la reconstruction de l’État doit passer à la fois par une aide extérieure et par l’implication des différences forces locales. Ce qui est parfois une gageure.
Des habitants de Bukavu écoutent les discours de représentants du mouvement M23 lors d’un meeting sur la place de l’Indépendance, le 27 février 2025.
AFP
Que ressentent les habitants des villes de l’est de la RDC, prises par le mouvement rebelle du M23 ?
Le 22 mars 1975, des Cambodgiens embarquent à l’aéroport de Phnom Penh alors que la chute de la capitale est imminente. Les Khmers rouges entreront le 17 avril 1975 dans Phnom Penh.
Françoise Demulder/AFP
Il y a 50 ans, après une longue guerre civile, les Khmers rouges entraient dans Phnom Penh et devenaient les maîtres d’un pays qu’un petit nombre de ressortissants avait quitté, plus ou moins précipitamment, dans les années, mois et jours précédents.
Des représentants de la société civile syrienne réfléchissent à des stratégies pour s’assurer que leur pays ne retourne pas à l’autoritarisme, dans une scène inimaginable sous le régime du président Bachar al-Assad, dans la cour d’une maison traditionnelle du vieux Damas, le 6 janvier 2025. Depuis que les rebelles islamistes ont chassé le dirigeant historique le mois dernier, les espaces publics de la capitale syrienne sont animés par des réunions de la société civile qui étaient auparavant interdites. Les militants en exil sont revenus dans le pays pour la première fois depuis des années, ce qui a souvent donné lieu à des retrouvailles émouvantes avec des amis restés au pays pendant la guerre civile.
Louai Beshara/AFP
Trois mois après la chute de Bachar al-Assad, la société civile syrienne, y compris les anciens réfugiés revenus dans le pays, peine à jouer un rôle de premier plan dans la construction de la nouvelle Syrie.
Récolte en Ukraine (1896), de Mykola Pymonenko. Les importantes ressources naturelles du traditionnel « grenier à blé de l’Europe » ont suscité, à de nombreuses reprises dans l’histoire du pays, les convoitises de ses voisins.
Mykola Pymonenko/Wikipedia
Plus de cent ans avant Donald Trump, la France avait envisagé de conditionner son soutien à l’Ukraine, alors en lutte pour son indépendance face à l’Armée rouge, à des contreparties en ressources naturelles.
Le 8 décembre 2024, à Istanbul, des ressortissants syriens célèbrent la chute du régime de Bachar Al-Assad en brandissant un portrait du président turc Recep Tayyip Erdogan.
KemalAslan/AFP
La Turquie est présentée comme la grande gagnante de la chute de Bachar Al-Assad. Et pour cause : elle est désormais la principale alliée du nouveau pouvoir syrien.
Dans l’État Kayah (Birmanie), en mai 2024, un soldat rebelle marche dans l’hôpital détruit de Daw Ta Ma Gyi, qui avait été bombardé par l’armée birmane en mars 2023.
Amnesty International
La junte au pouvoir ne contrôle plus que 21 % du territoire birman. Même si cette dictature est renversée, la crainte de voir le pays divisé sur le plan ethnique au sortir de la guerre civile demeure.
Un homme piétine un portrait endommagé du président syrien déchu Bachar Al-Assad dans la ville portuaire de Lattaquié, dans l’ouest de la Syrie, le 15 décembre 2024.
Ozan Kose/AFP
Retour sur la chute rapide d’un régime à bout de souffle lâché par ses parrains étrangers.
Des rebelles (véhicule de gauche) provenant de la direction d’Idlib et Alep passent devant un char abandonné par les forces du régime sur la route menant à la ville de Khan Sheikhun, dans le nord-ouest de la province syrienne d’Idlib, le 1er décembre 2024.
Omar Haj Kadour/AFP
Une coalition de rebelles a repris la deuxième plus grande ville de Syrie, Alep, ainsi que la cinquième, Hama, et entend poursuivre son effort vers le sud, direction Damas.
Des personnes fuyant le district d’Al Jazira au Soudan arrivent dans un camp de déplacés dans la ville de Gedaref (est du pays), le 31 octobre 2024.
AFP
Dominic Rohner, Graduate Institute – Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID)
Au Soudan, la mise en œuvre de mesures similaires au plan Marshall et l’intervention des forces de maintien de la paix de l’ONU pourraient créer les conditions nécessaires à une paix durable.
Un manifestant brandit un drapeau haïtien lors de manifestations réclamant la démission du Premier ministre Ariel Henry à Port-au-Prince, le 1er mars 2024. La crise actuelle commande une nouvelle approche de la communauté internationale, et du temps.
(AP Photo/Odelyn Joseph)
Emmanuel Sael, École nationale d'administration publique (ENAP) and Jean-François Savard, École nationale d'administration publique (ENAP)
Haïti peut sortir de la crise à condition de compter sur une administration publique forte et sur une aide internationale coordonnée, menée par des pays qui respectent les droits humains.
Manifestation dans la capitale Sanaa, contrôlée par les houthis, le 12 janvier 2024, à la suite des frappes des forces américaines et britanniques, Le portrait est celui de Hussein al-Houthi, tué en 2004, qui a donné son nom au mouvement.
Mohammed Huwais/AFP
En réponse à de nombreuses attaques commises en mer Rouge ces dernières semaines, les États-Unis et le Royaume-Uni ont décidé de bombarder des sites stratégiques houthis le 11 janvier 2024.
Incendie du marché d'Amdurman (Khartoum) probablement dû à la guerre entre l'armée soudanaise et les Forces de Soutien Rapide.
Abd_Almohimen_Sayed/Shutterstock
Sociologue, chargée de recherche à l'IRD (LPED/AMU), spécialiste des questions migratoires et des conflits au Moyen-Orient, Institut de recherche pour le développement (IRD)