Zone partiellement inondée près du pont Antonovskiy, dans la banlieue de Kherson, le 6 juin 2023, suite aux dommages subis par le barrage hydroélectrique de Kakhovka.
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En Ukraine, Moscou vise volontairement des installations énergétiques dans le cadre de son « opération militaire » au risque de causer des dommages graves aux populations civiles.
Paris, le 19 mars 2022. Manifestation contre le racisme organisée par des associations, des syndicats et des partis. Photo AFP.
Foued Nasri, Université Jean Monnet, Saint-Étienne
Les paniques morales centrées sur l’islam et les banlieues et l’accès des personnalités d’extrême-droite aux médias favorisent la diffusion et la légitimation d’un discours anti-immigré.
Un militaire ukrainien de l’unité d’artillerie de la 80e brigade d’assaut aérien marche près de Bakhmout le 7 février 2023, en pleine invasion de l’Ukraine par la Russie.
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Au-delà des trois scénarios les plus probables – victoire russe, victoire russe, enlisement –, la guerre en Ukraine pourrait réserver des surprises stratégiques qu’il convient d’évaluer.
Dans un supermarché de Moscou, le 12 décembre 2022. En 2022, l'économie russe ne s'est pas effondrée, mais elle a été en récession et le pouvoir d'achat des ménages a baissé.
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La croissance de l'économie russe se maintient mieux que prévu mais la dépendance structurelle aux produits énergétiques fragilise les perspectives de ces prochains mois.
25 février 2022 : le Conseil de sécurité se réunit pour voter sur une résolution exigeant le retrait immédiat d’Ukraine des troupes russes, qui ont attaqué la veille. Le texte sera rejeté en raison du veto opposé par Moscou.
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Chloé Maurel, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
L’ONU a multiplié les initiatives depuis le début de la guerre en Ukraine. Mais tant que subsistera le droit de veto, la marge de manœuvre des Nations unies restera très étroite.
Le 24 janvier 2023, l’Ukraine a reconnu avoir perdu la ville de Soledar, pilonnée pendant des mois. Ici, une photo prise le 25 septembre 2022.
Ministère ukrainien de la Défense
Parallèlement aux combats qui ont fait rage pendant des mois à Soledar, une bataille informationnelle intense s’est déroulée entre Russes et Ukrainiens, mais aussi au sein même du camp russe.
Des recrues sur un champ de tir près de Krasnodar, dans le sud de la Russie, en octobre 2022. L’opération militaire spéciale russe en Ukraine devient une guerre totale.
(Photo AP)
L’armée russe en Ukraine mène une guerre beaucoup plus intense en artillerie et plus méthodique qu’il y a un an. C’est devenu une guerre totale.
La ville de Borodianka (Ukraine), après des bombardements aériens russes en mai 2022. La guerre ne baissera probablement pas d’intensité en 2023.
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Présentation des conditions nécessaires à la réalisation des trois principaux scénarios envisageables : un succès russe, une victoire ukrainienne ou un enlisement durable.
Statue de Lénine déboulonnée à Zaporijia, en Ukraine, le 17 mars 2016.
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Les seules statues de Lénine encore debout en Ukraine se trouvent sur les territoires occupés par la Russie.
Vidéoconférence entre Vladimir Poutine et les autres dirigeants des pays membres de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) le 28 octobre 2022.
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La plupart des anciennes républiques soviétiques cherchent de plus en plus à s’émanciper de l’emprise de Moscou. Sans pouvoir tout à fait échapper à leur géographie…
Valéri Guerassimov au premier plan, en compagnie de Vladimir Poutine et du ministre de la Défense Sergueï Choïgou, le 6 septembre 2022, durant les exercices militaires « Vostok-2022 » tenus dans l’Extrême-Orient russe.
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Le chef d’état-major de l’armée russe sera désormais directement en charge de la guerre en Ukraine. Cette nomination aura des effets militaires mais, aussi, politiques.
Une femme montre le drapeau national qu’elle avait gardé secrètement pendant l’occupation russe, portant les signatures des soldats ukrainiens qui ont libéré le village de Troitske, dans la région de Kharkiv, le 18 septembre 2022.
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Si dans les pays d’Europe occidentale, le sentiment d’identité nationale est aujourd’hui moins net que par le passé, en Ukraine et en Russie, il joue un rôle essentiel. La guerre actuelle l’illustre.
Les Russes résidant à l’étranger et hostiles au régime de Vladimir Poutine participent régulièrement aux rassemblements dénonçant la guerre en Ukraine. Ici à Paris, le 27 février 2022.
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Les opposants russes à Vladimir Poutine ne peuvent s’exprimer dans leur pays. Est-il possible, pour autant, de peser sur le cours des événements en se trouvant à l’étranger ?
Un pan du mur de Berlin décoré d’un signe de paix aux couleurs du drapeau ukrainien, sur la Potsdamer Platz de Berlin, le 13 mars 2022.
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Mikhaïl Gorbatchev, récemment disparu, ne s’était pas opposé à la chute du Mur de Berlin. Avec Vladimir Poutine, un nouveau rideau de fer s’est abattu sur l’Europe.
Des passants devant un panneau promouvant le service militaire contractuel avec le slogan « Servir la Russie est un vrai travail », à Saint-Pétersbourg, le 29 septembre 2022.
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Le choc entre « Occident » et la Russie révèle une tension, inhérente à l’humanité, entre une liberté « féminine » et une hiérarchie verticale « masculine » mise en avant par Poutine et son régime.
Le 30 septembre 2022, un grand concert est organisé sur la place Rouge à Moscou à l’occasion de l’annexion des quatre régions ukrainiennes, dont les noms sont inscrits sur la banderole de gauche. Au-dessus de l’écran montrant Vladimir Poutine, on lit l’inscription « Ensemble pour toujours ».
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Pour justifier l’annexion de quatre régions ukrainiennes, la Russie invoque les mêmes arguments qu’il y a huit ans, lors de l’annexion de la Crimée. Des arguments toujours aussi discutables…
Manifestation organisée par Amnesty International à Bangkok pour dénoncer l’invasion de l’Ukraine par la Russie, en mars 2022. Récemment, l’ONG s’est retrouvée sous le feu des critiques pour un rapport dénonçant certains agissements des militaires ukrainiens.
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En août, un communiqué d’Amnesty International a été interprété comme la mise sur le même plan des militaires ukrainiens et des agresseurs russes. Décryptage.
Konstantin Ivachtchenko, nommé maire de Mariupol (oblast de Donetsk) par les forces russes, en visite dans un bureau de vote lors du « référendum d’adhésion à la Russie » organisé par Moscou, à Mariupol, le 27 septembre 2022.
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Raoul Delcorde, Université catholique de Louvain (UCLouvain)
Les annexions que la Russie vient d’annoncer, totalement contraires au droit international, invitent à certains rappels historiques.
Le président russe Vladimir Poutine lors d'une rencontre avec la ministre russe de la Culture à Moscou, le 3 octobre 2022. Son emprise sur la Russie s'effrite à mesure que la guerre qu'il a lancée en Ukraine s'enlise.
(Gavriil Grigorov, Sputnik, Kremlin/Pool Photo via AP)
Les signes se multiplient que l’emprise de Vladimir Poutine sur la Russie commence à s’effriter, même si sa disparition n’est pas pour demain.
Vladimir Poutine entouré des « chefs » (reconnus uniquement par Moscou) des quatre régions ukrainiennes que la Russie vient d’annexer, Moscou, 30 septembre 2022.
Grigory Sysoev/Sputnik/AFP
L’annexion de quatre régions ukrainiennes n’est pour la Russie qu’une victoire en trompe-l’œil. Le maximalisme de Vladimir Poutine aura un coût stratégique autrement plus élevé.
Analyste en géopolitique, membre associé au Laboratoire de Recherche IAE Paris - Sorbonne Business School, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, chaire « normes et risques », IAE Paris – Sorbonne Business School
Maitre de conférences en sciences de la communication, Chercheur au PREFICS (Plurilinguismes, Représentations, Expressions Francophones, Information, Communication, Sociolinguistique), Université Rennes 2
Marie Skłodowska Curie Postdoctoral Fellow at the University of Oslo, Docteur en science politique associé au Centre de recherche Europes-Eurasie (CREE) de l'INALCO, Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco)