Série d’affiches exaltant « l’opération militaire spéciale » en Ukraine photographiée dans une rue de Moscou, le 2 avril 2024. La première comporte ces vers du poète Nikolaï Goumilev (1886-1921) : « Véritablement lumineuse et sacrée est la cause majestueuse de la guerre. Les séraphins ailés, immaculés, volent derrière les épaules des guerriers. »
Natalia Kolesnikova/AFP
La propagande ne se contente pas de galvaniser la population d’un État en guerre : elle la convainc que la victoire est à portée de main et que, dès lors, il convient de continuer le combat au lieu d’envisager la paix.
Le 7 juin 2024, avant la séance plénière du Forum économique international de Saint-Pétersbourg, dont il est le modérateur, Sergueï Karaganov discute avec Vladimir Poutine.
Kirill Morozov/Roscongress, site officiel de la présidence russe
Présenté comme l’homme qui murmure à l’oreille de Poutine, le très médiatique Sergueï Karaganov est moins un concepteur de la politique russe qu’un énième porte-voix de la propagande du Kremlin.
Franco, ici en 1939, prononce un discours à Bilbao.
AFP
Franco n’était pas un orateur charismatique, mais sa communication monotone, rigide et distante remplissait sa fonction : projeter l’autorité et légitimer un pouvoir autoritaire.
Le ministre malien de la sécurité et de la protection civile, Daoud Aly Mohammedine, s’exprime lors de la journée d’ouverture du Salon de la défense Bamex 25 à Bamako, le 11 novembre 2025. Les autorités de la transition, en place depuis 2021, veulent donner l’apparence d’une vie normale dans la capitale et dans le pays, malgré le blocus sur le carburant imposé par les djihadistes du JNIM.
AFP
Le blocus sur le carburant imposé par les djihadistes donne lieu à une guerre de communication entre ceux-ci et divers représentants du pouvoir.
Plusieurs centaines d’officiers supérieurs états-uniens ont été réunis au QG du corps des marines (Quantico, Virginie), le 30 septembre 2025, pour écouter les discours de Donald Trump et de son secrétaire à la guerre Pete Hegseth.
Jim Watson/AFP
Trump et Hegseth ont réuni leurs généraux pour « mettre fin aux dérives woke » et pour aligner l’armée sur leurs objectifs politiques – en vue de la déployer dans les villes états-uniennes.
Stephen Miller, conseiller à la sécurité intérieure des États-Unis, s’exprime lors de la cérémonie publique à la mémoire de Charlie Kirk, au State Farm Stadium de Glendale (Arizona), le 21 septembre 2025, promettant au défunt : « Nous nous montrerons dignes de ton sacrifice. »
Mandel Ngan/AFP
Le discours du sacrifice mobilisé autour de Charlie Kirk illustre la vitalité d’un registre rhétorique qui traverse toute l’histoire américaine.
Charlie Kirk et Dan Bongino, autre animateur ultraconservateur très populaire (qui sera nommé, en 2025, numéro deux du FBI) s’adressent aux participants du Sommet 2021 sur l’action étudiante, organisé par Turning Point USA, au Tampa Convention Center, en Floride, le 17 juillet 2021.
Gage Skidmore/Wikimedia
Dans l’écosystème médiatique de la sphère MAGA, Kirk s’adressait avant tout aux jeunes. Analyse de sa rapide ascension et de l’évolution de son discours.
Veillée aux chandelles et cérémonie de prière en hommage à Charlie Kirk, le 10 septembre 2025 à Seattle. Des rassemblements ont été organisés dans de nombreuses villes des États-Unis après l’annonce de l’assassinat du directeur de l’organisation ultra-conservatrice Turning Point USA.
David Ryder/Getty Images via AFP
Charlie Kirk, tué ce 10 septembre, était une voix très écoutée au sein de la galaxie trumpiste, spécialement par les jeunes. Son assassinat aura sans doute de nombreuses conséquences.
Sid, frontière entre la Serbie et la Croatie, 2015 : des personnes cherchent à traverser la frontière croate pour entrer dans l’Union européenne.
Stu.dio/Shutterstock
Une étude conduite en Belgique met en évidence la multiplicité des termes employés et les soubassements politiques de ces choix.
Des touristes accompagnés d’un guide au Parc national de la Langue de Barbarie, à proximité de Saint-Louis-du-Sénégal (Sénégal).
6artphotographie/Wikipedia
Alors que l’Europe durcit sa politique migratoire à l’égard des ressortissants africains, de nombreux Européens circulent librement en Afrique, y compris quand leurs papiers ne sont pas en règle.
Keir Starmer prononce un discours lors de l’ouverture du Sommet international sur la sécurité des frontières à Londres, le 31 mars 2025, qui a réuni des délégués de plus de 40 pays autour du premier ministre britannique, qui a dit souhaiter mettre un terme au « vil commerce » des migrants.
Stefan Rousseau/Pool/AFP
Keir Starmer droitise son discours sur l’immigration, espérant ainsi contrer l’essor de l’extrême droite. Mais cette méthode pourrait ne pas avoir les effets escomptés.
Les menaces russes oscillent entre implicite et explicite : une posture volontaire pour semer l’incertitude.
Creativa Images/Shutterstock
L’emploi de la bombe nucléaire par la Russie n’est guère probable, mais pas totalement à exclure. Une situation ambiguë qui instille la peur chez les adversaires du Kremlin.
Le 9 mai 2025, Vladimir Poutine a célébré les 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale en accueillant à Moscou une vingtaine de responsables étrangers, à commencer par le leader chinois Xi Jinping, placé à sa droite sur la tribune d’honneur.
Vyacheslav Prokoviev/AFP
Le 80e anniversaire de la reddition de l'Allemagne nazie a donné à Vladimir Poutine l'occasion de prononcer un discours qui en dit beaucoup sur ses priorités du moment.
Le 14 novembre 2024, quelques jours après sa victoire à la présidentielle, Donald Trump prend la parole lors du gala de l’America First Policy Institute qui se tient à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride.
Joe Raedle/Getty Images/AFP
C’est l’élément de langage préféré de Donald Trump : mais d’où vient le slogan « America First » ?
Les cofondatrices du collectif d’extrême droite Némésis, lors d’un rassemblement en hommage à Philippine, étudiante parisienne de 19 ans, retrouvée morte dans le bois de Boulogne, le 21 septembre 2024.
Geoffroy Van Der Hasselt/AFP
Des groupuscules d’extrême droite comme « Némésis », les « Antigones » ou les « Caryatides », se revendiquent « féministes ». Elles ciblent l’islam et les migrants au nom de la défense des femmes.
Le 22 mars 2025, un manifestant brandit le drapeau turc face aux policiers anti-émeute, qui lancent des gaz lacrymogènes pour disperser un rassemblement devant l’hôtel de ville d’Istanbul en soutien au maire de la ville, Ekrem Imamoglu, arrêté trois jours plus tôt.
Kemal Aslan/AFP
Quatre termes, employés pour certains par le pouvoir, pour d’autres par ses détracteurs, reflètent la situation de la Turquie depuis l’arrestation d’Ekrem Imamoglu, rival d’Erdogan.
Le chef de l'Union chrétienne-démocrate (CDU) Friedrich Merz (au centre), le co-président du Parti social-démocrate (SPD) Lars Klingbeil (à droite) et le chef de l'Union chrétienne-sociale (CSU) Markus Söder (à gauche) posent avec des membres du nouveau cabinet et des représentants de leurs partis après avoir signé un accord de coalition pour former le nouveau gouvernement du pays, le 5 mai 2025 à Berlin.
Tobias Schwarz/AFP
En Allemagne, chaque année, un jury de linguistes désigne le mot le plus détestable de l’année. 2024 a consacré « Biodeutsch », terme à l’origine satirique employé pour désigner les « Allemands de souche ».
À Vienne, le 6 janvier 2025. Herbert Kickl, le leader du parti d’extrême droite FPÖ, après un entretien avec le président autrichien Alexander Van der Bellen.
Joe Klamar/AFP
Le Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ) s’apprête à accéder à la chancellerie. La rhétorique outrancière de son leader, Herbert Kickl, ne choque plus ; au contraire, elle trouve un large écho au sein de la population.
Donald Trump le 20 janvier 2025 à Washington, après sa prestation de serment.
IrfY/Shutterstock
C’est un Donald Trump se présentant en héros « sauvé par Dieu pour rendre à l’Amérique sa grandeur » qui a prononcé, le 20 janvier dernier, un discours d’investiture annonçant un mandat radical et autoritaire.
Professor of International Relations & Political Science at L'École polytechnique, Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay