11 janvier 1999 : Nicanor Restrepo (au centre, chemise à carreaux bordeaux), patron d’un conglomérat de plus de cent entreprises, participe à des négociations de paix avec des membres des FARC (en treillis) et des représentants du gouvernement à La Machaca, dans la province de Caqueta (sud-ouest de la Colombie), une région alors principalement contrôlée par les FARC.
El Espectador/AFP
Frédéric Martineau, Centre d'études diplomatiques et stratégiques (CEDS)
Les entreprises colombiennes sont devenues des actrices clés d’un processus de paix inachevé, dont la durabilité dépend d’un cadre institutionnel solide.
Série d’affiches exaltant « l’opération militaire spéciale » en Ukraine photographiée dans une rue de Moscou, le 2 avril 2024. La première comporte ces vers du poète Nikolaï Goumilev (1886-1921) : « Véritablement lumineuse et sacrée est la cause majestueuse de la guerre. Les séraphins ailés, immaculés, volent derrière les épaules des guerriers. »
Natalia Kolesnikova/AFP
La propagande ne se contente pas de galvaniser la population d’un État en guerre : elle la convainc que la victoire est à portée de main et que, dès lors, il convient de continuer le combat au lieu d’envisager la paix.
Tony Blair à Gaza aux côtés de Yasser Arafat, président de l’Autorité palestinienne, en novembre 2001. L’ancien premier ministre britannique est souvent revenu dans la région plus tard en tant qu’envoyé spécial du Quartet, mais sans obtenir de succès notables.
Fayez Nureldine/AFP
On ne peut pas s’attendre à une résolution durable lorsqu’un accord n’implique que quelques parties au conflit.
Le 16 mai 2025, les délégations ukrainienne et russe entourent le ministre turc des affaires étrangères, Hakan Fidan (au centre), lors de pourparlers bilatéraux à Istanbul.
Ministère turc des affaires étrangères/AFP
Les Européens, la Russie de Poutine et les États-Unis de Trump ont tous des visions différentes de ce que signifie la paix en Ukraine, et du meilleur moyen d’y parvenir.
Des femmes manifestent contre la déclaration constitutionnelle récemment annoncée par le gouvernement intérimaire de la Syrie, dans la ville de Qamishly, dans le nord-est de la Syrie, le 15 mars 2025. La veille, l’administration de cette région dirigée par les Kurdes a critiqué ce texte en affirmant qu’il ne reflétait pas la diversité du pays. Le nouveau gouvernement se dit « inclusif », mais saura-t-il, et voudra-t-il, établir le cadre institutionnel nécessaire à l’instauration d’une société unie et pacifique ?
Delil Souleiman/AFP
La Syrie possède un président par intérim, un gouvernement de transition et même une « déclaration constitutionnelle », prélude à une nouvelle Loi fondamentale. Mais la plus grande prudence reste de mise.
Ilham Aliev, au pouvoir en Azerbaïdjan depuis 2003, souhaite-t-il réellement que l’accord de paix avec l’Arménie soit signé et mis en œuvre ?
Azerbaijani Presidential Press OfficeAFP
L’annonce d’un accord de paix, après trente ans de guerre, a fait naître de grands espoirs, vite douchés par des exigences supplémentaires de Bakou, qui ne semble guère pressé de voir s’installer une paix durable.
Prise d’assaut du quartier général de la MOUNSCO par des manifestants exigeant le départ des forces de maintien de la paix, à Goma (République démocratique du Congo) le 25 juillet 2022.
Glody Murhabazi/AFP
Chiara Lanfranchi, Graduate Institute – Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID); Margaux Pinaud, Graduate Institute – Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID), and Sara Hellmüller, Graduate Institute – Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID)
Les missions de paix onusiennes seront remaniées pour mieux répondre aux réalités des terrains sur lesquelles elles sont déployées.
La ville ukrainienne de Bakhmout, presque entièrement détruite par les forces russes. Deux ans et demi après le début de l’agression à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, il semble peu probable que l’une ou l’autre des deux parties remporte une victoire absolue.
Roman Plyashko/Shutterstock
Une rupture immuable sépare-t-elle la Russie de l’Ukraine et de ses alliés occidentaux ? Un retour historique sur leurs relations diplomatiques pour envisager une résolution du conflit.
Un soldat ukrainien passe devant le centre ville de Sudzha, dans la région de Koursk, en Russie, le 16 août 2024.
(AP Photo)
Confrontée depuis deux ans et demi à l’invasion de l’armée russe sur son territoire, l’Ukraine doit repenser sa stratégie politico-militaire. L’incursion de son armée en territoire russe en fait partie.
Au G7 d’Hiroshima, Volodymyr Zelensky a multiplié les entrevues. Ici avec Emmanuel Macron.
Ludovic Marin/AFP
De nombreux pays tentent de proposer leurs bons offices pour jouer les médiateurs entre Moscou et Kiev. Mais le temps de la diplomatie n’est pas encore venu.
Bachar Al-Assad au centre de la « photo de famille » d’un sommet de la Ligue arabe en 2009. Une image que l’on reverra dans les tout prochains jours…
Marwan Naamani/AFP
Après onze ans de suspension, la Syrie vient d’être réintégrée à la Ligue arabe. Pour cette influente organisation régionale, Bachar Al-Assad n’est plus un paria.
25 février 2022 : le Conseil de sécurité se réunit pour voter sur une résolution exigeant le retrait immédiat d’Ukraine des troupes russes, qui ont attaqué la veille. Le texte sera rejeté en raison du veto opposé par Moscou.
lev radin/Shutterstock
Chloé Maurel, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
L’ONU a multiplié les initiatives depuis le début de la guerre en Ukraine. Mais tant que subsistera le droit de veto, la marge de manœuvre des Nations unies restera très étroite.
Redwan Hussein (à gauche), représentant du gouvernement éthiopien, et Getachew Reda, représentant du Front populaire de libération du Tigré (FPLT), se serrent la main après avoir signé un accord de paix entre les deux parties à l’issue de négociations menées par l’Union africaine pour résoudre le conflit en Éthiopie, à Pretoria (Afrique du Sud), le 2 novembre 2022.
Phill Magakoe/AFP
Après une guerre civile d’une grande violence qui a duré deux ans, un accord a récemment été signé entre les acteurs du conflit éthiopien. La prudence demeure toutefois de mise…
Un homme se recueille devant une photographie de Desmond Tutu à la cathédrale Saint Georges. Le Cap, 26 décembre 2021.
Rodger Bosch/AFP
Mort le 26 décembre 2021, l’archevêque Desmond Tutu n’a pas cessé de lutter pour les droits humains après la fin de l’apartheid en 1994, continuant à se battre pour les opprimés toute sa vie.
Frédérik De Klerk et Nelson Mandela accompagnés de Bill Clinton durant la remise de la médaille de la liberté de la ville de Philadelphie, le 4 juillet 1993.
Tom Mihalek/AFP
Prix Nobel de la Paix 1993 avec Nelson Mandela pour sa participation à la dissolution de l’apartheid, Frédérik De Klerk n’a jamais cessé d’entretenir le flou sur sa position vis-à-vis de ce régime.
Des Libyens se rassemblent pour exprimer leur soutien au gouvernement d’unité du pays sur la place des Martyrs de Tripoli, le 24 septembre 2021.
Mahmud Turkia/AFP
Les dix dernières années ont été pour la Libye, celles d’un long et sanglant conflit civil dans lequel se sont impliqués de nombreux acteurs extérieurs. Un faible espoir émerge toutefois actuellement.
Des manifestants opposés à la junte mettent le feu à un drapeau de l’Asean, à Rangoon, le 14 juin 2021. Ils reprochent à l’organisation de s’être rangée derrière les putschistes.
STR/AFP
Jean-Luc Maurer, Graduate Institute – Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID)
La communauté internationale a chargé l’Asean de régler la crise birmane. Mais les pays membres de l’organisation se montrent très complaisants à l’égard de la junte qui a pris le pouvoir à Rangoon.
Emmanuel Macron lors du dernier Forum de Paris pour la paix, le 12 novembre 2020.
Ludovic Marin/AFP
Chloé Maurel, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
La France organise annuellement depuis 2018 le Forum de Paris sur la paix, une réunion multilatérale qui s’impose peu à peu comme une plate-forme de discussion importante au niveau mondial.
Le 10 novembre 2020, devant le bâtiment du gouvernement à Erevan. la police interpelle un manifestant qui protestait contre le cessez-le-feu signé la veille par le premier ministre arménien.
Karen Minasyan/AFP
Taline Ter Minassian, Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco)
Le cessez-le-feu qui vient d’être signé entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan consacre la défaite arménienne dans le conflit du Haut-Karabagh, face à un ennemi largement soutenu par la Turquie.
Historienne, professeure des universités. Co-directrice de l'Observatoire des États post-soviétiques jusqu'en 2024., Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco)
Professeur honoraire en études du développement, affilié au Albert Hirschman Center on Democracy, Graduate Institute – Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID)
Project Coordinator, Centre on Conflict, Development & Peacebuilding, Graduate Institute – Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID)
Researcher · CCDP - Centre on Conflict, Development and Peacebuilding, Graduate Institute – Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID)