De la fumée s’élève au-dessus d’immeubles résidentiels depuis un entrepôt appartenant au géant russe de la distribution Wildberries situé près de Saint-Pétersbourg, après que celui-ci a été touché par des drones ukrainiens tôt dans la matinée du 24 juillet 2026.
Stringer/AFP
Les frappes ukrainiennes sur le territoire russe représentent un changement d’approche porteur d’effets bénéfiques à Kiev, mais ne suffiront pas, à elles seules, à assurer une victoire militaire.
L’incendie de l’usine Lubrizol en 2019, à Rouen.
SDIS76
Ces drones à ailes d’avion pourraient décoller et atterrir verticalement, pour sonder la toxicité des panaches de fumée et aider à déterminer s’il faut évacuer.
Manifestation pro-Fedorov à Kiev le 20 juillet. Sur la pancarte de droite, on lit notamment « Renommez Fedorov au poste de ministre de la défense de l’Ukraine. Expérience, technologies, résultats. Une armée moderne, une Ukraine forte ! »
Genya Savilov/AFP
Le limogeage de Mykhaïlo Fedorov révèle un enjeu dépassant l’Ukraine : adapter les institutions au rythme de la guerre technologique.
Manifestation à Kiev le 18 juillet 2026 pour dénoncer le limogeage du ministre de la défense, Mykhaïlo Fedorov, et réclamer la destitution de son principal adversaire, le chef de l’armée, Oleksandr Syrsky.
Roman Pilipey/AFP
Le remplacement du jeune ministre de la défense Mykhaïlo Fedorov, grand ordonnateur de la guerre des drones ukrainienne, reflète des conflits internes et suscite le mécontentement de la population.
L’opération ukrainienne « Spider’s Web » (« Toile d’araignée »), menée sur le territoire russe, a été présentée lors d’une conférence de presse à l’ambassade d’Ukraine à Washington, D. C., le 4 juin 2025.
Oliver Contreras/AFP
Ivan Manokha, Schiller International University; Sciences Po
Les drones bon marché font des équipements coûteux des grandes puissances des cibles privilégiées.
Nouveaux acteurs des opérations militaires, les drones sont vulnérables à bien des égards. Ce n’est pas forcément la survie de l’appareil qui prime, mais l’intérêt de la mission plus globalement.
Hamara/Shutterstock (no reeuse)
Sur les théâtres d’opération militaire, les drones sont là pour nous protéger. Mais comment sont-ils protégés, eux ? Plongée dans le domaine de la « cyber résilience ».
Les contenus fabriqués par des spécialistes iraniens et massivement partagés sur Internet, comme celui-ci, contribuent à éroder le discours des dirigeants états-uniens qui, de plus, peinent à comprendre comment fonctionne l’État iranien et, notamment, qui décide des tirs visant les navires dans le détroit d’Ormuz et les pays du Golfe.
Capture d’écran/X
Pierre Firode, Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay
L’Iran modernise la guerre asymétrique grâce à une propagande virale et à une organisation décentralisée qui déstabilise Washington.
Un soldat ukrainien de l’unité Black Wing, rattachée à la 116e brigade mécanisée, teste un drone FPV dans un lieu tenu secret, près de la ligne de front dans l’est de l’Ukraine, le 8 octobre 2025.
Ed Jones/AFP
Drones, IA, armes hypersoniques : la guerre du futur est souvent pensée par la technologie. Une vision partielle qui masque les dynamiques prépondérantes des conflits de demain.
Le système de défense aérienne israélien « Dôme de fer » tire pour intercepter des missiles au-dessus de Tel-Aviv, en Israël, le 13 juin 2025.
(Photo AP/Leo Correa)
Le conflit Iran-États-Unis révèle l’impasse d’une défense antimissile fondée sur des munitions coûteuses, et relance l’intérêt stratégique des armes à énergie dirigée.
Lancement, en décembre dernier, depuis la frégate USS Santa Barbara d’un drone LUCAS (Low-cost Unmanned Combat Attack System – Système d’attaque de combat sans pilote à faible coût), la version américaine issue de la rétro-ingénierie du drone d’attaque à usage unique iranien Shahed. Les États-Unis tentent de combler leur retard en matière de drones de combat.
Cpl. Kayla Mc Guire
La guerre des drones favorise des armes bon marché et massives, remettant en cause la supériorité américaine, dont le modèle est trop coûteux et rigide.
Le système traditionnel d'interception des missiles (ici, un tir iranien le 12 mars dernier) souffre d'un déséquilibre : l'interception coûte beaucoup plus cher que l'attaque.
Iranian Revolutionary Guard Corps/AFP
Les gouvernements africains veulent réduire leur dépendance aux armes étrangères et contrôler leurs capacités.
Un hélicoptère MH-60R Sea Hawk se prépare à décoller de l’USS Abraham Lincoln pour prendre part à l’opération Epic Fury, le 2 mars 2026.
(U.S. Navy via AP)
Le refus d’Anthropic d’accorder au département américain de la Guerre un accès illimité à Claude soulève des questions pour de nombreux pays.
Une colonne de fumée noire s’élève d’un incendie qui fait rage près des dépôts de carburant du port de Fujaïrah, dans l’émirat du même nom, le 4 mars 2026. Les frappes iraniennes contre ses voisins du Golfe depuis le 28 février, à la suite de l’attaque américano-israélienne, ont contraint les Émirats arabes unis à fermer leur espace aérien.
Fadel Senna/AFP
Pierre Firode, Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay
L’objectif de l’Iran est d’inciter l’opinion publique américaine et les monarchies du Golfe à faire pression sur Donald Trump afin de le convaincre de mettre fin aux hostilités.
Le taxi volant EHang 216 exposé dans la ville de Guangzhou (Canton) en Chine.
MikeDotta/shutterstock
Située en dessous de 3 000 mètres d’altitude en Chine, l’« économie de basse altitude » représente une industrie stratégique pour l’empire du Milieu. Quels sont les enjeux de ce nouveau secteur d’activité ?
Des Palestiniens tentent d’éteindre l’incendie de la voiture d’Ahmed al-Jabari, touchée par une frappe aérienne israélienne à Gaza, le 14 novembre 2012.
Mahmud Hams/AFP
Dans « Death to Order », l’historien Simon Ball montre comment l’assassinat, longtemps dissimulé derrière le secret d’État, est devenu un instrument revendiqué de la puissance publique.
Des soldats chinois défilent lors d’une imposante parade militaire marquant le 80e anniversaire de la victoire sur le Japon et la fin de la Seconde Guerre mondiale, sur la place Tiananmen à Pékin, le 3 septembre 2025.
Greg Baker/AFP
Éric Martel, Conservatoire national des arts et métiers (CNAM)
En cas de guerre ouverte, la supériorité technologique états-unienne pourrait ne pas suffire face à la flexibilité industrielle, doctrinale et stratégique de la Chine.
Des habitants passent devant une affiche de recrutement pour la troisième brigade d’assaut ukrainienne, dans le centre de Kiev, le 28 mai 2024.
Anatolii Stepanov/AFP
Analyse de la stratégie de communication très moderne appliquée par l’Ukraine pour attirer des recrues et des dons financiers.
Des passagers consultent le tableau des départs après plusieurs annulations et retards dus à la présence de drones au-dessus de l'aéroport international de Bruxelles, dans la nuit du mercredi 5 novembre 2025. La Belgique est devenu la cible privilégiée des attaques de drones.
(AP Photo/Virginia Mayo)
La Russie combine guerre hybride et guerre conventionnelle contre l’Ukraine, prolongeant la logique de la Guerre froide dans un monde désormais multipolaire.
Le 3 octobre 2025, les écrans de l’aéroport de Munich affichent les vols déroutés et annulés, après la suspension des opérations aériennes en raison de la présence possible de drones russes.
(Enrique Kaczor/dpa via AP)
Les faiblesses militaires et économiques de la Russie semblent contraindre Poutine à recourir à des moyens non conventionnels pour remporter la victoire contre l’Ukraine.
Professeur agrégé de géographie, membre du laboratoire Médiations (Sorbonne Université), Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay
Professeur des Universités en Informatique, chercheur au LaBRI (Laboratoire Bordelais de Recherche en Informatique) et responsable des activités drones de ce laboratoire, Université de Bordeaux
Full-time professor, Schiller Intrenational University (Paris Campus); Maitre de conférences à Sciences Po Paris, Schiller International University; Sciences Po