Lancement, en décembre dernier, depuis la frégate USS Santa Barbara d’un drone LUCAS (Low-cost Unmanned Combat Attack System – Système d’attaque de combat sans pilote à faible coût), la version américaine issue de la rétro-ingénierie du drone d’attaque à usage unique iranien Shahed. Les États-Unis tentent de combler leur retard en matière de drones de combat.
Cpl. Kayla Mc Guire
La guerre des drones favorise des armes bon marché et massives, remettant en cause la supériorité américaine, dont le modèle est trop coûteux et rigide.
Le 3 mars 2026, un passant examine des affiches électorales du Fidesz, parti de Viktor Orban : à gauche, une photo du président Zelensky et la légende « Ne laissez pas Zelensky rire le dernier » et à droite, un montage représentant Volodymyr Zelensky, Peter Magyar (leader de Tisza et principal adversaire d’Orban aux prochaines législatives) et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, avec pour commentaire : « Le risque, c’est eux ». Le Fidesz affirme qu’une victoire de Magyar jetterait la Hongrie dans la guerre en Ukraine sur ordre de Bruxelles.
Attila Kisbenedek/AFP
Au pouvoir depuis 16 ans, Viktor Orban pourrait bien perdre les législatives le 12 avril prochain. La victoire de Peter Magyar impliquerait un vrai tournant pour le pays.
Vladimir Poutine a déclaré que l’ayatollah Khamenei (qui le salue ici lors de sa visite à Téhéran en juin 2022) « restera dans les mémoires comme un homme d’État exceptionnel qui a apporté une énorme contribution personnelle au développement des relations amicales russo-iraniennes, les amenant au niveau d’un partenariat stratégique global ».
AFP
L’affaiblissement de l’allié iranien est un revers pour Moscou ; pour autant, la Russie peut en tirer certains bénéfices économiques et militaires.
Les premiers ministres des pays du groupe de Visegrad réunis à Prague en 2024 : de gauche à droite, le Slovaque Robert Fico, le Polonais Donald Tusk, le Tchèque Piotr Fiala et le Hongrois Viktor Orban (Fiala n’est plus aux affaires depuis les législatives de décembre 2025 ; il a été remplacé par Andrej Babis). Les quatre pays cherchent à afficher leur unité, mais celle-ci est mise à mal par des postures différentes sur la guerre en Ukraine, Fico et Orban se montrant très critiques vis-à-vis de la ligne générale de l’UE sur ce dossier.
Michal Cizek/AFP
Les différentes réactions des quatre pays du groupe de Visegrad à la guerre en Iran mettent en évidence des divergences en matière d’intérêts et d’alignement géopolitique.
Oleksandr « Doc » Kobernyk, médecin militaire mort sur le front.
Courtesy of Artur Dron
En Ukraine, la résistance et la résilience passent aussi par quantité de poèmes écrits par des combattants.
Le skeletoneur krainien Vladyslav Heraskevych pendant une séance d’entraînement à Cortina d’Ampezzo, le 9 février 2026. Il sera disqualifié trois jours plus tard avoir refusé de renoncer à porter en compétition son casque interdit, qui représente des sportifs ukrainiens tués depuis le débit de l’invasion à grande échelle lancée par la Russie en 2022.
Franck Fife/AFP
Plusieurs épisodes survenus lors des JO de Milan-Cortina remettent en avant l’éternelle tension entre liberté d’expression et neutralité des événements sportifs.
Des habitants passent devant une affiche de recrutement pour la troisième brigade d’assaut ukrainienne, dans le centre de Kiev, le 28 mai 2024.
Anatolii Stepanov/AFP
Analyse de la stratégie de communication très moderne appliquée par l’Ukraine pour attirer des recrues et des dons financiers.
Série d’affiches exaltant « l’opération militaire spéciale » en Ukraine photographiée dans une rue de Moscou, le 2 avril 2024. La première comporte ces vers du poète Nikolaï Goumilev (1886-1921) : « Véritablement lumineuse et sacrée est la cause majestueuse de la guerre. Les séraphins ailés, immaculés, volent derrière les épaules des guerriers. »
Natalia Kolesnikova/AFP
La propagande ne se contente pas de galvaniser la population d’un État en guerre : elle la convainc que la victoire est à portée de main et que, dès lors, il convient de continuer le combat au lieu d’envisager la paix.
Le 7 juin 2024, avant la séance plénière du Forum économique international de Saint-Pétersbourg, dont il est le modérateur, Sergueï Karaganov discute avec Vladimir Poutine.
Kirill Morozov/Roscongress, site officiel de la présidence russe
Présenté comme l’homme qui murmure à l’oreille de Poutine, le très médiatique Sergueï Karaganov est moins un concepteur de la politique russe qu’un énième porte-voix de la propagande du Kremlin.
Polymarket est le leader dans le domaine des sites dont les utilisateurs peuvent parier en cryptomonnaies aussi bien sur un combat de boxe que sur l’issue d’un affrontement militaire.
PJ McDonnell/Shutterstock
Les marchés de prédiction en ligne, comme Polymarket, permettent de parier sur de multiples événements, y compris la guerre en Ukraine. Les enjeux moraux sont souvent passés sous silence.
Cette photo prise et diffusée par le quartier général de coordination pour le traitement des prisonniers de guerre, le 13 décembre 2025, montre la leader de l’opposition bélarusse Maria Kolesnikova (au centre) en bus avec d’autres anciens prisonniers politiques quittant un lieu tenu secret en Ukraine.
Quartier général de coordination pour le traitement des prisonniers de guerre/AFP
Européens et Russes ont assisté de loin aux tractations ayant conduit à la libération par le régime de Minsk de 123 opposants en échange de la levée de certaines sanctions états-uniennes.
Xi Jinping et Emmanuel Macron au Palais de l’Assemblée du peuple, à Pékin, le 4 décembre 2025.
Ludovic Marin/AFP
Emmanuel Macron voulait convaincre Xi Jinping de se rapprocher de ses positions sur le dossier ukrainien, et obtenir des avancées afin de réduire le déficit commercial français vis-à-vis de la Chine. Sans succès.
Cette photographie, prise le 12 novembre 2025 et publiée le 15 novembre 2025 par le service de presse de la 93e brigade mécanisée indépendante Kholodny Yar des forces terrestres ukrainiennes, montre une vue aérienne des bâtiments détruits dans la ville de Kostyantynivka, située en première ligne dans la région de Donetsk.
Iryna Rybakova / 93e Brigade mécanisée Indépendante Kholodnyi Yar/AFP
L’invasion de grande ampleur de l’Ukraine lancée par la Russie en 2022 a mis en évidence des constantes géopolitiques qu’on avait parfois eu tendance à croire caduques.
Au premier plan, les deux protagonistes du scandale actuel Iouri Ouchakov (à gauche) et Steve Witkoff (à droite) étaient présents lors de la fameuse rencontre Trump-Poutine à Anchorage (Alaska), le 15 août 2025. Le contenu de leur discussion du 14 octobre, qui vient d’être révélé, n’a en réalité rien de surprenant.
Gavriil Grigorov/Sputnik/AFP
La révélation d’une conversation entre l’émissaire de Trump et celui de Poutine, où le premier se montrait très complaisant à l’égard du Kremlin, a suscité une large levée de boucliers.
Défilé de la marque russe Loginov à la Fashion Week de Moscou le 18 mars 2025.
swift21/Shutterstock
Polina Talanova, IAE Paris – Sorbonne Business School; Institut Français de la Mode (IFM)
Les sanctions ont bouleversé l’univers de la mode et de l’habillement en général en Russie, entre départs de nombreuses marques occidentales et émergence de marques locales ou issues de pays tiers.
Le 29 août 2025, Kim Jong‑un remet le portrait enveloppé dans le drapeau nord-coréen à la famille d’un soldat tué en combattant pour la Russie contre l’Ukraine. Plusieurs milliers de Nord-Coréens auraient déjà trouvé la mort dans cette guerre.
Agence centrale de presse coréenne/AFP
Des milliers de soldats nord-coréens combattent en Ukraine aux côtés des forces russes, tandis qu’en Asie, la tension ne cesse de croître.
Le 31 juillet 2025, au Parlement ukrainien, des députés brandissent des pancartes sur lesquelles on peut lire « Tolérance zéro pour la corruption en Ukraine » et « L’Ukraine n’est pas la Russie », lors du débat sur l’indépendance des agences de lutte contre la corruption. Ces agences sont finalement restées indépendantes et viennent de révéler un scandale qui éclabousse des membres de l’entourage du président Zelensky.
Andrii Nesterenko/AFP
Une vaste enquête conduite en Ukraine a mis au jour des preuves accablantes de la corruption de certains proches alliés de Volodymyr Zelensky.
Des passagers consultent le tableau des départs après plusieurs annulations et retards dus à la présence de drones au-dessus de l'aéroport international de Bruxelles, dans la nuit du mercredi 5 novembre 2025. La Belgique est devenu la cible privilégiée des attaques de drones.
(AP Photo/Virginia Mayo)
La Russie combine guerre hybride et guerre conventionnelle contre l’Ukraine, prolongeant la logique de la Guerre froide dans un monde désormais multipolaire.
Un panache de fumée s’élève derrière des immeubles résidentiels à la suite d’une attaque russe sur Kiev, le 17 juin 2025, qui a causé au moins 14 morts. Derrière le bilan humain immédiat, l’effet environnemental du pilonnage dont font l’objet les villes ukrainiennes est également dramatique.
Genya Savilov/AFP
Nicolas Ligneul, Université Paris-Est Créteil Val de Marne (UPEC)
Sols pollués, inondations provoquées, forêts détruites, possibles contaminations radioactives… En Ukraine, l’environnement est depuis des années une victime collatérale de la guerre.
Un million de caméras de surveillance sont déjà installées dans le pays. Ce n’est que l’un des aspects d’une surveillance multiforme qui se déploie aussi, de plus en plus rapidement, dans l’espace numérique.
Oleg Elkov/Shutterstock
Le rapide développement de nombreuses technologies de contrôle et de surveillance tend à transformer la Russie entière, y compris l’espace numérique, en un espace où aucune contestation n’est possible.
Analyste en géopolitique, membre associé au Laboratoire de Recherche IAE Paris - Sorbonne Business School, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, chaire « normes et risques », IAE Paris – Sorbonne Business School
Maitre de conférences en sciences de la communication, Chercheur au PREFICS (Plurilinguismes, Représentations, Expressions Francophones, Information, Communication, Sociolinguistique), Université Rennes 2
Marie Skłodowska Curie Postdoctoral Fellow at the University of Oslo, Docteur en science politique associé au Centre de recherche Europes-Eurasie (CREE) de l'INALCO, Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco)