Articles on souffrance animale
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Il y a cinquante ans, la loi française reconnaissait la sensibilité animale avec le désormais célèbre article L214-1 du Code rural.
C’est une réalité qui fait désormais consensus : pour la santé humaine comme pour celle des écosystèmes, nous mangeons collectivement trop de viande. Mais quelles alternatives faut-il plébisciter ?
Bien que le droit reconnaisse désormais que les animaux sont des êtres sensibles, il les traite toujours comme des biens. Cette contradiction n’est pas un oubli – c’est un choix de société qu’il est temps de mettre en question.
Alors que l’UE tâche de poser des limites à la sélection génétique de certaines races de chiens et de chats, retour sur un phénomène tout sauf nouveau : l’obsession humaine pour l’apparence animale.
Dans des conditions idéales, l’étourdissement de l’animal, absent lors d’abattage rituel, réduit la souffrance. Mais les pratiques dans les abattoirs canadiens ne sont pas exemplaires.
Les réseaux sociaux exposent des espèces sauvages tout en invisibilisant leur souffrance, ce qui alimente la méprise entre apprivoisement et domestication.
Comment intégrer les animaux dans nos textes de lois ? S’ils ont des droits, ont-ils aussi des devoirs ?
Le dégriffage des chats provoque des lésions nerveuses irréversibles et des douleurs chroniques. De nouvelles recherches québécoises exigent son interdiction.
Faut-il parler de bien-être ou de bientraitance animale ? Bien que proches, les deux expressions ne sont ni équivalentes, ni neutres.
Les lois sur le bien-être animal ne protègent pas les invertébrés, mais il est prouvé que certains d'entre eux, comme les pieuvres, sont aussi intelligents que de nombreux mammifères.
En France, des projets d’abattoirs alternatifs essaiment, portés par des collectifs d’éleveurs et éleveuses résolus à s’affranchir des abattoirs conventionnels.
Cette pratique qui fascine les touristes sur la place Jemaa El-Fna à Marrakech inflige de nombreuses souffrances aux serpents.
L’entreprise espagnole Nueva Pescanova a l’intention de construire la première ferme d’élevage de poulpes au monde. Un projet qui pose de nombreuses questions, éthiques notamment.
Le terme de « bien-être animal » est trompeur à plusieurs égards, et tend à minimiser la réalité des souffrances des animaux d’élevage.
Une nouvelle étude démontre l’impact de l’autorité de la science sur le comportement d’individus devant tuer un animal dans un but scientifique.
Aujourd’hui, la loi française considère l’animal comme un être sensible, mais il est nécessaire d’aller plus loin.
Il n’est pas toujours évident de faire discuter les associations de défense des animaux et les scientifiques pratiquant des expérimentations animales. Tentons de les faire communiquer.
Si la réglementation applicable aux élevages bio n’est pas optimale, elle garantit toutefois des conditions de « mieux-être » au regard des pratiques instaurées dans les élevages conventionnels.
Dire que « la majorité des éleveurs prend soin de ses animaux » n’empêche pas statistiquement le fait que « la très large majorité des animaux sont élevés dans des fermes-usines ».
C’est l’épineuse question sur laquelle se sont penchés les gagnants du Ig Nobel des transports 2021.


















