Articles on olfaction
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L’odorat est un sens tout à fait particulier du point de vue cérébral : c’est notre lien le plus direct avec le monde extérieur, et il semble avoir très peu changé au cours de l’évolution.
Si votre chat passe beaucoup de temps à renifler quelque chose, cela signifie que l’objet n’est pas familier.
Notre perception des odeurs est le fruit à la fois de nos gènes et de nos expériences de vie.
Cancers, Covid-19, Parkinson, hypoglycémie diabétique… Certains animaux sont capables de détecter de nombreuses affections. Entraînés, ils peuvent parfois constituer de précieuses aides au diagnostic.
Une part de subjectivité importante joue dans la perception des odeurs désagréables. Ce qui n’empêche pas la recherche sur les nuisances olfactives d’émerger peu à peu.
Derrière la simplicité apparente de la perception des odeurs se cachent des mécanismes chimiques complexes.
Une étude vient de démontrer l’existence d’une voie de communication entre le système olfactif et le pancréas : détecter une odeur de nourriture déclenche la production d’insuline.
La relation homme-animal passe aussi par l'odorat. Sentir des odeurs venant d'humains stressés ou non-stressés induit des changements comportementaux chez les vaches et les souris.
Les recherches en biologie ont mis en évidence les singularités du sens de l’odorat, les sciences de gestion montrent son importance quand le consommateur mémorise et évalue un produit.
On sait qu’à mesure qu’on vieillit, l’odorat perd en efficacité. Or c’est à lui que nous devons notre perception des aliments. Cette dégradation expliquerait-elle le plus faible appétit des seniors ?
L’infection par le SARS-CoV-2 s’accompagne parfois d’une perte d’odorat. La bonne nouvelle ? Celui-ci devrait très probablement être de retour une fois l’infection terminée. Plus ou moins vite.
Selon leur patrimoine génétique, certains détestent l’odeur de l’urine, quand d’autres lui décèlent un parfum de vanille…
Souvent négligée parmi les cinq sens, l’olfaction joue en réalité un rôle primordial dans le bien-être que nous procure le contact avec la nature.
De nombreuses initiatives sont en cours pour tenter d’intégrer l’odorat parmi les sens stimulés par les contenus numériques.
Il existait dans le temple de Jérusalem, dans l’Antiquité, une odeur du sacré, un mélange de parfums strictement réservés à Dieu, que l’on ne sentait que là et qui représentait sa divine présence.
La concentration du CO₂ dans l’océan affecte la manière dont les poissons détectent les prédateurs, leurs congénères ou la nourriture. Une menace pour des populations entières de poissons.
Un « nez » électronique s’est montré capable de reconnaître 17 maladies à partir de l’air exhalé par les patients. Mais la technique doit encore être standardisée.
Le nez est une porte d’entrée dans le cerveau pour les pathogènes. Mais notre organe olfactif peut aussi être une voie d’accès pour des médicaments traitant les maladies cérébrales.
Selon le type de microbes présents dans notre nez, nous n’apprécions pas les mêmes odeurs. Ceux-ci pourraient donc jouer un rôle dans nos choix alimentaires.
Troisième et dernier volet de notre série sur l'olfaction : l'odorat est un sens qui a de l'avenir. Alors, que sentirons-nous demain ?



















