Depuis l'époque soviétique, certains penseurs russes, de plus en plus influents, refusent toute convergence de la Russie avec l’Occident et défendent une modernisation fondée sur la puissance de l’État et des valeurs traditionnelles.
François Fortuné Ferogio, « Campement de nuit dans les Steppes de la mer Caspienne », Atlas historique, 1845, planche 16. Illustration accompagnant le récit de voyage en Kalmoukie des époux Hommaire de Hell, au milieu du XIXe siècle.
BnF
Virginie Tellier, CY Cergy Paris Université; Université Sorbonne Nouvelle, Paris 3
L’étude de trois textes des XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles permet de mieux comprendre l’histoire des Kalmouks, présents en Russie depuis près de 400 ans.
La conquête de la Sibérie par Ermak, tableau de Vassili Sourikov peint en 1895, représente une bataille en 1582 entre les forces russes conduites par Ermak, un chef cosaque au service d’Ivan le Terrible, et l’armée du khanat de Sibérie.
Musée Russe (Saint-Pétersbourg)
Il y a 200 ans, les décembristes ont failli emmener la Russie dans une voie très différente de celle que le pays allait suivre…
Récolte en Ukraine (1896), de Mykola Pymonenko. Les importantes ressources naturelles du traditionnel « grenier à blé de l’Europe » ont suscité, à de nombreuses reprises dans l’histoire du pays, les convoitises de ses voisins.
Mykola Pymonenko/Wikipedia
Plus de cent ans avant Donald Trump, la France avait envisagé de conditionner son soutien à l’Ukraine, alors en lutte pour son indépendance face à l’Armée rouge, à des contreparties en ressources naturelles.
Donald Trump et Volodymyr Zelensky lors de leur entrevue orageuse à la Maison Blanche, le 28 février 2025.
Andrew Harnik/Getty Images North America/AFP
Trump n’est pas le premier à chercher à mettre la main sur les richesses du sous-sol ukrainien.
Mémorial improvisé en l’honneur d’Alexeï Navalny, sur le monument aux victimes des répressions politiques à Saint-Pétersbourg le 16 février 2024. Des centaines de personnes ont été arrêtées en Russie pour avoir déposé des fleurs ou brandi des pancartes dénonçant la mort de l’opposant.
Olga Maltseva/AFP
Le nom d’Alexeï Navalny est venu s’inscrire dans la longue liste de martyrs dont fourmille l’histoire de la Russie, où le sacrifice individuel est partie intégrante de la psyché nationale.
« The Last Stand », de William Barnes Wollen (1898), dépeint Le 44e régiment d’infanterie britannique attaqué par les Afghans lors de la bataille de Gandamak, en Afghanistan, en 1842.
Getty - DeAgostini
Taline Ter Minassian, Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco)
Du Caucase aux confins de la Chine, en passant par l’Asie centrale, les grandes puissances internationales se livrent depuis près de deux siècles un « Grand Jeu » sans cesse renouvelé.
Le drapeau ukrainien flotte derrière une statue de Nestor Makhno, à Zaporijia, dans le sud-est de l'Ukraine, le 25 avril 2022.
Ed Jones/AFP
Acteur majeur de la guerre civile qui déchira l’empire russe de 1917 à 1921, le leader anarchiste ukrainien Nestor Makhno demeure difficile à intégrer dans l’historiographie de l’Ukraine.
Détail du monument à Lénine installé place Kaloujskaïa à Moscou.
YuryKara/Shutterstock
Un ouvrage récent souligne le rôle, souvent méconnu, des femmes dans l’avènement de la Russie soviétique.
Le président russe Vladimir Poutine lors d'une rencontre avec la ministre russe de la Culture à Moscou, le 3 octobre 2022. Son emprise sur la Russie s'effrite à mesure que la guerre qu'il a lancée en Ukraine s'enlise.
(Gavriil Grigorov, Sputnik, Kremlin/Pool Photo via AP)
Historienne, professeure des universités. Co-directrice de l'Observatoire des États post-soviétiques jusqu'en 2024., Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco)