De la fumée s’élève au-dessus d’immeubles résidentiels depuis un entrepôt appartenant au géant russe de la distribution Wildberries situé près de Saint-Pétersbourg, après que celui-ci a été touché par des drones ukrainiens tôt dans la matinée du 24 juillet 2026.
Stringer/AFP
Les frappes ukrainiennes sur le territoire russe représentent un changement d’approche porteur d’effets bénéfiques à Kiev, mais ne suffiront pas, à elles seules, à assurer une victoire militaire.
Le 15 juin 2026, Volodymyr Zelensky constate les dégâts à la cathédrale de la Dormition, située dans le complexe orthodoxe de la Laure de Kiev-Petchersk, qui a été endommagée la nuit précédente par des frappes russes selon les Ukrainiens (par le système de défense antiaérienne ukrainien selon les Russes).
Service de presse de la présidence ukrainienne/AFP
La frappe contre la cathédrale de la Dormition remet au premier plan un autre front de la guerre : la bataille entre Moscou et Kiev pour l’héritage orthodoxe.
Portraits de victimes qui auraient été tuées lors d’une frappe aérienne américano-israélienne sur un immeuble résidentiel, à Téhéran, le 13 avril 2026.
AFP
L’IA accélère le ciblage militaire, mais entraîne des erreurs graves, comme le bombardement d’une école à Minab, en Iran, le 28 février 2026, ce qui soulève des enjeux juridiques majeurs.
Des pompiers tentent de sortir des corps de personnes tuées dans un bombardement ayant touché un immeuble d’habitation à Téhéran, le 27 mars.
AFP
L’ampleur des frappes, qui sont loin de ne cibler que les responsables de la dictature iranienne, invite à s’interroger sur les véritables buts de guerre de Washington et Tel-Aviv.
Le 14 novembre 1944, un Avenger TBF-1 largue une bombe visant le chantier naval de Manille (Philippines), tenue par les troupes japonaises.
United States Navy - United States Navy National Museum of Naval Aviation
Les premiers bombardements datent du début du XXᵉ siècle. Dès l’origine, ils ont pour but de préserver la vie des militaires de l’armée attaquante, quitte à causer la mort de très nombreux civils.
Lancement, en décembre dernier, depuis la frégate USS Santa Barbara d’un drone LUCAS (Low-cost Unmanned Combat Attack System – Système d’attaque de combat sans pilote à faible coût), la version américaine issue de la rétro-ingénierie du drone d’attaque à usage unique iranien Shahed. Les États-Unis tentent de combler leur retard en matière de drones de combat.
Cpl. Kayla Mc Guire
La guerre des drones favorise des armes bon marché et massives, remettant en cause la supériorité américaine, dont le modèle est trop coûteux et rigide.
Une photo diffusée par la chaîne de télévision d’État Islamic Republic of Iran Broadcasting News (IRIBNEWS), le 2 mars 2026, montre Alireza Arafi, juriste membre du Conseil des gardiens, lors de la deuxième réunion du Conseil de direction provisoire, à laquelle ont assisté le président iranien et le chef du pouvoir judiciaire, à Téhéran.
AFP
À la faveur de la guerre déclenchée le 28 février, les Gardiens de la révolution ont encore raffermi leur emprise sur un régime qui tient bon malgré l’élimination de plusieurs personnalités de premier plan.
Une colonne de fumée noire s’élève d’un incendie qui fait rage près des dépôts de carburant du port de Fujaïrah, dans l’émirat du même nom, le 4 mars 2026. Les frappes iraniennes contre ses voisins du Golfe depuis le 28 février, à la suite de l’attaque américano-israélienne, ont contraint les Émirats arabes unis à fermer leur espace aérien.
Fadel Senna/AFP
Pierre Firode, Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay
L’objectif de l’Iran est d’inciter l’opinion publique américaine et les monarchies du Golfe à faire pression sur Donald Trump afin de le convaincre de mettre fin aux hostilités.
Bombardements sur Téhéran, le 1er mars 2026. Les États-Unis et Israël ont lancé des frappes contre l’Iran le 28 février, tuant le Guide suprême Ali Khamenei et les principaux chefs militaires.
Atta Kenare/AFP
Les frappes états-uniennes et israéliennes sur l’Iran mettront-elles à bas le régime des mollahs ? L’histoire des guerres modernes montre que la destruction matérielle ne se convertit pas toujours en bascule politique.
Manifestation devant la Maison-Blanche le 28 février, après l’annonce du début de l’intervention en Iran. Les pancartes rappellent à Donald Trump qu’il s’était longtemps vanté d’être « le président de la paix » et exigent la publication intégrale des archives Epstein. L’opération de guerre contre la République islamique iranienne a débuté dans un contexte où les accusations contre le président s’accumulent aux États-Unis dans ce dossier.
Tasos Katopodis/Getty Images/AFP
Diversion alors que l’affaire Epstein ne cesse de prendre de l’ampleur ? Volonté de s’inscrire dans l’Histoire ? Quel que soit le calcul de Donald Trump, l’opération « Epic Fury » pourrait se retourner contre lui.
Téhéran, le 28 février 2026 au matin.
Atta Kenare/AFP
Des centaines de cibles militaires ont été visées en Iran, lequel a répondu en frappant Israël, mais aussi plusieurs autres pays de la région. Une désescalade est-elle encore possible ?
Rassemblement « Free Iran » à Los Angeles, le 11 janvier 2026. Les manifestants réclament de Donald Trump qu’il passe résolument à l’action contre le régime de la République islamique, dont la répression aurait déjà fait des milliers de morts en moins de deux semaines.
Jonathan Alcorn/AFP
Pierre Firode, Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay
En Iran, Donald Trump pourrait s’inspirer du modèle afghan de la fin 2001 : Washington avait obtenu la chute des talibans en armant des groupes locaux et en les soutenant par une campagne de frappes aériennes.
Offa, le 27 décembre 2025. Dégâts causés par les débris de munitions utilisées lors des frappes américaines contre des combattants non identifiés présentés comme étant liés au groupe État islamique au Nigeria. Selon Donald Trump, l’attaque a « décimé » les camps liés à l’État islamique situés dans le nord-ouest du pays.
Abiodun Jamiu/AFP
Les frappes israéliennes et états-uniennes contre les installations nucléaires iraniennes fragilisent un régime de non-prolifération déjà affaibli.
Le chef d’état-major interarmées, le général Dan Caine, présente les détails des frappes du 21 juin sur l’Iran, lors d’une conférence de presse au Pentagone le 22 juin 2025.
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Avant l’instauration de la République islamique en 1979, l’Iran avait de bonnes relations avec Israël. Tel-Aviv espère voir revenir à Téhéran un régime qui lui est favorable. Un vœu pieux, sans doute.
Le ciel de la ville israélienne de Nétanya, le 13 juin au soir. L'Iran a riposté par une salve de missiles et de drones à une attaque israélienne menée la nuit précédente qui a frappé plusieurs sites nucléaires et coûté la vie à au moins 80 personnes, dont des physiciens supposés impliqués dans le programme nucléaire iranien ainsi que plusieurs chefs militaires de premier plan.
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Pourquoi l'attaque israélienne a-t-elle eu lieu maintenant, quelles sont les faiblesses de l'Iran qu'elle a mises en évidence, et quels pourraient être les prochains développements ?
Frappe aérienne israélienne sur le village de Khiam, dans le sud du Liban, le 7 octobre 2024.
AFP
Après onze mois de guerre d’usure, septembre 2024 a vu une nette intensification du conflit, qui semble désormais impliquer plus que jamais la plupart des alliés régionaux de l’Iran face à Israël.
Des Iraniens brûlent un drapeau israélien lors d’un rassemblement à Téhéran le 2 octobre 2024, au lendemain du tir de 180 missiles iraniens sur Israël.
Atta Kenare/AFP
Professeur agrégé de géographie, membre du laboratoire Médiations (Sorbonne Université), Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay
Maitre de conférences en sciences de la communication, Chercheur au PREFICS (Plurilinguismes, Représentations, Expressions Francophones, Information, Communication, Sociolinguistique), Université Rennes 2
Analyste en géopolitique, membre associé au Laboratoire de Recherche IAE Paris - Sorbonne Business School, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, chaire « normes et risques », IAE Paris – Sorbonne Business School