Lancement, en décembre dernier, depuis la frégate USS Santa Barbara d’un drone LUCAS (Low-cost Unmanned Combat Attack System – Système d’attaque de combat sans pilote à faible coût), la version américaine issue de la rétro-ingénierie du drone d’attaque à usage unique iranien Shahed. Les États-Unis tentent de combler leur retard en matière de drones de combat.
Cpl. Kayla Mc Guire
La guerre des drones favorise des armes bon marché et massives, remettant en cause la supériorité américaine, dont le modèle est trop coûteux et rigide.
Cette photographie officielle de la Maison-Blanche montre Donald Trump supervisant les étapes de l’opération « Epic Fury » contre l’Iran, depuis Mar-a-Lago, en Floride. Une imagerie soigneusement pensée pour illustrer le fait que le président, homme d’action (il ne porte pas de cravate et a devant lui deux téléphones par lesquels il envoie ses ordres), est seul décideur et comme illuminé par une force intérieure qui atteste qu’il a été élu par la Providence.
Daniel Torok/The White House/AFP
La communication de Donald Trump, spécialement depuis le début de la guerre contre l’Iran, reprend à son compte plusieurs mythes essentiels de la psyché états-unienne.
La directrice du renseignement national états-unien Tulsi Gabbard et le directeur de la CIA John Ratcliffe s’apprêtent à témoigner devant la commission sénatoriale du renseignement sur les « menaces mondiales », au Capitole à Washington, DC, le 25 mars 2025.
Saul Loeb/AFP
Malgré les tensions politiques transatlantiques, les services de renseignement continuent de coopérer étroitement, portés par des intérêts communs et une forte autonomie.
Donald Trump pendant l’imposition des mains des pasteurs protestants réunis dans le bureau Ovale afin de prier avec lui, le 5 mars 2026.
Capture d’écran Youtube
Pour justifier l’intervention en Iran, ses partisans convoquent ouvertement un argumentaire fondé sur une lecture millénariste de la Bible. Mais tous les chrétiens ne partagent pas cette vision des choses.
Une colonne de fumée noire s’élève d’un incendie qui fait rage près des dépôts de carburant du port de Fujaïrah, dans l’émirat du même nom, le 4 mars 2026. Les frappes iraniennes contre ses voisins du Golfe depuis le 28 février, à la suite de l’attaque américano-israélienne, ont contraint les Émirats arabes unis à fermer leur espace aérien.
Fadel Senna/AFP
Pierre Firode, Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay
L’objectif de l’Iran est d’inciter l’opinion publique américaine et les monarchies du Golfe à faire pression sur Donald Trump afin de le convaincre de mettre fin aux hostilités.
Manifestation devant la Maison-Blanche le 28 février, après l’annonce du début de l’intervention en Iran. Les pancartes rappellent à Donald Trump qu’il s’était longtemps vanté d’être « le président de la paix » et exigent la publication intégrale des archives Epstein. L’opération de guerre contre la République islamique iranienne a débuté dans un contexte où les accusations contre le président s’accumulent aux États-Unis dans ce dossier.
Tasos Katopodis/Getty Images/AFP
Diversion alors que l’affaire Epstein ne cesse de prendre de l’ampleur ? Volonté de s’inscrire dans l’Histoire ? Quel que soit le calcul de Donald Trump, l’opération « Epic Fury » pourrait se retourner contre lui.
Téhéran, le 28 février 2026 au matin.
Atta Kenare/AFP
Des centaines de cibles militaires ont été visées en Iran, lequel a répondu en frappant Israël, mais aussi plusieurs autres pays de la région. Une désescalade est-elle encore possible ?
Le premier ministre australien Anthony Albanese (au centre), accueilli par le ministre indonésien des affaires étrangères Sugiono (à gauche) et par le directeur général du fonds souverain Danantara Indonesia Rosan Roeslani (à droite), à son arrivée à l’aéroport international de Jakarta, le 5 février 2026. À l’issue de cette visite, les deux pays ont signé un traité de sécurité ouvrant la voie à une coopération militaire plus étroite.
Yasuyoshi Chiba/AFP
La mise en œuvre de l’accord par lequel Washington doit fournir des sous-marins nucléaires à l’Australie prend du retard, incitant Canberra à chercher des partenaires sécuritaires dans sa région.
Des membres de la Garde nationale près d’un bus incendié par des groupes criminels organisés en réponse à une opération menée à Jalisco qui a conduit à la mort du chef mafieux El Mencho, à Zapopan, dans l’État de Jalisco, le 22 février 2026.
Ulises Ruiz/AFP
La pratique consistant à éliminer physiquement des parrains de la drogue n’a jamais abouti à une baisse durable du trafic. En revanche, elle expose le pays à une flambée de violence.
En matière de politique étrangère, le président actuel et son prédécesseur (ici pendant l’investiture de Donald Trump, le 20 janvier 2025) ont globalement les mêmes priorités. Les différences résident dans le style et, surtout, dans les valeurs et dans la définition de ce que sont les alliés des États-Unis.
Kenny Holston-Pool/Getty Images/AFP
Une comparaison entre les stratégies de sécurité de Biden (2022) et de Trump (2025) met en évidence des points communs plus nombreux qu’on le croit, mais aussi une distinction fondamentale.
« Appartement à louer » à San Francisco, en Californie, le 4 décembre 2025. Selon un rapport publié par Apartments.com, San Francisco est l’une des villes les plus chères des États-Unis en matière de loyer, où il se situe aujourd’hui en moyenne à 3 139 dollars par mois, soit une augmentation de 6,5 % par rapport à l’année précédente et de 92 % par rapport à la moyenne nationale qui est de 1 631 dollars mensuels.
Justin Sullivan/Getty Images/AFP
Loyers en surchauffe, prêts inaccessibles, chantiers fragilisés : la crise du logement s’invite au cœur des midterms 2026. Les mesures de Trump sur les droits de douane et l’immigration pourraient se retourner contre lui.
Les rencontres de Donald Trump avec ses homologues étrangers, comme ici avec Volodymyr Zelensky et plusieurs dirigeants européens, tournent souvent à la foire d’empoigne.
Andrew Caballero-Reynolds/AFP
Déclarations abruptes, provocations publiques… Donald Trump ne cesse de déstabiliser ses partenaires. Comment gérer son comportement en politique étrangère ?
Après la fin de New Start, le risque d’une déflagration nucléaire entre la Russie et les États-Unis est-il plus élevé ?
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Le dernier traité russo-américain portant sur la réduction des arsenaux nucléaires vient d’arriver à expiration. Avec quelles conséquences ?
Cette image générée par IA a été publiée par Donald Trump sur son compte TruthSocial le représente en compagnie de plusieurs leaders européens devant une carte où le Canada, le Groenland et le Venezuela sont couverts du drapeau des États-Unis. Le message est clair : les alliés, ou supposés tels, sont placés devant le fait accompli et doivent s’incliner devant la force de Washington.
@realDonaldTrump/TruthSocial
L’ordre mondial libéral reposait sur un système de normes qui, si elles n’étaient pas toujours respectées, offraient tout de même un cadre à l’action des États. Ce temps est révolu.
Donald Trump signe la charte du « Conseil de la paix » pendant la réunion annuelle du Forum économique mondial (WEF) à Davos, le 22 janvier 2026. Derrière lui, plusieurs chefs d’État et ministres des affaires étrangères des pays ayant accepté de siéger au sein de cette instance. On voit notamment les présidents de l’Argentine (Javier Milei), de l’Azerbaïdjan (Ilham Aliev) et du Kazakhstan (Kassym-Jomart Tokaïev), ainsi que les premiers ministres du Pakistan (Shehbaz Sharif) et de la Hongrie (Viktor Orban), seul membre de l’UE concerné.
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Le très hétéroclite Conseil de la paix est largement constitué d’États autoritaires et placé sous l’autorité directe de Washington.
La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum tout sourire aux côtés de Donald Trump lors du tirage au sort de la Coupe du monde de football 2026 qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique (Washington, DC, 5 décembre 2025). La coopération entre les deux pays n’est cependant pas dénuée de tensions.
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Le Mexique est un véritable « filtre à migrants » qui empêche chaque année des centaines de milliers de personnes d’entrer aux États-Unis.
Il fut un temps où les deux pays réglaient leurs désaccords devant l’OMC, et où Washington acceptait une décision qui lui était défavorable…
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Il y a trente ans, l’OMC tranchait un différend commercial en faveur de Caracas au détriment de Washington. Depuis, le multilatéralisme s’est plus qu’effrité…
Un important incendie s’est déclaré à Fuerte Tiuna, le plus grand complexe militaire du Venezuela, après les frappes de l’armée des États-Unis à Caracas le 3 janvier 2026.
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Le droit international ne laisse guère de place au doute : l’opération conduite par les États-Unis enfreint de nombreuses règles établies, que Washington est censé respecter.
Cette photo prise lors d’une visite organisée pour les médias montre des armements qui auraient été saisis par les forces israéliennes à Gaza, au Liban et en Syrie, exposés à la base militaire israélienne de Tzrifin, le 30 décembre 2025.
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Au prétexte d’assurer sa sécurité dans son entourage immédiat, Israël se montre de plus en plus interventionniste dans les États voisins, spécialement au Liban et en Syrie.
Selon Donald Trump, le Groenland, qui possède depuis 1979 le statut de communauté autonome constitutive du royaume du Danemark, doit absolument devenir une partie des États-Unis, au nom d’intérêts sécuritaires qui semblent cacher des intérêts économiques. Faut-il s’attendre à ce que la bannière étoilée flotte bientôt sur l’immense île arctique ?
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Après le Venezuela, le Groenland ? La crainte ne semble pas absurde : l’administration Trump vient de nommer un envoyé spécial dont la mission est « l’annexion du Groenland aux États-Unis ».
Enseignant à Sciences Po Paris en Middle East Studies, Président-fondateur de l'Institut des Relations Internationales et de Géopolitique, doctorant en science politique - relations internationales au Centre Thucydide, Sciences Po
Professeur agrégé de géographie, membre du laboratoire Médiations (Sorbonne Université), Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay
Chercheuse à l'Academy of International Affairs (Bonn), chercheuse associée en sciences politiques à Pacte Sciences Po Grenoble-UGA, Université Grenoble Alpes (UGA)