Le 3 décembre 2025 à New York, la réalisatrice Kim A. Snyder assiste à la projection new-yorkaise de son documentaire The Librarians (les Bibliothécaires), consacré aux difficultés croissantes auxquelles sont confrontées les bibliothécaires et les personnes qui y travaillent face aux demandes de retrait des rayonnages de livres jugés « indésirables » par divers groupes de pression. Sur l’affiche : « La guerre de l’Amérique contre les livres est plus qu’une guerre contre les mots. »
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Aux États-Unis, la censure des livres s’étend aux bibliothèques publiques et devient un enjeu politique, menaçant aussi celles et ceux qui les font vivre.
Des sympathisants du Parti républicain, dont les pancartes appellent notamment à « garder la majorité » (sous-entendu : au Congrès) applaudissent Donald Trump alors qu’il prend la parole lors de la Convention nationale républicaine pour les élections de mi-mandat, à l’American Airlines Center de Dallas, au Texas, le 9 septembre 2026.
Patrick T. Fallon/AFP
À l’approche de la présidentielle brésilienne, le duel Lula – Flávio Bolsonaro est marqué par une forte implication de leurs appuis respectifs au niveau international.
Le 18 août 2025, dans le bureau Ovale, sous les yeux de J. D. Vance et de Donald Trump, Natalie Harp finalise un post du président sur Truth Social pendant une rencontre avec plusieurs leaders européens.
Daniel Torok/Site officiel de la Maison-Blanche
La volonté de Washington de « démanteler » la Cour pénale internationale masque aussi la crainte du pouvoir des mots du droit dans le temps.
L’usine Clairton Coke Works, à Clairton (Pennsylvanie), a été contrainte de réduire ses émissions polluantes et de mettre en place un contrôle plus efficace de la pollution dans le cadre d’un accord conclu à la suite d’une action en justice intentée par des citoyens en vertu du Clean Air Act.
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Depuis des décennies, des citoyens et des associations utilisent les tribunaux pour contraindre les entreprises et l’État fédéral à respecter les lois environnementales. L’administration Trump cherche désormais à restreindre ce pouvoir.
Capture d’écran de la page d’accueil du site officiel Aliens.gov de la Maison-Blanche. Le texte dit : « Ils marchent parmi nous. »
Whitehouse.gov
La page « Aliens.gov », hébergée sur le site de la Maison-Blanche, joue sur le double sens en anglais du mot « alien » (étranger/extraterrestre) afin de déshumaniser les immigrés clandestins.
Donald Trump brandit une copie imprimée d’un de ses posts sur Truth Social concernant la loi « The Safeguard American Voter Eligibility Act » (également connue sous le nom de « SAVE America Act ») à la Maison-Blanche, le 4 juin 2026. Pour une raison non expliquée, il a inclus dans l’énumération des principaux aspects de ce texte les points 4 et 5, qui ont trait à la question de la transsexualité, nullement évoquée dans le SAVE America Act.
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Avec le projet de loi « SAVE America Act », Donald Trump affirme vouloir mettre fin à la fraude électorale. Selon ses adversaires, il veut surtout avantager son parti aux prochaines midterms.
Jeanine Pirro, procureure fédérale du district de Columbia, tient une Bible signée par Donald Trump, lors de la cérémonie de prestation de serment de Sergio Gor, nouvellement nommé ambassadeur en Inde, qui s’est déroulée dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche, le 10 novembre 2025, à Washington.
Brendan Smialowski/AFP
Aux États-Unis, la religion pèse de longue date sur la politique. Mais sous Trump, son influence s’étend sans cesse davantage.
Manifestation à Tirana, le 9 juin 2026, contre le projet immobilier du couple Jared Kushner/Ivanka Trump. Sur la pancarte, Ivanka tient en laisse le premier ministre albanais Edi Rama, partisan déclaré du projet. La légende invite la fille de Donald Trump, en des termes peu amènes, à ne pas toucher à l’île sur laquelle son complexe de luxe doit être bâti.
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En Albanie, le projet immobilier de Jared Kushner et d’Ivanka Trump suscite un mouvement de protestation qui pourrait emporter Edi Rama, au pouvoir depuis treize ans.
Cette photographie montre des chars et des véhicules militaires israéliens stationnés le long d’une route entre des maisons détruites dans le sud du Liban, près de la frontière avec Israël.
Jalaa Marey/AFP
L’armée israélienne s’enfonce dans le Sud-Liban face à un Hezbollah réorganisé. Une stratégie fondée sur des analyses erronées qui ébranle aujourd’hui l’alliance avec les États-Unis.
La justice internationale peut-elle servir d’arme ?
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Les États-Unis ont largement recours au « lawfare » (usage stratégique du droit) dans leur bras de fer avec Pékin.
Le secrétaire américain à la guerre Pete Hegseth pendant un discours commémorant le 81e anniversaire du débarquement le 6 juin 2025. Une nouvelle fois, l’administration Trump a souligné que l’époque de l’alliance inconditionnelle entre les deux rives de l’Atlantique était révolue.
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Face aux pressions russes, chinoises et américaines, l’UE cherche à bâtir une autonomie robuste, fondée sur la défense, l’industrie et le droit.
Donald Trump a toujours aimé célébrer ses anniversaires en grande pompe. Ici le 14 juin 2024, jour de ses 78 ans, à un meeting en Floride, en pleine campagne présidentielle, il se voit offrir un immense gâteau reprenant de nombreux éléments de l’imagerie MAGA. Le 14 juin 2026, ses 80 ans donneront lieu à des célébrations particulièrement somptuaires.
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De George Washington à Donald Trump, les anniversaires des présidents ont toujours mêlé pouvoir et spectacle. Avec ses 80 ans, Trump pousse le rituel au show politique.
Donald Trump présente, le 6 mai 2026, une image générée par IA représentant la cage qui abritera l’« UFC Freedom 250 » devant la Maison-Blanche. La cage et les structures qui l’entourent ont depuis été édifiées.
Kent Nishimura/AFP
À la tête de la Fed, Kevin Warsh devra arbitrer entre lutte contre l’inflation et soutien à la croissance, sous la pression de Donald Trump.
Le 30 mars 1981, la tentative d’assassinat contre Ronald Reagan (ici recouvert par une nuée de corps après avoir atteint par une balle au poumon) s’était déjà produite sous l’œil des caméras, à quelques mètres de l’endroit où, 45 ans plus tard, Cole Tomas Allen tentera de tuer Donald Trump.
Ronald Reagan Presidential Library/AFP
Florian Leniaud, Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay
À 45 ans d’intervalle, deux présidents des États-Unis ont failli perdre la vie au même endroit. Au-delà de l’anecdote, il y a la matière à analyse et comparaison.
Le 24 février 2026, Donald Trump s'adresse aux élus du Congrès à l'occasion de son discours sur l'état de l'Union. Une semaine plus tard, il est revenu devant cette même assistance pour présenter son rapport sur l'entrée en guerre contre l'Iran.
Jessica Koscielniak-Pool/Getty Images/AFP
La loi des États-Unis dit clairement que le président ne dispose que de 60 jours pour mener un conflit sans l'accord du Congrès… Au-delà, la guerre devient illégale.
Des réfugiés congolais devant les derniers lots de vivres livrés par l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), désormais démantelée, dans une zone de stockage et de distribution alimentaire du camp de réfugiés de Musenyi, à Giharo, le 7 mai 2025. Dans des camps surpeuplés installés dans l’un des pays les plus pauvres du monde, l’aggravation de la crise financière menace l’aide humanitaire essentielle, notamment l’aide alimentaire qui a été considérablement réduite, ce qui fait craindre une recrudescence de la violence.
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En 2025, l’aide au développement a connu une forte baisse, révélant une crise politique et de légitimité. Les ONG, contestées au Nord et au Sud, doivent se réinventer.
Le mépris en lequel Trump tient l’UE et ses multiples attaques à l’égard de celle-ci ont déjà donné lieu à un certain nombre de réponses venues du Vieux Continent.
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Sur bien des dossiers – du Groenland à la guerre au Proche-Orient –, Donald Trump affiche régulièrement son mépris à l’égard d’une UE qu’il décrit comme faible et pusillanime.
Professeur émérite juriste et américaniste, spécialiste des États-Unis, questions politiques, sociales et juridiques (Cour suprême), Université Paris Nanterre