Ni Lula (à gauche sur cette photo) ni Flávio Bolsonaro ne semblent susciter un véritable enthousiasme chez les électeurs. La campagne s’est largement déplacée sur les plateformes numériques, limitant les interactions directes et laissant planer un doute : ce que les électeurs voient sur les réseaux sociaux reflète-t-il la réalité ou seulement ce que les algorithmes sélectionnent pour eux ?
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À quelques jours de l’élection présidentielle au Brésil, Lula devance Flávio Bolsonaro dans les sondages. Mais le nombre élevé d’indécis et une campagne atone entretiennent l’incertitude.
Des manifestants du mouvement de droite Movimento Brasil Livre (MBL) protestent devant le siège de Banco Master à São Paulo, au Brésil, le 5 février 2026, après que la Banque centrale du pays a ordonné sa fermeture en raison d’une grave crise de liquidités et d’importantes violations de la réglementation financière.
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Le scandale Banco Master secoue le Brésil à quelques semaines de l’élection présidentielle. Cette vaste affaire de fraude bancaire révèle un réseau d’influence qui touche la classe politique et la Cour suprême.
Des supporters brésiliens pendant le match des huitièmes de finale de la Coupe du monde de football 2026 opposant le Brésil à la Norvège, dans une rue de Brasilia, le 5 juillet 2026.
Evaristo Sa/AFP
Le Brésil a l’image d’un pays fou de football, si bien qu’on peut se demander s’il y a un rapport entre les résultats de son équipe nationale et la perception qu’a la population du pouvoir en place.
La pandémie de Covid-19 a montré que l’adhésion des citoyens aux mesures sanitaires dépend de la crédibilité des institutions et de la clarté de leur communication. Ici, une file d’attente pour des tests rapides de dépistage à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), en août 2021.
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Une analyse de la France, du Portugal et du Brésil montre comment l’organisation des soins et la gouvernance de chaque pays ont influencé la réponse nationale face au Covid-19.
Des partisans de Jair Bolsonaro buvant, ou faisant mine de boire, des liquides de nettoyage de la marque Ypê, dont certains produits ont été rappelés par l’agence sanitaire brésilienne. Pour les bolsonaristes, cette décision sanitaire serait motivée par la volonté du gouvernement de Lula de s’en prendre à une compagnie qui a soutenu l’ex-président Bolsonaro, aujourd’hui emprisonné.
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Au Brésil, les guerres culturelles gagnent les rayons des supermarchés : boycotts et soutiens militants à des marques montrent comment la politique façonne la consommation.
Donald Trump aux côtés, de gauche à droite, des dirigeants de Trinité-et-Tobago (Kamla Persad-Bissessar), du Paraguay (Santiago Peña), de la République dominicaine (Luis Abinader), du Salvador (Nayib Bukele), du Guyana (Mohamed Irfaan Ali), du Costa Rica (Rodrigo Chaves Robles), de l’Équateur (Daniel Roy Gilchrist Noboa Azín), (au deuxième rang, de gauche à droite) de la Bolivie (Rodrigo Paz Pereira), de l’Argentine (Javier Milei), du Panama (José Raúl Mulino), du Honduras (Nasry « Tito » Asfura) et du Chili (José Antonio Kast), à l’ouverture du sommet « Shield of the Americas » à Miami, en Floride, le 7 mars 2026.
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Au pouvoir au Chili, au Salvador et en Argentine, l’extrême droite espère également y parvenir bientôt dans plusieurs autres pays du continent, à commencer par le Brésil.
Le procès s’est déroulé dans une ambiance très tendue, les partisans de l’ex-président (2019-2023) manifestant jusqu’au dernier moment dans tout le pays (ici à Sao Paulo, le 7 septembre), et appelant notamment à l’aide l’administration états-unienne, laquelle a de son côté expressément lié la hausse des tarifs douaniers qu’elle a imposée au Brésil à la « chasse aux sorcières » visant Bolsonaro, allié de longue date de Donald Trump.
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L’extrême droite monte en puissance et semble toujours plus forte, en France, en Europe et dans le monde. La chute des démocraties est-elle inéluctable ? Quelles leçons tirer de l’histoire des années 1930 pour éclairer notre présent ? Entretien avec Johann Chapoutot, spécialiste du nazisme et auteur des « Irresponsables. Qui a porté Hitler au pouvoir ? » (Gallimard).
La victoire d’une école au défilé politique au carnaval 2024 a orienté la dynamique de création de l’ensemble des concurrents pour 2025. Ici, une danseuse de l’école « Imperatriz Leopoldinense », au sambodrome, le 3 mars 2025.
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À Rio, après des mois de préparation, le carnaval bat actuellement son plein. Derrière l’exubérance et les paillettes, les défilés des écoles de samba portent des messages très politiques.
Le président argentin Javier Milei durant son discours prononcé lors du très conservateur congrès CPAC à Balneario Camboriu, au Brésil, en juin 2024.
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Les adeptes de la « Nouvelle Droite » en Amérique latine utilisent les outils de la démocratie pour éroder le système démocratique de l’intérieur et prolonger leur emprise sur le pouvoir.
Le mot d'ordre #EleNao (Pas Lui) avait mobilisé des millions de personnes à l'automne 2018. Pourtant, Bolsonaro a été aisément élu. Notamment parce que ses partisans avaient habilement su présenter #EleNao comme un mouvement gauchiste ultra-radical.
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Les rassemblements anti-Bolsonaro en 2018 n’avaient pas eu le résultat escompté, au contraire. Les adversaires du RN dans la France de 2024 pourraient en tirer des leçons utiles.
Le président Cyril Ramaphosa accueillera le 15e sommet des Brics à Johannesburg.
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Ce n'est pas le simple élargissement, mais la nature de cet élargissement qui guidera les cinq pays des BRICS dans leur décision d'admettre ou non de nouveaux membres.
Lula lors de la marche de la victoire le 29 octobre 2022 à Sao Paulo.
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Élu de justesse pour un troisième mandat à la présidence du Brésil, Lula va devoir reprendre en main un État où les militaires, qui lui sont hostiles, sont encore très présents à tous les échelons.
Des partisans de Jair Bolsonaro devant des soldats qui gardent le palais présidentiel, le Planalto, à Brasilia, le 8 janvier 2023.
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Le « siège de Brasilia » par des partisans de Jair Bolsonaro montre que Lula, dont la vision de la société est à l’opposé de celle de son prédécesseur, aura bien du mal à rassembler ses concitoyens.
Lula avec des représentants des peuples autochtones du Brésil lors de la COP27 à Sharm el-Sheikh, en Égypte, le 17 novembre 2022.
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Le contraste est saisissant entre Bolsonaro, déforesteur en chef, et Lula, qui se veut défenseur de l’Amazonie. Au point de susciter des espoirs trop élevés sur le court terme ?
À l'annonce des résultats de la présidentielle, une femme fond en larmes lors d'un rassemblement de partisans de Jair Bolsonaro, à Rio de Janeiro, le 30 octobre 2022 au soir.
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Emmanuel Véron, Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco)
Quel que soit le vainqueur de la présidentielle brésilienne, il est probable que la Chine continuera de jouer un rôle majeur dans l’économie du pays, comme c’est le cas depuis maintenant vingt ans.
Jair Bolsonaro et son épouse Michelle en prière durant la « Marche pour Jésus », un événement évangélique annuel, le 13 août 2022 à Rio de Janeiro.
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En 2018, 70 % des évangéliques avaient voté pour Jair Bolsonaro. Cette fois, cet électorat lui semble moins acquis, ce qui devrait assurer la victoire de Lula au second tour.
Brazilian President Jair Bolsonaro, who is running for a second term, waves to supporters during a motorcycle campaign rally in Santos, Brazil, Wednesday, Sept. 28, 2022. Brazil’s general elections are scheduled for Oct. 2.
(AP Photo/Andre Penner)
Le président sortant Jair Bolsonaro pourrait remettre en question l’issue du scrutin du 2 octobre. Durant toute la campagne, il a laissé planer le doute sur la fiabilité du système électoral brésilien.
Manifestation stylisée contre Jair Bolsonaro, destructeur de l’Amazonie, à Rio de Janeiro, en 2019.
Mauro Pimentel/AFP
Durant son mandat, Jair Bolsonaro n’a cessé de diffuser un discours populiste ancré dans une sorte de « post-vérité », notamment sur le dossier de l’Amazonie.
Associate professor, Law School at PUC-Rio University; Marie Curie Fellow at IRIS/EHESS Paris; MSCA Fellow at the Columbia Center for Contemporary Critical Thought (CCCCT), PUC-Rio