Abelardo de la Espriella prend la pose devant une photo de tigre à Bogota quelques jours avant le second tour de la présidentielle. Il a obtenu 43,74 % des suffrages au premier et peut compter sur un bon report de voix de la droite conservatrice traditionnelle.
Luis Acosta/AFP
Abelardo de la Espriella, classé à l’ultradroite, est favori à la présidentielle colombienne de dimanche.
Membres présumés du gang Mara Salvatrucha (MS-13) lors d’une audience en visioconférence depuis le Centre de détention antiterroriste (CECOT), une prison de haute sécurité située à Tecoluca, San Vicente, au Salvador, le 20 avril 2026.
Handout/El Salvador Attorney General’s office/AFP
Sous la présidence de Nayib Bukele, le Salvador est passé du chaos des gangs à un modèle qui allie ordre, pouvoir centralisé, innovations numériques et restrictions des libertés.
Donald Trump aux côtés, de gauche à droite, des dirigeants de Trinité-et-Tobago (Kamla Persad-Bissessar), du Paraguay (Santiago Peña), de la République dominicaine (Luis Abinader), du Salvador (Nayib Bukele), du Guyana (Mohamed Irfaan Ali), du Costa Rica (Rodrigo Chaves Robles), de l’Équateur (Daniel Roy Gilchrist Noboa Azín), (au deuxième rang, de gauche à droite) de la Bolivie (Rodrigo Paz Pereira), de l’Argentine (Javier Milei), du Panama (José Raúl Mulino), du Honduras (Nasry « Tito » Asfura) et du Chili (José Antonio Kast), à l’ouverture du sommet « Shield of the Americas » à Miami, en Floride, le 7 mars 2026.
Saul Loeb/AFP
Au pouvoir au Chili, au Salvador et en Argentine, l’extrême droite espère également y parvenir bientôt dans plusieurs autres pays du continent, à commencer par le Brésil.
La journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le 25 novembre de chaque année, commémore le martyre de trois sœurs en République dominicaine en 1960.
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En 1930, Rafael Leónidas Trujillo s’empare du pouvoir en République dominicaine. Il y instaure un régime brutal qui durera plus de trente ans. Face à cette violence, des mouvements d’opposition se forment. Parmi ces figures, on trouve les sœurs Mirabal.
Navire de GNL bloqué au détroit d’Ormuz, image d’illustration.
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Face aux stratégies de déni d’accès et aux menaces hybrides sur les flux mondiaux, les États-Unis et l’Europe cherchent à renforcer leur contrôle sur les voies maritimes mondiales.
Le 16 mars 2026, José Antonio Kast lance officiellement la construction de tranchées visant à « endiguer l’immigration clandestine », devant un parterre de soldats du poste frontière avec le Pérou de Chacalluta.
Patricio Banda/AFP
Le nouveau président, José Antonio Kast, incarne une droite radicale portée par la demande d’ordre, avec un risque de dérive illibérale.
Des membres de la Garde nationale près d’un bus incendié par des groupes criminels organisés en réponse à une opération menée à Jalisco qui a conduit à la mort du chef mafieux El Mencho, à Zapopan, dans l’État de Jalisco, le 22 février 2026.
Ulises Ruiz/AFP
La pratique consistant à éliminer physiquement des parrains de la drogue n’a jamais abouti à une baisse durable du trafic. En revanche, elle expose le pays à une flambée de violence.
Bad Bunny a attiré le plus grand nombre de téléspectateurs jamais enregistré pour le spectacle de la mi-temps du Super Bowl.
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La prestation de Bad Bunny au Super Bowl a déplacé le débat au-delà du divertissement. Elle a proposé une lecture panaméricaine de l’identité, où l’amour, la solidarité et la mémoire collective s’imposent comme réponses à la division.
L'assaut de la Teocalli par Cortez et ses troupes, tableau d'Emanuel Leutze (1848).
Emanuel Leutze/Wikicommon
L’empire aztèque ne s’est pas effondré par faiblesse militaire, mais parce qu’il avait bâti sa domination sur la peur et la coercition. Une leçon historique qui éclaire les limites d’une politique fondée sur la menace.
Cette image générée par IA a été publiée par Donald Trump sur son compte TruthSocial le représente en compagnie de plusieurs leaders européens devant une carte où le Canada, le Groenland et le Venezuela sont couverts du drapeau des États-Unis. Le message est clair : les alliés, ou supposés tels, sont placés devant le fait accompli et doivent s’incliner devant la force de Washington.
@realDonaldTrump/TruthSocial
L’ordre mondial libéral reposait sur un système de normes qui, si elles n’étaient pas toujours respectées, offraient tout de même un cadre à l’action des États. Ce temps est révolu.
Sur cette pancarte brandie lors de la Marche pour la souveraineté et la démocratie à Medellín, en Colombie, le 7 janvier 2026, Simon Bolivar, héros de l’indépendance colombienne et vénézuélienne, assène un coup de poing à Donald Trump. Le 5 janvier, le président colombien Gustavo Petro s’était déclaré prêt à « prendre les armes » face aux menaces de Donald Trump, qui venait de capturer Nicolas Maduro à l’issue d’une opération commando accompagnée de bombardements sur le territoire vénézuélien.
Jaime Saldarriaga
Simon Bolívar, par sa vie et par les effets à long terme de son action, est devenu un mythe qu’on ne peut certainement pas réduire à l’aventure chaviste.
Dans ce tableau de 1954, Diego Rivera dépeint l'invasion suivie du coup d'état au Guatemala orchestrée par la Central Intelligence Agency (CIA), qui a conduit à la chute du gouvernement réformiste de Jacobo Arbenz.
musée Pouchkine/Wikicommon
L’éviction de Jacobo Árbenz au Guatemala en 1954 rappelle que l’usage de la force américaine en Amérique latine n’est pas nouveau. Mais les méthodes, elles, ont changé.
Donald Trump assiste à la capture du dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro, entouré du directeur de la CIA John Ratcliffe (à gauche) et du secrétaire d’État Marco Rubio (Mar-a-Lago, Floride, nuit du 2 au 3 janvier 2026).
Site officiel de la Maison Blanche
L’action de Trump au Venezuela ne peut qu’encourager la Russie et la Chine à se sentir en droit de gérer comme elles le souhaitent leurs « prés carrés » respectifs.
Un important incendie s’est déclaré à Fuerte Tiuna, le plus grand complexe militaire du Venezuela, après les frappes de l’armée des États-Unis à Caracas le 3 janvier 2026.
STR/AFP
Le droit international ne laisse guère de place au doute : l’opération conduite par les États-Unis enfreint de nombreuses règles établies, que Washington est censé respecter.
Cette image tirée d'une vidéo montre l'ex-président vénézuélien Nicolas Maduro descendant d'un hélicoptère alors qu'il se rend au tribunal fédéral de Manhattan, le 5 janvier 2026, à New York.
(WABC via AP)
De par son modus operandi, l’opération américaine au Venezuela est totalement inusitée. Et la suite s’annonce périlleuse pour Donald Trump.
Un drapeau mêlant ceux des États-Unis et du Venezuela est brandi lors d’un service religieux spécial à la paroisse Saint-Thomas-d’Aquin à Boston (Massachusetts), le 4 janvier 2026.
Joseph Prezioso/AFP
S’il est encore possible que le chavisme se maintienne sous une forme ou sous une autre, le plus probable est la mise en place d’une ingérence institutionnalisée de Washington dans la vie politique et économique du Venezuela.
Donald Trump et son homologue vénézuélien Nicolas Maduro se sont copieusement insultés, mais ont aussi eu il y a quelques jours un entretien téléphonique « cordial ». Alors que les États-Unis semblent prêts à effectuer une campagne de frappes — si ce n’est une intervention terrestre — pour faire chuter le régime de Caracas, ce dernier peut-il tenir ?
Kamil Krzaczynski/AFP
Alors que Donald Trump exige qu’il démissionne, Nicolas Maduro refuse pour l’instant de quitter le pouvoir. Washington brandit la menace d’une intervention armée.
Plusieurs centaines de migrants de différentes nationalités ont quitté Tapachula, dans l’État du Chiapas, au Mexique, le 6 août 2025, à bord d’une caravane, pour se rendre à Mexico afin d’obtenir des permis de séjour légaux avant de poursuivre leur route vers la frontière des États-Unis.
Jose Torres/AFP
Romain Busnel, Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
Au Mexique, l’arrestation d’un défenseur des personnes sans papiers met en lumière la criminalisation des solidarités et les pressions liées au contrôle des frontières.
On retrouve la trace d'un lien direct avec les chiens du Mexique ancien uniquement chez les chihuahuas.
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Aurélie Manin, Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
Une très récente étude dévoile la grande histoire des chiens en Amérique latine. Pourquoi sont-ils arrivés si tardivement sur ce continent et comment la colonisation a-t-elle bouleversé leur évolution ?
Manifestation le 1er avril 2025 à São Paulo en mémoire des victimes de la dictature née du putsch du 1er avril 1964 et qui avait duré jusqu’en 1985. Sur la pancarte du « Front noir révolutionnaire », une photo de Manoel Aleixo, leader syndicaliste abattu par la police en 1973 après avoir été torturé, et cette question : « Où sont les morts de la dictature ? »
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Investigadora en la Escuela de Altos Estudios en Ciencias Sociales CEMS- EHESS- Francia y en COES- Chile (Centre for Social Conflict and Cohesion Studies), Diego Portales University
Chercheur au Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines, Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay