Esther Katz, Institut de recherche pour le développement (IRD)
La consommation d’insectes est souvent perçue comme étant seulement un dernier recours en cas de famine. Pourtant, dans les pays où ils sont consommés, ils sont souvent un mets rare, voire un luxe.
Dans un supermarché de Buenos Aires en février 2025. Les Argentins trouveront-ils bientôt en rayon du roquefort, du camembert ou du brie « Made in USA » ?
Stringer/AFP
Washington tente de passer des accords bilatéraux avec les États du continent pour faciliter l’exportation de ses produits, faisant fi du respect des appellations d’origine protégée.
Le 25 juillet 2026, à São Paulo, Flávio Bolsonaro reçoit l’appui du président argentin Javier Milei durant un meeting.
Nelson Almeida/AFP
À l’approche de la présidentielle brésilienne, le duel Lula – Flávio Bolsonaro est marqué par une forte implication de leurs appuis respectifs au niveau international.
Des supporters brésiliens pendant le match des huitièmes de finale de la Coupe du monde de football 2026 opposant le Brésil à la Norvège, dans une rue de Brasilia, le 5 juillet 2026.
Evaristo Sa/AFP
Le Brésil a l’image d’un pays fou de football, si bien qu’on peut se demander s’il y a un rapport entre les résultats de son équipe nationale et la perception qu’a la population du pouvoir en place.
Portrait du capitaine Broos (1821-1880), chef des Brooskampers ou Bushinengue (« Noirs de la forêt ») au Suriname (1862).
Selomoh del Castilho/Het Utrechts Archief (Pays-Bas)
Au Suriname, Selomoh del Castilho a immortalisé le capitaine Broos, figure du marronnage au XIXᵉ siècle, dans un portrait devenu emblématique.
Abelardo de la Espriella prend la pose devant une photo de tigre à Bogota quelques jours avant le second tour de la présidentielle. Il a obtenu 43,74 % des suffrages au premier et peut compter sur un bon report de voix de la droite conservatrice traditionnelle.
Luis Acosta/AFP
Abelardo de la Espriella, classé à l’ultradroite, est favori à la présidentielle colombienne de dimanche.
Match de football féminin entre cholitas, au stade Los Andes d’El Alto, en Bolivie, le 9 avril 2011. Les équipes des municipalités de Batallas et d’Achacachi sont des rivales de longue date.
Aizar Raldes/AFP
La figure des « cholitas futbolistas » oscille entre reconnaissance et folklorisation des identités autochtones.
Des partisans de Jair Bolsonaro buvant, ou faisant mine de boire, des liquides de nettoyage de la marque Ypê, dont certains produits ont été rappelés par l’agence sanitaire brésilienne. Pour les bolsonaristes, cette décision sanitaire serait motivée par la volonté du gouvernement de Lula de s’en prendre à une compagnie qui a soutenu l’ex-président Bolsonaro, aujourd’hui emprisonné.
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Au Brésil, les guerres culturelles gagnent les rayons des supermarchés : boycotts et soutiens militants à des marques montrent comment la politique façonne la consommation.
Exercice militaire des forces armées brésiliennes dans le cadre d’une opération de lutte contre le trafic de drogue et d’armes, la contrebande, l’exploitation minière et la pêche illégales sur le fleuve Oyapock, dans l’État d’Amapá, au Brésil, à la frontière avec la Guyane française, en octobre 2020.
Nelson Almeida/AFP
Entre immigration clandestine, trafics, orpaillage et migrations illégales, la frontière qui sépare la Guyane française du Brésil est un espace aux nombreux défis, mais au potentiel économique indéniable.
Dessin du rat pygmée de rizière à queue longue (Oligoryzomys longicaudatus) dans The Zoology of the Voyage of H.M.S. Beagle Under the Command of Captain Fitzroy, R.N., during the Years 1832 to 1836, Vol. 2,
Bell, Thomas ; Darwin, Charles ; Gould, Elizabeth ; Gould, John ; Owen, Richard ; Waterhouse, G. R., 1838-1839.
Le rat pygmée à longue queue, réservoir naturel du hantavirus Andes, est au cœur d’études menées depuis 1995 pour comprendre les risques de transmission à l’humain.
Donald Trump aux côtés, de gauche à droite, des dirigeants de Trinité-et-Tobago (Kamla Persad-Bissessar), du Paraguay (Santiago Peña), de la République dominicaine (Luis Abinader), du Salvador (Nayib Bukele), du Guyana (Mohamed Irfaan Ali), du Costa Rica (Rodrigo Chaves Robles), de l’Équateur (Daniel Roy Gilchrist Noboa Azín), (au deuxième rang, de gauche à droite) de la Bolivie (Rodrigo Paz Pereira), de l’Argentine (Javier Milei), du Panama (José Raúl Mulino), du Honduras (Nasry « Tito » Asfura) et du Chili (José Antonio Kast), à l’ouverture du sommet « Shield of the Americas » à Miami, en Floride, le 7 mars 2026.
Saul Loeb/AFP
Au pouvoir au Chili, au Salvador et en Argentine, l’extrême droite espère également y parvenir bientôt dans plusieurs autres pays du continent, à commencer par le Brésil.
Le 16 mars 2026, José Antonio Kast lance officiellement la construction de tranchées visant à « endiguer l’immigration clandestine », devant un parterre de soldats du poste frontière avec le Pérou de Chacalluta.
Patricio Banda/AFP
Le nouveau président, José Antonio Kast, incarne une droite radicale portée par la demande d’ordre, avec un risque de dérive illibérale.
11 janvier 1999 : Nicanor Restrepo (au centre, chemise à carreaux bordeaux), patron d’un conglomérat de plus de cent entreprises, participe à des négociations de paix avec des membres des FARC (en treillis) et des représentants du gouvernement à La Machaca, dans la province de Caqueta (sud-ouest de la Colombie), une région alors principalement contrôlée par les FARC.
El Espectador/AFP
Frédéric Martineau, Centre d'études diplomatiques et stratégiques (CEDS)
Les entreprises colombiennes sont devenues des actrices clés d’un processus de paix inachevé, dont la durabilité dépend d’un cadre institutionnel solide.
Le guano est un engrais naturel très riche en azote, phosphore et potassium, constitué principalement d’excréments d’oiseaux marins ou de chauves-souris.
Jo Osborn
Le royaume chincha tirait sa puissance d’une ressource inattendue : le guano d’oiseaux marins. Une nouvelle étude montre comment cet engrais naturel a transformé l’agriculture et renforcé son influence régionale.
Sur cette pancarte brandie lors de la Marche pour la souveraineté et la démocratie à Medellín, en Colombie, le 7 janvier 2026, Simon Bolivar, héros de l’indépendance colombienne et vénézuélienne, assène un coup de poing à Donald Trump. Le 5 janvier, le président colombien Gustavo Petro s’était déclaré prêt à « prendre les armes » face aux menaces de Donald Trump, qui venait de capturer Nicolas Maduro à l’issue d’une opération commando accompagnée de bombardements sur le territoire vénézuélien.
Jaime Saldarriaga
Simon Bolívar, par sa vie et par les effets à long terme de son action, est devenu un mythe qu’on ne peut certainement pas réduire à l’aventure chaviste.
Donald Trump assiste à la capture du dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro, entouré du directeur de la CIA John Ratcliffe (à gauche) et du secrétaire d’État Marco Rubio (Mar-a-Lago, Floride, nuit du 2 au 3 janvier 2026).
Site officiel de la Maison Blanche
L’action de Trump au Venezuela ne peut qu’encourager la Russie et la Chine à se sentir en droit de gérer comme elles le souhaitent leurs « prés carrés » respectifs.
Un important incendie s’est déclaré à Fuerte Tiuna, le plus grand complexe militaire du Venezuela, après les frappes de l’armée des États-Unis à Caracas le 3 janvier 2026.
STR/AFP
Le droit international ne laisse guère de place au doute : l’opération conduite par les États-Unis enfreint de nombreuses règles établies, que Washington est censé respecter.
Un drapeau mêlant ceux des États-Unis et du Venezuela est brandi lors d’un service religieux spécial à la paroisse Saint-Thomas-d’Aquin à Boston (Massachusetts), le 4 janvier 2026.
Joseph Prezioso/AFP
S’il est encore possible que le chavisme se maintienne sous une forme ou sous une autre, le plus probable est la mise en place d’une ingérence institutionnalisée de Washington dans la vie politique et économique du Venezuela.
Pancarte représentant Nicolas Maduro (et son prédécesseur Hugo Chavez) brandie lors d’une manifestation de soutien au régime à Caracas, le 4 janvier 2026, au lendemain de la capture du président vénézuélien par les États-Unis.
Juan Barreto/AFP
Robert Muggah, Instituto Igarapé; Princeton University
Donald Trump a déclaré que les États-Unis « dirigeraient » le Venezuela jusqu’à ce qu’une « transition sûre, appropriée et judicieuse » puisse se produire.