Scholem Schwarzbard (au centre) s’exprime pendant son procès pour l’assassinat en pleine rue à Paris de Symon Petlioura, à l’issue duquel il sera acquitté.
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Le 25 mai 1926, un Juif de Bessarabie dont une partie de la famille avait été tuée dans des pogromes tuait à Paris l’ex-président de l’Ukraine indépendante pour son rôle dans ces massacres.
Avec la convention judiciaire d’intérêt public, le droit français a introduit une possibilité de justice négociée qui est aujourd’hui remise en cause.
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En voulant supprimer les conventions judiciaires d’intérêt public, les députés mettent fin à un système de justice négociée pour les entreprises ? Le bilan était-il si négatif ? Y avait-il d’autres voies comme les réformer ?
Mounia Merzouk, la mère de Nahel, ici deux ans après la mort de son fils, abattu le 27 juin 2023 lors d’un contrôle routier à Nanterre (Hauts-de-Seine). Le 5 mars 2026, la cour d’appel de Versailles a considéré que le policier ayant tué l'adolescent de 17 ans d’une balle au niveau du cœur devait être jugé pour « violence ayant entraîné la mort sans intention de la donner », et non pour meurtre.
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Le policier qui a tué Nahel Merzouk en 2023 ne sera pas jugé pour meurtre mais pour homicide involontaire. La justice protège-t-elle les policiers en cas de violences illégitimes ? Entretien avec Olivier Cahn.
La Cour pénale internationale, qui siège à La Haye (Pays-Bas), parvient encore à fonctionner partiellement, mais elle est affaiblie par le refus de nombreux États de mettre à exécution ses mandats d’arrêt. Les conséquences de cet affaiblissement pour la répression des crimes internationaux sont déjà très sensibles.
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La CPI est de plus en plus ignorée par de nombreux États, y compris ceux qui y ont adhéré. Le multilatéralisme judiciaire a-t-il vécu ?
Suicides à France Télécom : les condamnations définitives de l’ancien PDG Didier Lombard (83 ans) et de son ex-numéro 2 Louis-Pierre Wenès (76 ans) par la Cour de cassation, en 2023, consacrent le harcèlement moral institutionnel dans le droit.
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L’arrêt du 21 janvier 2025 de la Cour de cassation consacre la notion de « harcèlement moral institutionnel ». Une décision historique qui dépasse le seul cas de France Télécom.
Le député LFI du Nord Ugo Bernalicis, qui a déposé le texte visant à « abroger le délit d’apologie du terrorisme du Code pénal ». De dos, Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale.
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La proposition de loi LFI visant à retirer du Code pénal le délit d’apologie du terrorisme a suscité une polémique. Pourtant, le débat sur les abus judiciaires liés à cette loi n’est pas illégitime.
Joe Biden et son fils Hunter lors d’un rassemblement démocrate à Chicago, le 19 août 2024. Un communiqué accompagnant la décision du président de gracier son fils affirme que les poursuites judiciaires contre ce dernier étaient menées à des fins politiques.
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Joe Biden vient de gracier son fils Hunter, accusé de fraude fiscale et détention illégale d’arme à feu. La polémique autour de cette procédure est ravivée.
Le refus par l’institution judiciaire de poursuivre ou de condamner un individu soupçonné d’avoir commis une infraction traduit-il la reconnaissance de son innocence ?
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Le trompettiste Ibrahim Maalouf écarté du jury du festival du cinéma américain de Deauville pour une affaire où il avait été relaxé il y a 4 ans. Tour d’horizon de notions juridiques distinctes.
Robert Badinter à l'Assemblée nationale, le 17 septembre 1981, lors de l'examen de son projet de loi sur l'abolition de la peine de mort. La peine de mort a été abolie en France le 9 octobre 1981. Dominique Faget, AFP.
Face à l’Assemblée nationale, le 17 septembre 1981, Robert Badinter a livré une magistrale leçon d’éloquence pour défendre l’abolition de la peine de mort.
Pour le droit, l'embryon et le fœtus sont des choses comme une autre, quand bien même cela peut paraître choquant.
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Associer les enfants à naître à des choses comme le fait le droit est trop déconnecté des représentations de la société selon certains juristes ; pour d’autres, cela lui permet de rester efficace.
La question des atteintes portées à l’environnement a été, petit à petit, intégrée à la matière pénale depuis le début des années 1970.
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Si la Convention citoyenne pour le climat a proposé la création d’un crime d’écocide, la loi climat-résilience du 22 août 2021 en a retenu une définition beaucoup plus restrictive et technique.
L'abolition du discernement, si elle est retenue, est établie selon des critères très précis.
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Pour mieux comprendre les clauses d’irresponsabilité des auteurs d’infractions pénales, petit détour par la Terre du milieu.
Le législateur peut-il utiliser la loi pour empêcher de façon préventive certains candidats de se présenter à une élection, en raison de faits qui contreviendraient aux valeurs cardinales de la société que le droit pénal vise justement à protéger ?
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Dans une démocratie libérale, qui doit être l’arbitre de l’incapacité d’un candidat à gouverner ? Le juge ? les électeurs ?
Alexeï Navalny pendant son procès en mars 2022, qui s'est soldé par sa condamnation à neuf années supplémentaires de prison, tenu dans la colonie pénitentiaire où il était déjà détenu depuis février 2021. L'année suivante, il sera condamné à une nouvelle peine portant le total de ses années à purger à dix-neuf.
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Comme l'empire tsariste et l'Union soviétique, la Russie de Vladimir Poutine s'efforce de maintenir une apparence d'indépendance judiciaire dans la condamnation des gêneurs.
Les victimes de violence conjugale regrettent parfois d'avoir appellé la police, car elle se sentent abusée une deuxième fois par les enquêteurs.
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Les enquêtes policières en matière de violence conjugale font revivre un deuxième traumatisme aux femmes qui en sont victimes. L’État doit revoir les procédures judiciaires entourant ce type de crime.
Sivaloganathan Thanabalasingham, un Sri-Lankais accusé du meurtre au premier degré de sa femme a bénéficié d’un arrêt des procédures pour délais déraisonnables (arrêt Jordan) en avril 2017. Il n’avait toujours pas subi son procès, près de cinq ans après le dépôt des accusations. Sur la photo, il arrive pour un contrôle de détention à la Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada à Montréal, le 13 avril 2017.
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Les tribunaux se voient obligés d’appliquer l’arrêt Jordan par défaut et ordonnent automatiquement l’arrêt des procédures lors d’un délai jugé déraisonnable, incluant pour les crimes graves.
Une résidente de l'EHPAD Korian Vill'Alize à Thises, le 16 avril 2020. Des milliers de personnes ont perdu des proches durant la crise sanitaire et certaines demandent aujourd'hui des comptes.
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Recourir à la justice pénale n’est pas forcément la meilleure solution pour soulager les familles ayant perdu des proches lors de la pandémie de Covid-19.
Contrôle des attestations dans un métro à Rennes le 29 avril.
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Les sanctions prises pour faire appliquer les mesures de sécurité sanitaire auprès de la population et plus largement, la gestion de la crise bousculent considérablement l’application du droit pénal.
Docteur en droit privé et sciences criminelles, Maître de Conférences Habilité à Diriger des recherches à l'Université de Lille, Membre de l’Equipe de Recherche Appliquée au Droit Privé (CRDP), Université de Lille