Articles on Nuit debout (France)
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Malgré la montée de l’extrême droite, les enquêtes montrent que les Français restent très attachés à la démocratie. En revanche, l’insatisfaction vis-à-vis de son fonctionnement est grande. Le sentiment de déni de la souveraineté populaire est au cœur du vote populiste et de l’abstention.
Depuis 20 ans, l’émeute ou l’affrontement prend souvent le pas sur le débat politique mais les peuples ne choisissent pas sans raison de déborder du terrain de la non-violence.
Le cas espagnol sur les expériences de démocratie directe pourrait être riche d’enseignements pour la France.
Pour changer les institutions politiques et raviver le processus démocratique, pourquoi ne pas miser sur la participation citoyenne et l’intelligence collective ?
Notre époque est profondément marquée par l’affaiblissement de la croyance dans le couple « représentant/représenté ». Or, une régénération de la démocratie « par le bas » est possible.
Les travaux du théoricien des « emplois à la con », décédé début septembre à l’âge de 59 ans, auront contribué à repenser le rapport au travail et son utilité.
Les mouvements populaires et les activistes vont-ils réussir aujourd’hui là où ils ont échoué il y a 10 ans, à la suite de la crise financière ?
Pour les gilets jaunes, il va s’agir de ne pas être acculés au seul rôle de lanceurs d’alerte mais de gérer leur rôle dans le débat contradictoire et dans le suivi et la reddition des comptes.
Des assemblées citoyennes composées de membres tirés au sort ont été organisées dans de nombreux pays, remettant en question le monopole des élus.
Mai 68 ne fut pas un mouvement politique mais un de ces mouvements culturels qui montrent que l’imaginaire, l’art, les représentations sont aussi importants que les actes proprement politiques.
Comment relancer le débat sur la cohésion sociale et le vivre ensemble ?
Les dérives de l’irresponsabilité, de la haine et de la jouissance destructive et autodestructive sont le fait d’une société qui perd son principe d’unité.
Les événements récents relatifs à l’usage des armes par les forces de l’ordre rappellent des débats anciens et des circonstances similaires. L’histoire permet de relativiser certains propos actuels.
Comparé aux indignés espagnols de Podemos, Nuit debout n’a pourtant pas la même physionomie. La fracture silencieuse au sein de la jeunesse française y est pour beaucoup.
Les jeunesses engagées 2.0 du printemps arabes se sont tournées vers la musique. Au tour des jeunesses européennes d’occuper l’espace politique avec le numérique.
Dans les rues, devant les lycées ou les raffineries, la tension monte partout. Pour éviter l’amalgame et les raisonnement simplistes, les sciences sociales apportent un précieux concours.
À chaque manifestation, ses violences. Mais loin d’être des individus mus par une forme de pulsion destructrice, les « casseurs » sont en réalité des militants engagés dans une logique politique.
Un forum a tenté de dessiner une nouvelle Europe pour et par les jeunes, avec la culture et l’éducation par Internet comme points d’ancrage.
L’écrivaine et doctorante Alina Reyes livre sa vision personnelle de ce qui est en train de se jouer à Nuit debout. Et des dérives qui y apparaissent.
La société civile met en œuvre – en ligne et hors-ligne – des usages engagés des technologies de la communication pour l’exercice de la citoyenneté et de la démocratie participative.

















