Sanaa, le 18 septembre 2026 : des partisans des autorités houthistes brandissent des armes et des pancartes représentant la Kaaba et portant l’inscription « Pour elle, nous offrons volontiers nos âmes », lors d’une manifestation contestant l’accusation de Riyad selon laquelle les houthistes auraient bombardé la ville sainte de La Mecque.
Mohammad Huwais/AFP
Dans le viseur des houthistes : le gouvernement yéménite internationalement reconnu, mais aussi la famille Al-Saoud qui dirige l’Arabie saoudite et contrôle les Lieux saints de l’islam.
Drapeau de l’État islamique.
Mohammad Bash/Shutterstock (no reuse)
Lorsqu’un jeune se radicalise, on invoque souvent la responsabilité de « la famille ». Mais dans les faits, la charge retombe avant tout sur les mères.
La Victoire de Josué sur les Amalécites (1624-1626), par Nicolas Poussin.
Musée de l’Ermitage (Saint-Pétersbourg, Russie)/Wikipédia
Jusqu’où peut-on aller pour limiter l’exposition du grand public, et notamment de la jeunesse, aux passages les plus belliqueux des textes sacrés du monothéisme ?
Sit-in silencieux, organisé à l’appel de la société civile, de chrétiens et de commerçants touchés par une décision officielle interdisant la vente de boissons alcoolisées sauf dans certains lieux spécifiques. Les manifestants exigent la fin de l’ingérence de l’État dans les libertés individuelles et de la division sectaire de la société ( Bab Touma, Damas, le 22 mars 2026).
Louai Beshara/AFP
Imad Khillo, Sciences Po Grenoble - Université Grenoble Alpes
À Damas, la consommation publique d’alcool est désormais interdite et sa vente, très limitée. Une décision qui, sans le dire, prend pour cible la minorité chrétienne.
Exposition sur les attentats du 11 septembre 2001 à New York (2019).
Angela Weiss/AFP
Le djihadisme dans sa forme proto-étatique telle que Daech a tenté de l’imposer a connu de lourds revers. Mais cette notion complexe reste d’une grande actualité.
Une manifestante fume une cigarette après l'avoir allumée sur une affiche en feu représentant le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, une image deveune le symbole de la révolte actuelle, lors d'un rassemblement en soutien aux manifestations antigouvernementales en Iran, à Yalova, en Turquie, le
16 janvier 2026.
(AP Photo/Emrah Gurel)
Mina Fakhravar, L’Université d’Ottawa/University of Ottawa
Ce qui se joue en Iran va au-delà du régime en place. C’est la question du pouvoir. Sera-t-il encore une fois l’histoire usurpé par des hommes, au détriment des femmes ?
Des fidèles en prière à la mosquée Islah, à Montreuil (Seine-Saint-Denis), le 9 septembre 2025, après que des têtes de porc ont été découvertes à l’entrée du bâtiment.
Bertrand Guay/AFP
Une pratique religieuse plus intense chez les jeunes musulmans de France est-elle le résultat d’une influence croissante de mouvements islamistes ?
Des fidèles musulmans se rassemblent pour célébrer l’Aïd al-Adha, la « fête du sacrifice », dans une mosquée de Béthune (Pas-de-Calais), le 6 juin 2025.
Sameer Al-Doumy/AFP
Selon un sondage controversé de l’Ifop, une islamisation serait à l’œuvre chez les musulmans de France. D’autres enquêtes proposent un tout autre tableau. Un droit de réponse de l'Ifop suit cet article.
Le ministre malien de la sécurité et de la protection civile, Daoud Aly Mohammedine, s’exprime lors de la journée d’ouverture du Salon de la défense Bamex 25 à Bamako, le 11 novembre 2025. Les autorités de la transition, en place depuis 2021, veulent donner l’apparence d’une vie normale dans la capitale et dans le pays, malgré le blocus sur le carburant imposé par les djihadistes du JNIM.
AFP
Le profil des volontaires au djihad armé se rajeunit en France. Sur les réseaux sociaux comme TikTok, l’accès à la propagande djihadiste est extrêmement facile.
Gérald Darmanin, alors ministre de l’intérieur, salue les imams lors de son arrivée à la Grande Mosquée de Paris, le 11 novembre 2023, à l’occasion d’une commémoration en hommage aux soldats musulmans morts pendant la Première Guerre mondiale.
Thomas Samson/AFP
L’État encadre depuis des années l’expression publique de l’islam, à travers des lois et des choix d’interlocuteurs, dans une logique notamment héritée de la colonisation en Algérie.
C'est depuis 2018 seulement que les Saoudiennes ont accès aux tribunes des stades. Ici, le 21 janvier 2024, avant le coup d’envoi du match de football de la Coupe d’Asie des nations 2023, entre le Kirghizistan et l’Arabie saoudite, au stade Ahmad Bin Ali à Al-Rayyan, à l’ouest de Doha.
Karim Jaafar/AFP
En Arabie saoudite, le smartphone est à la fois un outil d’émancipation et de contrôle de la femme.
Sous une pluie battante à Kaboul, des Afghanes font la queue pour recevoir une aide alimentaire distribuée pendant le ramadan, sous la surveillance d’un agent des forces talibanes.
Wakil Kohsar/AFP
Des combats font rage entre la communauté druze et bédouine au sud de la Syrie, ravivant les pires traumatises de la guerre civile.
Une étudiante de l’Institut européen des sciences humaines (IESH) à Saint-Léger-de-Fougeret (Nièvre), en 2015. Ce centre de formation est cité par le rapport gouvernemental sur l’entrisme des Frères musulmans.
Philippe Desmazes/AFP
Franck Frégosi, Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
Lundi 7 juillet, Emmanuel Macron préside un Conseil de défense sur l'entrisme islamiste en France. En mai, un rapport pointait la menaces des Frères musulmans.
Image de synthèse, diffusée le 19 mai 2025 par le ministère de la justice, montrant la future prison de haute sécurité de Saint-Laurent-du-Maroni en Guyane.
Ministère de la justice
Gérald Darmanin a annoncé la création d’une prison de haute sécurité au cœur de la jungle guyanaise pour les narcotrafiquants les plus dangereux et les islamistes, déclenchant immédiatement une polémique.
Manifestation à Amman, capitale de la Jordanie, le 14 février 2025, contre la proposition de Donald Trump de prendre le contrôle de la bande de Gaza et de déplacer plus de deux millions de Palestiniens hors du territoire.
KhalilMazraawi/AFP
Pierre Firode, Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay
La Jordanie et l’Égypte, profondément hostiles aux Frères musulmans, voient ce mouvement progresser, en bonne partie à cause du comportement d’Israël et des États-Unis.
Ahmed al-Charaa, longtemps mieux connu sous son nom de djihadiste Abou Mohammed al-Joulani (en costume noir, sous le drapeau syrien), rencontre des notables à Tartous le 25 janvier 2025.
Présidence syrienne/AFP
Pierre Firode, Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay
Respectivement leader religieux chiite et ancien chef djihadiste sunnite, l’Irakien Moqtada al-Sadr et le Syrien Ahmed al-Charaa puisent volontiers dans le registre du nationalisme arabe.
Des femmes brandissent des drapeaux syriens pour célébrer la chute du régime Assad dans un restaurant de Damas, en Syrie, en décembre 2024.
(AP Photo/Omar Sanadiki)
Professeur agrégé de géographie, membre du laboratoire Médiations (Sorbonne Université), Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay