« La Marche de l’unité », une mobilisation anti-discrimination organisée par des étudiants le 31 décembre 2024 à Dacca, la capitale du Bangladesh.
Munir Uz Zaman/AFP
Monique Selim, Institut de recherche pour le développement (IRD)
Le gouvernement intérimaire, aux manettes depuis la chute du régime autoritaire de Sheikh Hasina renversé l’été dernier, parviendra-t-il à assurer l’avenir démocratique du pays ? Rien n’est moins sûr…
Un homme prend un selfie avec sa famille, debout sur un char, à Damas le 9 décembre 2024.
Omar Haj Kaddour/AFP
La joie et le soulagement prédominent en Syrie après la fin de cinquante ans de tyrannie des Assad. Pour autant, la population sait que de nombreux défis l’attendent…
Abou Mohammed Al-Joulani, le chef du groupe islamiste syrien Hayat Tahrir al-Cham (HTC), s’adresse à la foule dans la célèbre mosquée des Omeyyades à Damas, le 8 décembre 2024.
Abdulaziz Ketaz/AFP
Une nouvelle ère s’ouvre pour la Syrie et pour le Proche-Orient, porteuse d’espoirs mais aussi de nombreuses inquiétudes.
Une cérémonie d'hommage à Samuel Paty à Eragny-sur-Oise (95), le 16 octobre 2021, un an après que M. Paty a été décapité par un extrémiste après avoir montré à sa classe des caricatures du prophète musulman Mahomet.
Alain Jocard/AFP
Le procès de l'assassinat de Samuel Paty soulève le problème des campagnes de haine sur les réseaux sociaux. Depuis 2020, de nouvelles lois tentent de lutter contre ces campagnes. Etat des lieux.
Yahya Sinouar, chef du mouvement islamiste palestinien Hamas dans la bande de Gaza, serre la main d’un combattant masqué des Brigades Qassam du Hamas lors d’un rassemblement marquant le 35e anniversaire de la fondation du groupe, dans la ville de Gaza, le 14 décembre 2022.
Mohammed Abed/AFP
On a souvent attribué la sauvagerie des massacres du 7 Octobre à la haine ressentie par les combattants du Hamas envers Israël. Or cette violence spectaculaire a sans doute été mûrement réfléchie.
Une femme afghane vêtue d'une burqa monte un âne à Fayzabad, dans la province de Badakhshan, le 9 septembre 2024. Il est interdit aux femmes de sortir de chez elles sans que leur corps et leur visage soient entièrement couverts.
Omer Arbar/AFP
Un document de 114 pages détaille les règles en vigueur dans le pays, désigne les agents chargés de les faire appliquer et évoque les sanctions en cas d’infraction. Analyse détaillée.
u panneau d'affichage du candidat islamiste mauritanien Hamadi Ould Sid’ El Moctar, de Tewassoul, à Nouakchott, en 25 juin 2024,
NICOLAS REMENE/AFP via Getty Images
Les Frères Tewassoul ont adopté un pragmatisme à géométrie variable, oscillant entre la participation au système et son opposition.
Une pancarte en soutien aux femmes et aux personnes trans et autochtones est brandie dans le campement pro-palestinien de l'Université McGill, le 6 juin 2024.
La Presse canadienne/Graham Hughes
Comment expliquer l’alliance inattendue entre les défenseurs des droits des femmes et des trans et ceux d’une Palestine dirigée par le Hamas ? C’est tout le paradoxe des campements pro-palestiniens.
Ce 20 mai 2024, les journaux iraniens annoncent la disparition du président du pays dans un crash d’hélicoptère. Ebrahim Raïssi était un ultraconservateur qui avait réagi avec la plus grande violence aux manifestations de la population sous le slogan « Femme, vie, liberté ».
Atta Kenare/AFP
Mort dans un accident d’hélicoptère, le président iranien était le successeur désigné du Guide suprême Ali Khamenei, âgé de 85 ans.
« Bataille de cavaliers arabes autour d’un étendard », tableau orientaliste du peintre français Théodore Chassériau, daté de 1854, reflète une vision occidentale du djihad, perçu comme dans sa dimension guerrière. Ce n’est cependant pas la seule acception du terme.
Dallas Museum of Art
Concept admettant de nombreuses définitions parfois contradictoires entre elles, le djihad n’est pas une notion facile à appréhender. Un récent ouvrage retrace sa longue histoire.
Rassemblement d’islamistes malaisiens en faveur de la charia, 20 novembre 2023, Kuala Lumpur.
Zahim Mohd/NurPhoto via Getty Images
La religion et le nationalisme étaient autrefois des idéologies opposées. Aujourd’hui, ils font de plus en plus bon ménage, le populisme en étant souvent le ciment.
Un soldat de la Garde nationale russe sécurise une zone alors qu'un gigantesque incendie s'abat sur l'hôtel de ville de Crocus à Moscou. Une filiale de l'État islamique a revendiqué l'attaque de la salle de concert qui a tué plus de 130 personnes.
(AP Photo/Dmitry Serebryakov)
L’Ukraine a nié toute implication dans l’attentat terroriste de Moscou. Cela ne signifie pas que la Russie n’essaiera pas d’utiliser cet événement pour intensifier sa guerre avec l’Ukraine.
Younes Makhioun, le chef du parti salafiste égyptien Al-Nur, s’exprime lors d’une conférence de presse au Caire, le 28 janvier 2018.
Mohamed El-Shahed/AFP
Traditionnellement associé à un ultra-conservatisme intransigeant en matière de mœurs, le salafisme revêt désormais une importante dimension politique.
Quête de soi, désaffiliation sociale, besoin d'engagement : les raisons de l'adhésion au salafisme sont multiples.
Matthew Perry/Unsplash
Des chercheurs se sont penchés sur les raisons pour lesquelles les jeunes Français sont séduits par le salafisme. Une quête de sens existentielle semble être leur principal moteur.
L’activiste et politicien dano-suédois Rasmus Paludan pendant un autodafé du Coran devant l’ambassade de Turquie à Stockholm le 21 janvier 2023.
Tobias Hellsten/ToHell.Wikipedia
En Suède, des activistes très hostiles à l’islam brûlent des Corans en public, ce qui vaut au pays des critiques véhémentes venues des pays musulmans mais aussi des menaces terroristes très réelles.
Des femmes tiennent des banderoles lors d'une manifestation sur la “violence contre les femmes” à Rabat, au Maroc, le 8 mars 2018.
Jalal Morchidi/Anadolu Agency/Getty Images
Le Maroc peut devenir le pays avant-gardiste du monde arabe en adoptant l’égalité, les libertés individuelles et la démocratie qui peuvent s’avérer compatibles avec un islam moderne et humaniste.
La police scientifique au travail après l'attaque terroriste à Paris.
Dimitar Dilkoff/AFP
L’assaillant arrêté à Paris le 2 décembre était pathologiquement instable et a fait référence au conflit israélo-palestinien. Il avait déjà été condamné pour terrorisme.
Avant le match entre le Pays de Galles et l’Iran au stade Ahmad Bin Ali à Al-Rayyan, le 25 novembre 2022, une supportrice iranienne tient un maillot de l’équipe nationale sur lequel est inscrit le nom de Mahsa Amini, la jeune femme de 22 ans battue à mort après avoir été arrêtée par la police des mœurs pour avoir enfreint le code vestimentaire strict de l’Iran. Le supporter à côté d’elle brandit un drapeau sur lequel on peut lire « Woman life freedom », l’un des grands slogans de la révolte en cours en Iran.
Giuseppe Cacace/AFP
Le combat des femmes est rejoint en Iran par d’autres revendications, notamment en provenance des minorités ethniques.
Une femme qui ne porte pas de hijab brandit un signe de victoire alors qu'elle se promène dans le vieux bazar de Téhéran, le 1er octobre 2022. Les manifestations des femmes viendront-elles, cette fois, à bout du régime?
(AP Photo/Vahid Salemi)
On ne sait pas encore si la révolte en Iran mènera à une révolution politique. Mais une certaine révolution a déjà lieu, avec la solidarité d’une bonne partie du peuple aux revendications des femmes.
Professeur agrégé de géographie, membre du laboratoire Médiations (Sorbonne Université), Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay