Articles on Daech
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La plus grande source d’incertitude consiste tout simplement à refuser d’assumer la création du futur.
Après les attentats de 2015, le débat sur la laïcité s’est déplacé de l’école sur le terrain des libertés et de la sécurité. Au risque d’en faire une arme de guerre.
Après les attentats de Paris, l’Allemagne et surtout la Grande-Bretagne ont décidé de s’engager militairement davantage au Levant. Sans créer une réelle dynamique au sein de l’Union européenne.
Résister, c’est le mot d’ordre tous azimuts des partis démocratiques contre Daech et contre le Front national. Résister contre quoi ? Et pour quel autre modèle ?
Depuis des années, le FN a érigé l’islam comme une menace pour l’identité française et en tire des dividendes sur le plan électoral. Mais il n’est pas le seul à entretenir cette paranoïa identitaire.
L’émotion a été partout en cette année 2015. Un paramètre que la science politique rejette souvent à l’arrière-plan. Pourtant, les émotions politiques ont un impact non négligeable dans les isoloirs.
Les attentats de Paris ont propulsé dans notre vocabulaire des mots forts qui nous paraissent souvent inadéquats : guerre, kamikaze, djihadisme ou Daech. D’où vient ce malaise ?
Au lieu de chercher son anéantissement, il est nécessaire de penser la lutte contre Daech de manière à le ramener à un niveau politiquement acceptable de menace.
Une compétition mortifère et lourde de menaces oppose Al-Qaida et Daech. Le premier a rapidement versé dans le terrorisme global, tandis que Daech cherche en priorité à restaurer le califat.
Le mot d’ordre de Daech n’a pas de sens (sinon justement la destruction du sens). Sa violence sème le doute et le soupçon. L’impossibilité théorique doit laisser place à une pratique créatrice.
Les terroristes liés à Daech se glissent-ils dans les cohortes de migrants qui affluent en Europe ? De possibles manipulations autour des attentats de Paris ne doivent pas rejaillir sur les réfugiés.
Adepte des technologies modernes de communication, Daech utilise son magazine mensuel Dabiq pour justifier notamment sa conception moyenâgeuse des relations hommes-femmes.
Les multiples actions récemment lancées par les célèbres « hacktivistes » pourraient faire plus de mal que de bien dans la guerre contre l'État islamique.
Depuis les attentats du 13 novembre, Paris et Moscou se sont rapprochés sur le dossier syrien. Mais ce tournant diplomatique ne sera pas suffisant pour venir à bout de Daech sur le terrain.
Après le choc des attentats du 13 novembre, la France veut mobiliser tous azimuts ses partenaires pour intensifier la lutte contre Daech. Mais le succès de cette entreprise est hautement aléatoire.
Il est temps pour les musulmans d’oser questionner les interprétations de la charia sur lesquelles l’État islamique s’appuie pour combattre l'obscurantisme et le terrorisme.
Face à l’engagement de nouvelles puissances en Syrie et à des défaites symboliques sur son terrain, Daech déploie une nouvelle stratégie. Les attentats de Paris en sont un effroyable épisode.
Face à l’engagement de nouvelles puissances en Syrie et à des défaites symboliques sur son terrain, Daech déploie une nouvelle stratégie. Les attentats de Paris en sont un effroyable épisode.
Face à l’horreur provoquée par cette nouvelle série d’attaques terroristes en France, il est urgent de ne pas céder à la peur et de ne pas stigmatiser les populations les plus fragiles.
Pour frapper les jihadistes en Syrie, y compris français, Paris invoque le « droit à la légitime défense » prévu par l’ONU. Mais à quelles conditions peut-on exercer un tel droit ?



















