Les manifestants turcs sont pour l’essentiel jeunes, diplômés ou non. N’ayant connu qu’Erdogan, au pouvoir depuis 2003, ils souhaitent des changements radicaux.
Rassemblement organisé par le Parti républicain du peuple (CHP) en soutien d’Ekrem Imamoglu, à Maltepe, dans la banlieue d’Istanbul, le 29 mars 2025.
Kemal Aslan/AFP
Pour comprendre le puissant mouvement de contestation actuel, il faut bien prendre en compte la situation politique, économique et sociale du pays.
Le 22 mars 2025, un manifestant brandit le drapeau turc face aux policiers anti-émeute, qui lancent des gaz lacrymogènes pour disperser un rassemblement devant l’hôtel de ville d’Istanbul en soutien au maire de la ville, Ekrem Imamoglu, arrêté trois jours plus tôt.
Kemal Aslan/AFP
Quatre termes, employés pour certains par le pouvoir, pour d’autres par ses détracteurs, reflètent la situation de la Turquie depuis l’arrestation d’Ekrem Imamoglu, rival d’Erdogan.
Des partisans du leader de l’opposition mozambicaine, Venâncio Mondlane, tentent de mettre à l’abri un homme touché par un tir de la police anti-émeute sur le marché Estrella, à Maputo, le 9 janvier 2025. La répression des manifestations a déjà fait au moins plusieurs centaines de morts.
AlfredoZuniga/AFP
Le Mozambique est depuis plusieurs mois le théâtre d’une répression à grande échelle conduite par un pouvoir contesté par une large partie de la population.
Nis, le 1er mars 2025 : rassemblement national organisé par des étudiants serbes pour dénoncer la corruption après l’effondrement de la gare de Novi Sad, au nord du pays, le 1er novembre 2024.
Andrej Isakovic/AFP
Le président Vucic, contesté avec vigueur par la société civile serbe, bénéficie du soutien appuyé de la Russie et d’une certaine mansuétude des capitales européennes.
Des manifestants brandissent des drapeaux de la Géorgie, de l’UE et aussi de l’Ukraine, lors d’un rassemblement pro-UE avant les élections législatives, le 26 octobre 2024. Les résultats du scrutin, faussés en faveur du pouvoir pro-russe selon de nombreux observateurs, susciteront de nouvelles manifestations de masse.
Vano Shlamov/AFP
Les manifestations d’aujourd’hui réveillent le souvenir de celles de 1956 et de 1989, écrasées dans le sang, mais aussi de celles, victorieuses, de 1978 et de 2004.
Diam’s à l'Olympia en mai 2006.
Olivier Laban-Mattei/AFP
Diam’s n’a pas attendu que le bateau coule pour dénoncer le naufrage. Dès 2006, elle s’engageait contre l’extrême droite dans son album « Dans ma bulle ».
Moins d’une semaine après le séisme de la dissolution, les opposants à l’extrême droite sont appelés par les syndicats, les associations et la coalition de gauche du Nouveau Front populaire à descendre dans la rue. Ici, les manifestants place de la République, à Paris.
Sameer Al-Doumy/ AFP
La créativité des affiches, pancartes et slogans brandis le 15 juin peut s’analyser selon des cohérences thématiques bien identifiables.
Des indépendantistes régulent la circulation à un barrage routier dans le quartier de Magenta Tour à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, le 22 mai 2024.
Theo Rouby/AFP
En Nouvelle-Calédonie, trois sphères médiatiques participent à l’information des habitants : chaînes TNT de l’hexagone, médias locaux et réseaux sociaux. Quelle information génèrent-elles ?
Des manifestants durant un sit-in devant Sciences Po Paris, en soutien aux Palestinien le 26 avril 2024.
Dimitar Dilkoff/AFP
Les mobilisations des étudiants à Sciences Po portaient des objectifs et revendications propres, largement invisibilisées par le politique.
Rassemblement contre le projet de loi sur « l’influence étrangère », à Tbilissi, le 8 mai 2024. Le pays est en proie à des manifestations antigouvernementales massives depuis le 9 avril, après que le parti au pouvoir, Le Rêve géorgien, a réintroduit un projet de loi que ses détracteurs considèrent comme répressif.
Giorgi Arjevanidze/AFP
Après des années de subtil jeu d’équilibre entre la Russie et l’Occident, le pouvoir de Tbilissi semble avoir tranché en faveur de Moscou. Une trajectoire que la population conteste avec force.
Des manifestants escortés par des gendarmes lors de l'évacuation d'un sit-in pro-Gaza dans le hall d'entrée de Sciences Po Paris, le 3 mai 2024.
Miguel Medina/AFP
Robi Morder, Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay and Paolo Stuppia, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Après les campus américains, le mouvement contre la guerre à Gaza est-il en train de gagner les universités françaises ? Remise en perspective historique des polémiques en cours.
Un étudiant est arrêté lors d'une manifestation pro-palestinienne à l'université du Texas à Austin, le 24 avril 2024.
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Alors que les manifestations étudiantes contre la guerre à Gaza prennent de l’ampleur aux États-Unis, retour sur l’histoire des mobilisations des campus américains dans les années 1960 et 1970.
Vouloir réglementer le transport et l'agriculture afin de réduire l'empreinte carbone de ces secteurs, est-ce nécessairement punir ?
Burning Bright/Shutterstock
C'est un terme qui surgit régulièrement dans l'arène politique : celui d'écologie punitive ? Mais une telle notion existe-t-elle vraiment ? Et est-elle nécessairement à opposer à une écologie réaliste ?
La mère de Nikita Avrov, un soldat russe tué en Ukraine le 27 mars 2022 à l’âge de 20 ans, lors de ses funérailles à Louga, à 150 km de Saint-Pétersbourg, le 11 avril 2022. À ce jour, au moins 75 000 soldats russes ont trouvé la mort en Ukraine.
AFP
Au moins 75 000 soldats russes sont morts en deux ans de guerre en Ukraine. Les familles des combattants mobilisés peinent à faire entendre leur inquiétude dans l’espace public.
Andry Rajoelina prend place devant les juges de la Haute Cour constitutionnelle (HCC) le 1er décembre 2023, lors de l'annonce officielle des résultats du premier tour de l'élection présidentielle.
Photo: Sitraka Rajaonarison/Xinhua via Getty Images
La victoire d'Andry Rajoelina ouvre une nouvelle phase politique. Les défis persistants et les perspectives incertaines nécessitent la restauration de la confiance entre les acteurs.
Dans une rue de Téhéran, le 10 avril 2023. La police iranienne utilise désormais une technologie « intelligente » dans les lieux publics pour identifier et sanctionner les femmes qui enfreignent le code vestimentaire islamique strict du pays.
Atta Kenare/AFP
Le dictateur biélorusse, au pouvoir depuis presque 30 ans, est devenu un vassal de Vladimir Poutine, mais cherche à éviter d’être entièrement entraîné dans la guerre.
Des manifestants se protègent derrière des boucliers de fortune lors d'affrontements avec des gendarmes à Sainte-Soline, pendant une manifestation contre les méga-bassines, le 25 mars 2023.
Pascal Lachenaud / AFP
Il y a quatre ans, Greta Thunberg était reçue à bras ouverts en Europe. Aujourd’hui, les militants écologistes sont qualifiés d’« éco-terroristes ». Comment en est-on arrivé là ?
Les moyens (auto)destructeurs dont usent les jeunes qui laissent éclater leur rage – en s’en prenant à leurs propres quartiers, comme aux biens publics ou privés – disqualifient jusqu’aux motifs de leurs actions.
Philippe Lopez / AFP
Réinterroger la colère et ses manifestations peut amener à les voir autrement : sous l’angle des « vies brutalisées », dont nous ne percevons que trop souvent les effets sans identifier leurs causes.
Chercheur au CNRS, directeur du Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (CESDIP), Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay