Face au blocage du détroit d’Ormuz, les entreprises doivent s’adapter, entre robustesse pour tenir le choc et résilience pour reconfigurer leur modèle économique quand ce choc dure.
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Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, la crise autour du détroit d’Ormuz se lit dans les prix à la pompe. L’enjeu central est ailleurs : Ormuz met à nu la question des « supply chains » mondiales.
Lancement, en décembre dernier, depuis la frégate USS Santa Barbara d’un drone LUCAS (Low-cost Unmanned Combat Attack System – Système d’attaque de combat sans pilote à faible coût), la version américaine issue de la rétro-ingénierie du drone d’attaque à usage unique iranien Shahed. Les États-Unis tentent de combler leur retard en matière de drones de combat.
Cpl. Kayla Mc Guire
La guerre des drones favorise des armes bon marché et massives, remettant en cause la supériorité américaine, dont le modèle est trop coûteux et rigide.
Le porte-avions Charles-de-Gaulle – ici en mer Ionienne, le 17 mars 2022, accompagné de plusieurs hélicoptères –, est arrivé en Méditerranée orientale le 6 mars dernier.
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Christophe Richer, Université de Bordeaux; Université Paris-Panthéon-Assas
Le déploiement français répond à des accords de défense précis, et toute action militaire devra correspondre au cadre fixé par une récente résolution de l’ONU.
Cette capture d’écran, tirée de vidéos publiées sur les réseaux sociaux les 7 et 8 mars 2026, montre un incendie qui s’est déclaré dans un dépôt pétrolier à Téhéran après des frappes américano-israéliennes.
AFP
Hydrocarbures, conflits, détroit d’Ormuz fermé : la guerre de 2026 confirme que le pétrole moyen-oriental est un vecteur de guerre.
Des Afghanes font la queue pour recevoir une aide alimentaire distribuée par une association caritative locale pendant le ramadan, à Ghazni, le 24 février 2026.
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Une fois encore, la Finlande arrive en tête du classement des pays les plus heureux au monde. Et si c’était le résultat d’une forme de sagesse locale, le sisu ?
Cette photographie officielle de la Maison-Blanche montre Donald Trump supervisant les étapes de l’opération « Epic Fury » contre l’Iran, depuis Mar-a-Lago, en Floride. Une imagerie soigneusement pensée pour illustrer le fait que le président, homme d’action (il ne porte pas de cravate et a devant lui deux téléphones par lesquels il envoie ses ordres), est seul décideur et comme illuminé par une force intérieure qui atteste qu’il a été élu par la Providence.
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La communication de Donald Trump, spécialement depuis le début de la guerre contre l’Iran, reprend à son compte plusieurs mythes essentiels de la psyché états-unienne.
La directrice du renseignement national états-unien Tulsi Gabbard et le directeur de la CIA John Ratcliffe s’apprêtent à témoigner devant la commission sénatoriale du renseignement sur les « menaces mondiales », au Capitole à Washington, DC, le 25 mars 2025.
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Malgré les tensions politiques transatlantiques, les services de renseignement continuent de coopérer étroitement, portés par des intérêts communs et une forte autonomie.
Le 12 mars 2026, à New York, les représentants des pays permanents et non permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, rassemblés autour de l’ambassadeur des États-Unis et président en exercice du Conseil, Mike Waltz (cravate rouge), votent lors d’une réunion visant à examiner des sanctions contre l’Iran à la suite de la résolution adoptée la veille par l’ONU, qui condamne les attaques de l’Iran contre plusieurs pays voisins.
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Une nouvelle fois, l’ONU et l’UE ne se font guère entendre dans une crise majeure. Le multilatéralisme n’est pas mort, mais il est très mal en point…
Dans cette station-service de Rohoznik, près de Bratislava, en Slovaquie, les clients sont invités par voie d’affiche à limiter leurs achats de carburant à moins de 50 litres, le 16 mars 2026. Certaines stations-service du pays ont commencé à restreindre les achats de carburant à la suite d’une forte hausse de la demande, les automobilistes se mettant de plus en plus à remplir des bidons pour constituer des réserves face à la flambée des prix.
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Le prix du pétrole a nettement augmenté depuis le début de la crise dans le golfe Persique. Même si elle a diversifié ses fournisseurs d’énergie, l’Europe demeure très vulnérable.
Les chercheurs ont analysé 133 pays côtiers afin de comprendre comment se répartissent les investissements portuaires chinois.
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Du canal de Panama au détroit de Malacca, les ports liés à des entreprises chinoises se multiplient le long des passages clés du commerce mondial. Et des routes les plus dangereuses…
Le 12 septembre 2010, la tenniswoman belge Kim Clijsters remporte l’US Open et célèbre sa victoire avec sa fille Jade, âgée de 2 ans.
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Même enceintes ou peu après avoir accouché, certaines sportives continuent d’exceller dans leur discipline. Mais derrière ces exploits, les « motherhood penalties » viennent freiner leurs carrières.
Ces Iraniens prient pour le retour de la pluie, au sanctuaire de Saleh, à Téhéran, le 14 novembre 2025. Les pénuries d’eau, déjà sensibles dans tout le pays avant le début de la guerre, risquent de s’aggraver dramatiquement à court terme.
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En Iran, des techniques anciennes ont longtemps permis de surmonter la rareté de l’eau. Mais l’urbanisation, l’industrialisation, la surexploitation des nappes phréatiques et la corruption ont provoqué une grave crise hydrique, aggravée par la guerre.
Delhi, Inde, 19 octobre 2024 : une épaisse mousse toxique recouvre le fleuve Yamuna, alors que la ville est couverte de smog.
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Farid Lamara, Agence Française de Développement (AFD)
Les droits humains et les droits de la nature sont deux chaînons manquants aux efforts de la communauté internationale pour parvenir à la réalisation des ODD.
Des ressortissants iraniens arrivent dans le nord-est de la Turquie après avoir passé la frontière à Razi-Kapikoy, près de Van, le 2 mars 2026. La Turquie, qui abrite déjà trois millions de Syriens sur son sol, craint un afflux massif de réfugiés en provenance d’Iran si la guerre continue longtemps.
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Membre de l’Otan, hostile à bien des égards à l’Iran qu’elle a longuement affronté par « proxys » interposés en Syrie, la Turquie ne souhaite pas pour autant une chute de la République islamique.
Les recettes fiscales mondiales perdues du fait du transfert de bénéfices sont passées de 9 à 10 % depuis 2015.
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En 2015, les pays de l’OCDE adoptaient un plan d’action (BEPS) contre l’érosion de la base et le transfert de bénéfices. Le BEPS a-t-il vraiment permis d’endiguer ces pratiques ?
Une photo diffusée par la chaîne de télévision d’État Islamic Republic of Iran Broadcasting News (IRIBNEWS), le 2 mars 2026, montre Alireza Arafi, juriste membre du Conseil des gardiens, lors de la deuxième réunion du Conseil de direction provisoire, à laquelle ont assisté le président iranien et le chef du pouvoir judiciaire, à Téhéran.
AFP
À la faveur de la guerre déclenchée le 28 février, les Gardiens de la révolution ont encore raffermi leur emprise sur un régime qui tient bon malgré l’élimination de plusieurs personnalités de premier plan.
Le 3 mars 2026, un passant examine des affiches électorales du Fidesz, parti de Viktor Orban : à gauche, une photo du président Zelensky et la légende « Ne laissez pas Zelensky rire le dernier » et à droite, un montage représentant Volodymyr Zelensky, Peter Magyar (leader de Tisza et principal adversaire d’Orban aux prochaines législatives) et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, avec pour commentaire : « Le risque, c’est eux ». Le Fidesz affirme qu’une victoire de Magyar jetterait la Hongrie dans la guerre en Ukraine sur ordre de Bruxelles.
Attila Kisbenedek/AFP
Au pouvoir depuis 16 ans, Viktor Orban pourrait bien perdre les législatives le 12 avril prochain. La victoire de Peter Magyar impliquerait un vrai tournant pour le pays.
Le système traditionnel d'interception des missiles (ici, un tir iranien le 12 mars dernier) souffre d'un déséquilibre : l'interception coûte beaucoup plus cher que l'attaque.
Iranian Revolutionary Guard Corps/AFP
Face à des attaques aériennes mêlant missiles, drones bon marché et salves massives, les systèmes de défense traditionnels atteignent leurs limites.
Les maires de Madrid, Manuela Carmena (à gauche), et de Barcelone, Ada Colau, assistent à la rencontre internationale des municipalités « Fearless Cities », organisée par la coalition de gauche Barcelone en commun, à Barcelone, le 9 juin 2017.
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Próspera, « ville-entreprise » au Honduras, attire des investisseurs étrangers par son modèle économique ultra-libéral. Mais le projet suscite bien des tensions.
La Cour pénale internationale, qui siège à La Haye (Pays-Bas), parvient encore à fonctionner partiellement, mais elle est affaiblie par le refus de nombreux États de mettre à exécution ses mandats d’arrêt. Les conséquences de cet affaiblissement pour la répression des crimes internationaux sont déjà très sensibles.
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La CPI est de plus en plus ignorée par de nombreux États, y compris ceux qui y ont adhéré. Le multilatéralisme judiciaire a-t-il vécu ?
Un drapeau du Hezbollah flotte depuis un balcon sur le village de Nabi Chit, à l’est du Liban, dans la vallée de la Bekaa, touché par une frappe d’Israël, le 7 mars 2026, faisant 41 morts.
Fadel Itani/AFP
Pierre Firode, Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay
Les milices chiites en Irak et le Hezbollah libanais, jusqu’ici largement aux ordres de Téhéran, pourraient s’en émanciper à la faveur des événements.
Donald Trump dans le bureau Ovale, le 3 mars 2026, devant un buste représentant Winston Churchill, pendant une entrevue avec le chancelier allemand Friedrich Merz, durant laquelle il a défavorablement comparé l’actuel premier ministre britannique Keir Starmer à son illustre prédécesseur.
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Pour Donald Trump, Keir Starmer n’est « pas un Churchill » ; mais Churchill aurait-il suivi aveuglément Washington en Iran ? Ce n’est pas certain.
Athlètes persans dans un zurkhaneh (gymnase traditionnel iranien).
Illustration issue de Gaspard Drouville, « Voyage en Perse fait en 1812 et 1813 », Librairie nationale et étrangère, Paris 1825. MAE, Bibliothèque, 31 A 13
Le sport a toujours été, en Iran, un univers s’étendant au-delà de la seule pratique athlétique, mobilisant une éthique personnelle et collective fondée sur la bravoure et le respect de l’adversaire.