En septembre 2026, juste avant le renouvellement d’un peu plus de la moitié des sièges au Sénat, le groupe Les Républicains (LR) représente à lui seul 37 % de la chambre haute. Si l’on élargit à la majorité de droite et du centre, le pourcentage atteint 65,5 %.
Sénat
Le 27 septembre 2026, 178 des 348 sièges du Sénat seront renouvelés. Le mode de scrutin avantage les communes de moins de 5 000 habitants. Mais ce déséquilibre territorial n’explique pas la domination de la droite dans l’Hémicycle.
Le président français Emmanuel Macron, le 26 juin 2018, lors de la cérémonie au cours de laquelle il a pris possession de la stalle de chanoine d’honneur de l’archibasilique Saint-Jean-de-Latran, cathédrale de l’évêque de Rome, le pape.
Alberto Pizzoli/AFP
Une tradition remontant à la monarchie confère aux présidents de la République française le titre de chanoine d’honneur de la basilique du Latran à Rome. Depuis 1957, la participation à cette cérémonie caractérise les présidents de droite, en rupture avec les principes de laïcité.
Le 25 juillet 2026, à São Paulo, Flávio Bolsonaro reçoit l’appui du président argentin Javier Milei durant un meeting.
Nelson Almeida/AFP
À l’approche de la présidentielle brésilienne, le duel Lula – Flávio Bolsonaro est marqué par une forte implication de leurs appuis respectifs au niveau international.
Jordan Bardella (à droite), président du Rassemblement national (RN), lors d’une réunion organisée par le Medef, à Paris, le 20 juin 2024. Il sera de nouveau reçu par l’organisation patronale, le lundi 20 avril 2026.
Julien de Rosa/AFP
Jordan Bardella est reçu au Medef, ce lundi 20 avril. Son souverainisme s’oppose aux principes mêmes du libéralisme, fondés sur le libre-échange et l’universalisme.
Le 16 mars 2026, José Antonio Kast lance officiellement la construction de tranchées visant à « endiguer l’immigration clandestine », devant un parterre de soldats du poste frontière avec le Pérou de Chacalluta.
Patricio Banda/AFP
Le nouveau président, José Antonio Kast, incarne une droite radicale portée par la demande d’ordre, avec un risque de dérive illibérale.
Martine Vassal, candidate LR à Marseille (Bouches-du-Rhône), a assumé les « valeurs [du] travail, [de la] famille, [de la] patrie », la devise pétainiste, lors d’un débat télévisé, le 19 février 2026.
Miguel Medina/AFP
Les Républicains conservent un solide ancrage municipal. Mais le parti est travaillé par des tensions, entre ralliements au centre, tentations de l’extrême droite et autonomie des élus locaux.
Le 18 mars 2008, Dick Cheney, alors vice-président des États-Unis, monte sur scène pour prononcer un discours devant les troupes stationnées sur la base aérienne de Balad, en Irak.
Paul J. Richards/AFP
Dick Cheney, sans être à proprement parler un néoconservateur, a été très proche de ce courant, aujourd’hui marginalisé par Donald Trump, pourtant lui aussi républicain.
La première ministre japonaise Sanae Takaichi assiste à une session de la commission budgétaire de la Chambre des conseillers à la Diète à Tokyo, le 12 novembre 2025.
Kazuhiro Nogi/AFP
Première femme à diriger le Japon, la très conservatrice Takaichi Sanae prend les rênes du pays au moment où celui-ci est confronté à de sérieuses difficultés économiques.
Vladimir Poutine, président de la Fédération de Russie, lors de ses vacances en Sibérie, en 2009.
Alexey Druzhinin/Ria Novosti/AFP
La désignation de l’opposante vénézuélienne constitue une sorte de victoire par procuration pour le président des États-Unis, à qui elle a dédié son prix.
Manifestation devant le bâtiment de l’Heritage Foundation, le 9 juin 2025, à Washington, DC.
Andrew Harnik/Getty Images/AFP
Le « Project 2025 », texte de 900 pages élaboré en 2023 par un think tank ultraconservateur, apparaît aujourd’hui comme la véritable feuille de route de Donald Trump.
Plusieurs centaines d’officiers supérieurs états-uniens ont été réunis au QG du corps des marines (Quantico, Virginie), le 30 septembre 2025, pour écouter les discours de Donald Trump et de son secrétaire à la guerre Pete Hegseth.
Jim Watson/AFP
Trump et Hegseth ont réuni leurs généraux pour « mettre fin aux dérives woke » et pour aligner l’armée sur leurs objectifs politiques – en vue de la déployer dans les villes états-uniennes.
Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une réunion avec les ministres des Affaires étrangères européens et arabes au ministère des Affaires étrangères à Paris, le 9 octobre 2025.
(Thomas Samson, Pool Photo via AP)
La France connaît sans doute sa plus grave crise institutionnelle depuis l’instauration, en 1958, de sa Constitution. Le président Emmanuel Macron n’est pas étranger à la situation.
L’activiste d’extrême droite britannique Tommy Robinson (au centre), de son vrai nom Stephen Yaxley-Lennon, défile avec ses partisans, dont la commentatrice d’extrême droite Katie Hopkins (au centre) et l’acteur et activiste de droite Laurence Fox (à gauche), dans le centre de Londres lors d’une marche pour la « liberté d’expression » sous le mot d’ordre « Unite the Kingdom » (« Rassembler le royaume »), le 13 septembre 2025.
Traduit avec DeepL.com (version gratuite)
Carlos Jasso/AFP
La floraison de drapeaux observée en Angleterre cet été et la grande manifestation nationaliste « Unite the Kingdom » du 13 septembre révèlent la croissance d’un sentiment national spécifiquement anglais.
La police nord-irlandaise fait face à des manifestants anti-immigration à Ballymena, le 11 juin 2025. Ces manifestations violentes ont fait d’importants dégâts matériels et de nombreux blessés parmi les personnes issues de l’immigration et les forces de l’ordre.
Paul Faith/AFP
En Corée du Sud, l’opposant démocrate Lee Jae-myung succède au conservateur Yoon Suk-yeol, destitué pour violation de la Constitution. L’élection a une nouvelle fois mis en évidence la profondeur des clivages qui traversent la société.
Le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure (ici, en avril 2025, dans une manifestation à Paris) a été réélu par les militants avec 50, 9 % des voix à l’issue d’un scrutin ouvert aux 40 000 adhérents.
Bertrand Guay/AFP
Réélu premier secrétaire du PS sur un fil, Olivier Faure veut rassembler la gauche et les écologistes à travers une primaire sans Jean-Luc Mélenchon.
Manifestation contre le « Projet 2025 » devant le siège de la fondation Heritage, l’un des principaux think tanks conservateurs aux États-Unis (Washington, DC, 16 mars 2025). Document politique de près de 900 pages, le projet vise à réformer drastiquement le gouvernement fédéral.
Bonnie Cash/AFP
Les think tanks conservateurs ont connu une profonde évolution depuis le début de l’émergence du phénomène Trump.
Le leader du parti d’extrême droite Chega, Andre Ventura, lors d’un meeting de campagne à Braga, dans le nord du Portugal, le 8 mai 2025, à l’approche des élections législatives.
Miguel Riopa/AFP
Le parti d’extrême droite Chega est désormais la deuxième force au Parlement, en embuscade derrière le centre droit au pouvoir.
Quelques jours avant le second tour qu’il allait remporter, Karol Nawrocki près de l’aéroport de Rzeszow-Jasionka, en Pologne, le 27 mai 2025. La CPAC vise à réunir les conservateurs du monde entier et se décrit comme un forum mondial qui rassemble « des dirigeants publics, des élus, des journalistes, des intellectuels et des citoyens attachés à la liberté, à la souveraineté nationale, à la responsabilité individuelle et à la tradition ».
Wojtek Radwanski/AFP
Bien que le président ait moins de pouvoirs que le premier ministre, la victoire du conservateur Karol Nawrocki ne sera pas sans conséquences, loin de là.