Articles on abstention
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La mobilisation électorale connaît une érosion régulière : l’attention portée sur la présidentielle ne doit pourtant pas éclipser le scrutin législatif qui pourrait bien créer la surprise.
Si les jeunes boudent plus souvent les urnes que leurs aînés, leur niveau d’abstention était particulièrement élevé ce 10 avril 2022. 4 électeurs de moins de 35 ans sur 10 n’auraient pas voté.
Le vote utile a ponctionné les voix des candidats les moins bien placés dans les estimations : une dynamique spectaculaire qui s’est accélérée lors du premier tour de l’élection de 2022.
De nombreux facteurs affectent la décision de voter ou pas à une élection. Selon le chercheur, cette décision est d’abord une question de motivation, d’intérêt pour la politique et un sens du devoir.
L’abstention n’est pas d’abord le signe d’un manque de civisme, elle est liée à l’évolution du sens du vote dans une société individualisée.
Pour lutter contre l’abstention, il convient sans doute de redynamiser les collectifs de travail, d’encourager l’action collective en entreprise et de limiter la précarité de l’emploi.
Dans les campagnes électorales, la catégorie « jeunesse » est souvent utilisée pour parler, non des enjeux de jeunesse, mais d’autre chose – l’État, la Nation, la citoyenneté…
Un modèle statistique estime le taux d’abstention lors du premier tour de la présidentielle 2022 entre 26,5 % et 29,3 % soit 4 points de plus qu'en 2017.
Le vote utile n'est pas un problème moral mais un problème social.
La multiplication des candidatures à gauche peut aussi s’expliquer par les différences sociologiques des « électorats » potentiels de chaque candidat.
Les géographies de l’abstention et du vote RN recoupent-elles toutes deux le concept de France périphérique ? Les résultats de l’analyse statistique montrent autre chose.
La reprise en main de Hongkong par Pékin a connu une nouvelle étape avec les élections législatives du 19 décembre dernier, malgré la défiance des Hongkongais, qui se sont massivement abstenus.
S'ils ont boudé les urnes lors des dernières élections, les 18-25 ans ne se désintéressent pas des enjeux politiques. Ils en redéfinissent plutôt les frontières, inventant de nouveaux modes d'action.
L’abstention aux élections nationales et locales n’est qu’un visage d’un désinvestissement plus profond de la vie publique, notamment dans le monde professionnel et syndical.
Les populations des territoires où le nombre de magasins locaux et l’offre de services diminuent publics tendent à moins se rendre aux urnes, relève une étude.
Alors que les leaders de partis et les candidats ont appelé durant toute la semaine à un sursaut démocratique, le second tour des régionales confirme au contraire toutes les tendances du premier.
Le taux d’abstention au second tour des élections régionales et départementales témoigne d’une crise de la démocratie qu’Emmanuel Macron ne peut ignorer.
Le risque épidémique semble être un argument bien insuffisant pour expliquer la hausse de l’abstention : en revanche les questions du genre et des inégalités sociales ont été sous-estimées.
Beaucoup de Français ont le sentiment qu'il ne sert à rien de voter dans un type d’élection où les différences entre les tendances politiques sont difficiles à décrypter.
Tout l’édifice électoral se décline exclusivement à partir de l’élection présidentielle : les autres scrutins se voient réduits à l’état d’annonces ou de répliques plus ou moins directes de celle-ci.



















