Péter Magyar prend un selfie avec un sympathisant, le 16 février 2026, lors d’un meeting électoral à Mezokovesd. Sa campagne a mis en évidence sa maîtrise des codes des réseaux sociaux et de communication de la jeunesse, ce qui a sans doute compté dans la large victoire de son parti aux législatives du 12 avril.
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La victoire du parti Tisza s’explique par une stratégie très efficace mêlant mobilisation de terrain, communication numérique moderne et récit fédérateur.
Le 13 avril, au lendemain de la victoire du parti Tisza de Peter Magyar (sur la photo à droite), des partisans du nouveau premier ministre manifestent à Budapest en brandissant un drapeau de l’Union européenne.
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Après sa victoire écrasante, Péter Magyar a annoncé sa volonté de restaurer l’État de droit et de rétablir une relation apaisée avec l’Union européenne.
Péter Magyar s’adresse aux médias à Budapest, en Hongrie, le 13 avril, après la victoire de son parti face à celui du premier ministre Viktor Orbán lors des élections législatives.
(Photo AP/Denes Erdos)
La victoire de TISZA en Hongrie marque un tournant politique majeur aux effets européens et géopolitiques encore incertains.
Le 3 mars 2026, un passant examine des affiches électorales du Fidesz, parti de Viktor Orban : à gauche, une photo du président Zelensky et la légende « Ne laissez pas Zelensky rire le dernier » et à droite, un montage représentant Volodymyr Zelensky, Peter Magyar (leader de Tisza et principal adversaire d’Orban aux prochaines législatives) et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, avec pour commentaire : « Le risque, c’est eux ». Le Fidesz affirme qu’une victoire de Magyar jetterait la Hongrie dans la guerre en Ukraine sur ordre de Bruxelles.
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Au pouvoir depuis 16 ans, Viktor Orban pourrait bien perdre les législatives le 12 avril prochain. La victoire de Peter Magyar impliquerait un vrai tournant pour le pays.
Trump ou Orban, sont-ils des autocrates ? Ils manipulent, intimident, affaiblissent les contre-pouvoirs, mais ils n’ont pas recours au meurtre ou à l’emprisonnement de leurs opposants.
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Les nouveaux autocrates utilisent les médias et la manipulation, plutôt que la répression et la violence, pour consolider leur pouvoir.
(De gauche à droite) Le vice-président du conseil italien Matteo Salvini, le premier ministre hongrois Viktor Orban, le chef du parti espagnol Vox Santiago Abascal, la présidente du groupe français RN Marine Le Pen et le président du Parti néerlandais pour la liberté Geert Wilders, lors du meeting « Make Europe Great Again » à Madrid, avec Elon Musk en invité de marque (8 février 2025).
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Souvent associé à l’extrême droite, le nationalisme peut aussi servir des projets progressistes. La spécificité du fascisme réside dans la réappropriation du nationalisme à des fins de domination et d’exclusion.
Viktor Orban, reçu ici par Donald Trump, dans sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride, le 12 juillet 2024.
Compte X de Viktor Orban @PM_VIKTORORBAN/AFP
Des années durant, le premier ministre hongrois est apparu comme un allié de Donald Trump, voire comme un modèle à suivre. Pour autant, les bonnes grâces du président américain ne lui sont pas assurées.
Peter Magyar sur scène lors de son gigantesque meeting à Budapest le 8 juin 2024, veille des élections européennes, où son nouveau parti s’imposera comme la première force d’opposition au Fidesz.
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Le parti de Viktor Orban est arrivé en tête aux européennes, mais avec un score décevant. Surtout, le scrutin a vu l’émergence d’une nouvelle formation d’opposition de premier plan…
L'avocat Peter Magyar (au centre) s'est imposé en quelques semaines comme un acteur de poids qui mobilise aujourd'hui les espoirs d'une bonne partie de l'opposition à Viktor Orban. Ici pendant une manifestation dénonçant la corruption du gouvernement, à Budapest, le 6 avril 2024. (Photo par Attila KISBENEDEK / AFP)
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Une grâce présidentielle accordée au complice d'un pédophile a provoqué un scandale, la démission de la ministre de la Justice et l’arrivée sur la scène politique de l’ex-mari de cette dernière.
En France, en Italie, au Portugal, en Autriche, en Belgique, en Espagne ou en Finlande, les formations d’extrême droite (ici Giorgia Meloni au Parlement européen) s’installent au cœur du jeu politique.
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La consolidation des mouvements d’extrême droite pourrait représenter un enjeu majeur des élections européennes de juin 2024.
Heinz-Christian Strache (à gauche), à l’époque vice-chancelier de l’Autriche et président du FPÖ, avec le premier ministre hongrois Viktor Orban à Budapest, le 6 mai 2019.
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Tandis que les 27 remettent en question la place de la Hongrie au sein de l’UE, le FPÖ autrichien, parti d’extrême droite, ne cesse d’afficher son soutien au gouvernement hongrois de Viktor Orban.
Singapour, archétype de la « démocratie illiibérale».
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Le concept de démocratie illibérale est couramment utilisé pour décrire des régimes qui seraient à la frontière entre démocratie et autoritarisme. Ce concept souffre pourtant d’incohérences majeures…
Giorgia Meloni (à gauche) accueillie par la présidente du Parlement européen, la Maltaise Roberta Metsola (Parti populaire européen, PPE), à Bruxelles, le 3 novembre 2022.
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Le premier ministre hongrois est de plus en plus isolé au sein de l’UE du fait de sa posture très compréhensive vis-à-vis de Vladimir Poutine.
Marine Le Pen et Viktor Orban assistent à une conférence de presse conjointe au monastère Carmelita, à Budapest, le 26 octobre 2021. Attila Kisbenedek/AFP.
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Inventé il y a une vingtaine d’années, le concept de démocratie illibérale a depuis fait florès dans plusieurs États européens… y compris bientôt en France ?
Andrej Babis, Viktor Orban, Eduard Heger et Mateusz Morawiecki, respectivement chefs de gouvernement tchèque, slovaque, hongrois et polonais, se serrent la main après une conférence de presse commune dans le cadre de leur organisation de coopération, le Groupe de Visegrad. Budapest, le 23 novembre 2021.
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André Liebich, Graduate Institute – Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID)
Derniers venus au sein de l’Union européenne, les ex-États satellites de l’URSS ont une relation tumultueuse avec l’Europe, sur fond de désaccord profond quant aux valeurs de l’Union.
L'équipe italienne en pleine euphorie collective.
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Surdéterminer les faits politiques et sociaux par les résultats footballistiques est un jeu qui permet d’évoquer de façon libératrice et jubilatoire des phénomènes sérieux.
Pendant une manifestation contre le projet de loi interdisant la promotion de l'homosexualité à Budapest, une manifestante brandit un montage représentant Viktor Orbán avec une écharpe arc-en-ciel. Malgré la mobilisation, la loi sera adoptée quelques jours plus tard par le Parlement hongrois.
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Thomas Szende, Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco)
La Hongrie de Viktor Orban vient d’adopter une loi s’attaquant à la communauté LGBT sous prétexte de lutter contre la pédophilie.
L'ancien président américain Donald Trump prend la parole lors d'une conférence à Orlando, en Floride, en février 2021. Les personnes qui, comme lui, présentent des traits narcissiques et psychopathiques ont un fort désir de domination et occupent de façon disproportionnée des postes de direction.
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Qui pourrait imaginer que Recep Tayyip Erdoğan, Viktor Orbán, Narendra Modi, Xi Jinping, Vladimir Poutine ou encore Jair Bolsonaro ont eu, sans le savoir, un même maître à penser : Jules César ?