Articles on référendum
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On assiste à la recherche d’une nouvelle forme de gouvernance permettant de créer un lien direct entre le niveau individuel et collectif en évinçant les formes intermédiaires de la démocratie par représentation.
Au-delà des 56,70 % des voix obtenues par le non à l’indépendance en Nouvelle-Calédonie, ce scrutin relance la réflexion quant au processus permettant la décolonisation d’une société.
La patrimonialisation de la culture kanak a pris sa source dans la réification d’éléments divers : art, artisanat, coutumes et savoirs précoloniaux.
Les autochtones néo-calédoniens luttent pour leur indépendance depuis la colonisation française, en 1853. A travers des chants de révolte, ils célèbrent les héros de la résistance et racontent les traumatismes passés.
La présence française apparaît désormais souhaitable aux yeux des États du Pacifique, notamment pour l’Australie, pour contrebalancer une Chine qui monte en puissance.
À quelques mois de la date butoir, l’impression dominante est que le Royaume-Uni souhaite quitter l’Union, sans vraiment vouloir la quitter.
Cela fait déjà longtemps que la ZAD a cessé d’être seulement un mode opératoire employé par les opposants au projet d’aéroport pour devenir la construction d’une autre réalité.
Le moment catalan donne l’occasion de prendre au sérieux l’hypothèse d’un tournant émotionnel dans les façons de faire de la politique et des politiques au sein des démocraties occidentales.
Deux légitimités s’affrontent dans ces expériences : celle d’un État, de l’ordre, de la légalité, et celle d’une nation minoritaire qui tente d’être reconnue et de se doter d’un État.
Ce n’est pas tant que le nationalisme espagnol soit condamné. Il doit, par contre, se réinventer, au bénéfice de tous les Espagnols et au premier chef, des Catalans.
La crise économique est passée par là : l’indépendantisme est l’expression catalane d’un profond mécontentement populaire qui traverse toute l’Espagne. Et le choc avec Madrid paraît inéluctable.
Dans cette partie du monde, chaque individu s’identifie d’abord par sa langue, par son ethnie ou par sa confession, tandis que la citoyenneté vient en second lieu.
L’Europe, qui est en ordre de bataille pour redevenir une ardente obligation, ne doit plus pouvoir servir d’exutoire aux populistes. Après l’élection d’Emmanuel Macron, l’heure est à la refondation.
Les Français aspirent à autre chose que cette alternative que les uns et les autres leur proposent avec opiniâtreté. Un grand débat public, ouvert et démocratique devrait avoir lieu.
Le chef de l’État turc sera-t-il assez patient pour attendre deux ans avant de jouir pleinement de cette débauche de prérogatives nouvelles ?
Notre sensibilité ne nous sauvera sans doute pas, mais nous savons que prendre soin de soi et se tenir solidaires sont aussi nécessaires que politiques.
Le résultat de dimanche est attendu avec impatience en Italie et en Europe. En cas de rejet, la période d’incertitude qui s’ouvrirait fait craindre le pire aux chancelleries et aux marchés financiers.
Tout le Royaume-Uni a voté pour le Brexit… Tout le Royaume-Uni ? Non ! Une moitié de la population résiste encore et toujours à la sortie de l’Europe.
Avant d’être le premier ministre du Brexit, David Cameron fut celui qui tenta de moderniser la société et la politique britanniques. Et poussa la démocratie participative vers les rives du populisme.
Theresa May vient de prendre les rênes du pays qui, depuis le Brexit, est entré dans une zone grise où l’ancien ordre est en train de mourir alors que le nouveau n’a pas encore émergé.



















