L’absence d’ovocytes fonctionnels constitue une cause fréquente d’infertilité féminine. Une solution pourrait-elle être de créer des ovules à partir d’autres cellules ?
Longtemps réservée aux couples composés d’un homme et d’une femme, l’assistance médicale à la procréation est désormais ouverte aussi aux couples de femmes ainsi qu’aux femmes célibataires dans le cadre d’une démarche individuelle.
Christoph Burgstedt/Shutterstock
En France, la loi de bioéthique interdit la procréation médicalement assistée (PMA ou AMP) post mortem, mais l’autorise pour les femmes seules. La Cour européenne des droits de l’homme pointe une incohérence.
Des travaux de recherche récents ont montré que, chez les femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques, un mécanisme bloque l’œstradiol, une hormone œstrogène essentielle à l’ovulation.
Jo Panuwat D/Shutterstock
Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) provoque anomalies du cycle menstruel et infertilités. Une étude s’intéresse à un mécanisme qui bloque l’œstradiol, une hormone essentielle à l’ovulation.
Expérimentale jusqu'en 2012, la congélation des ovocytes est aujourd'hui une technique maîtrisée et relativement répandue dans de nombreux pays, comme ici, au KL Fertility Centre de Kuala Lumpur, en Malaisie, lors d'une démonstration du processus pour la presse, en mai 2021. De nombreuses Singapouriennes se rendent dans ce centre médical pour congeler leurs gamètes afin de retarder leur choix de maternité, dans un pays où la carrière revêt une importance de premier plan pour le statut social des individus.
Sam Reeves/AFP
L’adoption du projet de loi bioéthique ouvre depuis le 29 juin la congélation des ovocytes à toutes les femmes. Une pratique qui ne s’inscrit pas toujours dans un projet de maternité.
La France s'interroge sur la possibilité d'autoriser les femmes à conserver leurs ovules pour augmenter leurs chances d'avoir un enfant, même tardivement.
Shutterstock
Plusieurs pays ont autorisé les femmes à conserver leurs ovules pour augmenter leurs chances d’avoir un enfant, même tardivement. En France, cette pratique est controversée.