- Professeur de droit public, Université de Lorraine
Les conservateurs, largement favoris des élections législatives britanniques du 12 décembre prochain, espèrent en tirer une majorité qui leur permettra de mener le Brexit à son terme.
Avec le nouveau Parlement, on se rapproche de la situation d’un Parlement national avec une majorité et une opposition : une majorité pro-européenne face à un ensemble de partis eurosceptiques.
Les chefs d’État et de gouvernement des Vingt-Sept ont opté pour une extension « flexible » jusqu’au 31 octobre 2019, qui s’articule autour de deux dates et repose sur deux principes fondamentaux.
Le Brexit représente une épreuve d’Hercule pour la démocratie britannique, qui doit vivre avec la concurrence de deux souverainetés : celle du Parlement et celle du peuple.
La pluie de critiques qui s’est abattue sur Theresa May depuis l’annonce de l’accord avec Bruxelles montre qu’à bien des égards le retrait de l’Union est quasi-impossible.
À quelques mois de la date butoir, l’impression dominante est que le Royaume-Uni souhaite quitter l’Union, sans vraiment vouloir la quitter.
En établissant ces nouvelles règles de protection des citoyens, l’UE peut ainsi évoluer de puissance normative vers une puissance stratégique.
Tous les sept ans, l'Union discute de ses orientations budgétaires sur le long terme. Un rendez-vous capital pour relancer l'Europe face à montée de l'euroscepticisme.
Pour surmonter les nombreuses fractures européennes et faire face au choc existentiel auquel est confrontée l’UE, une refondation ambitieuse est nécessaire.
Bien que du temps précieux ait été perdu lors de la première phase, les pourparlers sur la période de transition et le futur partenariat vont pouvoir débuter. Le plus difficile reste à venir.
Ce nouvel album est placé sous le signe des peuples, et de leurs stéréotypes spécifiques avec lesquels il est possible de jouer, si le lecteur procède à une lecture à plusieurs degrés.
L’UE apparaît impuissante face au recul systématique de la démocratie dans plusieurs États membres de l’Est. Non seulement ses valeurs sont niées, mais l’Union est atteinte dans ses fondements.
Statut des citoyens européens, règlement financier du divorce, nouvelles frontières de l’Union : les enjeux du retrait du Royaume-Uni sont nombreux, et épineux.
Le Royaume-Uni oscille entre atermoiements et procrastination, sans avoir réellement pris (ou voulu prendre) la mesure de la complexité de la négociation de sortie de l’UE.
L’Europe, qui est en ordre de bataille pour redevenir une ardente obligation, ne doit plus pouvoir servir d’exutoire aux populistes. Après l’élection d’Emmanuel Macron, l’heure est à la refondation.
Si l’Union veut continuer d’incarner l’idéal de paix et de prospérité de 1957, elle doit impérativement répondre aux préoccupations actuelles des Européens, tout spécialement celles de la jeunesse.
Brexit, en route pour le divorce !
Moustic the Audio Agency, CC BY81.3 MB (download)
Le 13 mars le Parlement britannique a donné le feu vert au Brexit. Yves Petit (U. Lorraine), Bastien Nivet (EM Léonard de Vinci) et Diana Cooper-Richet (UVSQ) décortiquent le dossier du divorce.
Initiée en février dernier, une action citoyenne tente de faire interdire l’herbicide de la firme américaine Monsanto. Elle a déjà recueilli près de 800 000 signatures.
L’Union manque singulièrement d’un leadership, d’un couple à la « Mitterrand-Kohl » proposant aux citoyens européens un grand dessein européen.
Le CETA signé entre l'UE et le Canada est apparu comme un nouvel avatar de la crise sans fin qu’affronte l’Union. Une crise de trop qui symbolise son affaiblissement extrême et rend urgent sa relance.
Le vote britannique a fait tomber plusieurs tabous au sein de l’UE. Un État peut donc quitter l’Union sans que celle-ci ne s’effondre. Elle doit toutefois penser d’urgence à sa refondation.
David Cameron se comporte comme un apprenti sorcier et fait preuve d’une rare inconscience, plongeant à la fois son pays et l’Union dans une incertitude extrême.
L’Union européenne a-t-elle les moyens - et la volonté - d’enrayer la spirale infernale de la baisse des prix des produits agricoles ?
Grâce à l’accord du 19 février, la construction européenne va se poursuivre, avec un Royaume-Uni en retrait. Mais le démantèlement de l’Union n’est pas loin.
Already over-indulged, Britain continues to demand special status in the EU. Is it worth it?
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