Prendre des décisions toujours plus vite et faire baisser la pile de dossiers : le quotidien des magistrats du parquet en France. (Ici, une salle d’audience au tribunal de Paris, le 10 mai 2021. Anne-Christine Poujoulat/AFP

Au parquet, l’urgence permanente : comment la course au chiffre transforme la justice

L’affaire Lyhanna met en lumière les limites d’une justice pénale soumise à la dictature du chiffre, où la pression à la productivité peut affaiblir l’examen des dossiers.
Les procureurs, nommés par décret du président de la République sur proposition du ministère de la justice, se préparent à assister à une audience officielle de la Cour de cassation, le 12 janvier 2024 à Paris. Dimitar Dilkoff/AFP

Indépendance du parquet : pourquoi une réforme est indispensable

La relance de la réforme sur la nomination des procureurs pose la question de l’indépendance réelle du parquet et de ses limites face au pouvoir exécutif.
L’ancien président français Nicolas Sarkozy, le 19 octobre 2022 à la Grande Mosquée de Paris, aux côtés de Gérald Darmanin, alors ministre de l’intérieur. Ludovic Marin/AFP

Nicolas Sarkozy interdit de contact avec Gérald Darmanin : l’indépendance de la justice renforcée ?

Nicolas Sarkozy, mis en liberté sous contrôle judiciaire, ne peut entrer en contact avec les personnes liées à l’enquête ni avec le ministre de la justice Gérald Darmanin, qui lui avait rendu visite en prison.
L’ancien président français Nicolas Sarkozy s’adresse à la presse après le verdict rendu dans le procès sur le financement libyen de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007, au tribunal de Paris, le 25 septembre 2025. La cour a ordonné que l’ancien chef de l’État soit placé en détention, le parquet national financier devant l’informer, le 13 octobre prochain, de la date précise à laquelle il sera incarcéré. Julien de Rosa/AFP

Nicolas Sarkozy condamné à une incarcération sans attendre son appel : pourquoi cette « exécution provisoire » est banale

En 2022, 55 % des peines d’emprisonnement ferme prononcées par le tribunal correctionnel ont ainsi été mises à exécution immédiatement.
Former French president Nicolas Sarkozy leaves the courthouse on 25 September 2025 after being sentenced to five years in jail for criminal conspiracy over attempts to raise campaign funds from Libya. AFP

Former French President Nicolas Sarkozy handed five‑year prison term for criminal conspiracy over Gaddafi money

Former French President Nicolas Sarkozy will be imprisoned. This decision illustrates the growing independence of the judiciary and the application of the principle of equality before the law.
Nicolas Sarkozy quitte le tribunal correctionnel de Paris le 25 septembre 2025 après avoir été condamné à cinq ans de réclusion avec mandat de dépôt à effet différé assorti d’une exécution provisoire. AFP

Nicolas Sarkozy incarcéré : une normalisation démocratique ?

Nicolas Sarkozy a été incarcéré à la prison de la Santé (Paris) après avoir été condamné pour association de malfaiteurs dans l’affaire du financement libyen. Cette décision illustre l’indépendance croissante de la justice et l’application du principe d’égalité devant la loi.
Emmanuel Macron face à un portrait de Charles de Gaulle à la mairie de Colombey-les-Deux-Églises, le 4 octobre 2018, pour les 60 ans de la Constitution de la Ve République. Vincent Kessler/AFP

Instabilité gouvernementale : faut‑il changer de Constitution ?

Critiquée depuis sa création, la Constitution de la Vᵉ République était censée assurer la stabilité de nos institutions. Mais depuis 2022, l’instabilité domine. Un changement de Constitution serait-il nécessaire ?
Le député LFI du Nord Ugo Bernalicis, qui a déposé le texte visant à « abroger le délit d’apologie du terrorisme du Code pénal ». De dos, Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale. Ludovic Marin/AFP

Faut‑il abroger le délit d’apologie du terrorisme ?

La proposition de loi LFI visant à retirer du Code pénal le délit d’apologie du terrorisme a suscité une polémique. Pourtant, le débat sur les abus judiciaires liés à cette loi n’est pas illégitime.
Une cour du Centre de rétention administrative de Vincennes (Val de Marne). Stéphane de Sakutin/AFP

Pour expulser les criminels étrangers, inutile de durcir la loi

Après le meurtre de Philippine, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau veut changer la loi pour expulser les étrangers en situation irrégulière. Une mesure utile ?
Le Conseil constitutionnel s’assure que les lois respectent nos droits et libertés fondamentales. En 2024, il a censuré 40 % de la loi immigration. Le Conseil constitutionnel

Les juridictions veillant au respect de l’État de droit privent‑elles le peuple de sa souveraineté ?

Des mécanismes assurent que le législateur ne puisse pas promulguer des lois contraires à la Constitution et à l’État de droit. Cela ampute-t-il le peuple de son pouvoir ? Analyse.
Le premier président de la cour d'appel de Paris, Jacques Boulard (au centre), s'entretient avec ses collègues magistrats lors d'une audience d'installation à la cour d'appel de Paris, le 26 septembre 2022. Christophe Archambault/AFP

« Gouvernés par les juges » ? Histoire et déconstruction d’un mythe

L’accusation faite aux tribunaux d’usurper la volonté du peuple en censurant l’action de leurs représentants est ancienne et son omniprésence médiatique ne faiblit pas.
Place Bellecour à Lyon, le 10 octobre, manifestation en soutien avec les citoyens israéliens attaqués par le Hamas le 7 octobre. Au 12 octobre, 17 Français dont quatre enfants étaient toujours considérés comme disparus. Jeff Pachoud/Lyon

Terrorisme ou crimes de guerre ?

La qualification de crimes de guerre apparaît préférable à celle de terrorisme en ce qu’elle permet de restituer aux faits toute leur gravité.
Rassemblement d'habitants à Annecy, dans le jardin où s'est déroulée une attaque au couteau contre des jeunes enfants et adultes le 10 juin. L'auteur des faits, Abdalmasih H, a été mis en cause pour tentatives d'assassinat et a été placé en détention. Jean-Phlippe Ksiazek/ AFP

Pourquoi l’attaque à Annecy n’a‑t‑elle pas été qualifiée de terroriste ?

La qualification d’attaque « terroriste » présente un caractère foncièrement subjectif et mérite d’être affiné au regard des diverses attaques récentes comme à Annecy.
Patrouille de policiers municipaux dans le quartier de La Duchère, à Lyon, le 15 juin à la suite d'une agression armée où deux jeunes ont trouvé la mort. Jean-Philippe Ksiazek/ AFP

Violence et police : un problème d’encadrement juridique

La question n’est pas de savoir si les forces de l’ordre commettent ou non des violences, mais si le cadre légal dans lequel ces violences sont exercées garantit leur légitimité dans une démocratie.
Le candidat Jean-Luc Mélenchon lors de son meeting à Marseille, le 27 mars 2022. Son parti, La France Insoumise, défend le changement de Constitution. Clément Mahoudeau / AFP

Changer de constitution pour changer de régime ?

La constitution actuelle ne saurait être la seule explication à la crise institutionnelle que traverse la France, mais elle en est l’une des plus déterminantes.
Si l’exécutif polonais actuel estime que le droit national doit s’imposer au droit de l’UE, c’est parce que ce dernier l’empêche de prendre totalement le contrôle du pouvoir judiciaire. Kenzo Tribouillard/AFP

Derrière la crise polono‑européenne, une vraie interrogation démocratique

La Pologne n’est pas la seule à remettre en cause la primauté du droit de l’UE sur le droit national. La France et l’Allemagne l’ont déjà fait par le passé. Mais les motivations diffèrent.
Des policiers se recueillent lors d'une cérémonie en hommage à Éric Masson, policier tué durant une opération anti-stupéfiants à Avignon, le 5 mai. Nicolas Tucat/AFP

Police : l’impasse de la surenchère répressive

Un cadre répressif encore plus rigoureux ne résoudra pas la crise de l’institution policière.
Equipe de police devant le tribunal de justice à Clichy, où se tient le procès de personnes mises en cause dans les attentats de janvier 2015. Thomas COEX / AFP

Quel bilan pour les mesures administratives de lutte contre le terrorisme ?

Alors qu’elles se caractérisent par un haut niveau d’arbitraire, les mesures administratives de lutte du terrorisme apparaissent inefficaces dans la répression de cette criminalité.

Contact Vincent for

  • General
  • Media request
  • Speaking request
  • Consulting / Advising
  • Research collaboration
  • Research supervision