Gouvernement indépendantiste sans indépendance, républicains sans République, unionistes sans union : telles sont les leçons de ce scrutin.
- Professeur en histoire contemporaine, Université de Lille - I-site
Par‑delà sa singularité catalane, les questions de fond que pose le catalanisme concernent tous les Espagnols d’un bout à l’autre de la péninsule.
Ce n’est pas tant que le nationalisme espagnol soit condamné. Il doit, par contre, se réinventer, au bénéfice de tous les Espagnols et au premier chef, des Catalans.
La crise économique est passée par là : l’indépendantisme est l’expression catalane d’un profond mécontentement populaire qui traverse toute l’Espagne. Et le choc avec Madrid paraît inéluctable.
Les partis contestataires ont échoué à renverser l’hégémonie des partis traditionnels : les Espagnols ont reculé devant la perspective d’un changement profond du paysage politique.
Avec le succès de Podemos et du parti de centre-droit Ciudadanos, le bipartisme a vécu en Espagne, plaçant les partis nationalistes, pourtant faibles numériquement, au centre du jeu politique.
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