Le candidat victorieux de la primaire socialiste devra rassembler un camp « social-écologique » morcelé, puis élargir son socle soit vers LFI, soit vers le centre. Une équation complexe.
- Maître de conférences, Université de Rouen Normandie
En 1972, le Parti socialiste promet le « droit de vote aux étrangers aux élections locales ». Il y renoncera en 1990. Dès la fin des années 1980, la pression exercée par la droite et l’extrême droite sur le thème de l’immigration place les socialistes en position défensive.
L’effondrement national du PS ne l’a pas empêché de résister au niveau local. Concurrencé, à gauche, par LFI et Les Écologistes, saura-t-il se maintenir aux municipales de 2026 ?
Le 5 juin, les militants socialistes désigneront Olivier Faure ou Nicolas Mayer-Rossignol comme premier secrétaire d’un PS profondément affaibli.
La perspective de la nomination d’un premier ministre venu d’une formation de gauche détachée, sinon hostile, au NFP, a progressivement gagné en crédibilité. Pourquoi ?
Divisée lors des européennes, la gauche peut-elle se rassembler en un front populaire ? En quoi cette union diffèrerait-elle des précédentes ? Quel type de négociations pourrait avoir lieu ?
Mise en suspens par le scrutin proportionnel européen, la question de l’union à gauche ne manquera pas d’être à nouveau posée par la perspective des scrutins nationaux – celui de 2027 en tête.
Le débat autour de la loi « immigration » donne à voir l’ampleur du chantier de refondation à gauche face à un véritable défi idéologique et organisationnel.
La social-démocratie fait son retour dans le débat public. Mais en 2023, elle semble être utilisée comme synonyme de « non-radicalité » et « capacité à gouverner » plus que comme un projet politique.
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